‹ Traité d'agriculture [microforme]Chapitre 5 sur 43 · BETTERAVE · texte numérisé non relu

BETTERAVE

DescriPTioN.—La Betterave est une plante bien commune et cultivée dans le pays, une rouge, qui est la plus estimée, une blanche très négligée, faute d’en connaître l’usage pour les bestiaux ; ces deux espèces seront l’objet de cet article.

La rouge est cultivée depuis fort longtemps, dans les Jardins potagers, pour la nourriture de l’homme, et la blanche en plein champ, depuis peu d’années pour la nourriture des animaux, on la nomme RA- CINE DE DISETTE, et Betterave champêtre.

CuzrTure.—Toutes deux demandent une terre légère, profonde et bien ameublie par des labours, ni trop sèche, ni trop humide.

Comme elles sont sensibles aux gelées, on ne doit les semer qu’en mai, lorsqu’elles sont passées.

On en met les graines dans des sillons espacés, dans les jardins d’un pied, et dans les champs d’un pied et demi, pour les sercler et renchausser à la | charrue, par un temps pluvieux, lorsqu'elles ont cinq à six feuilles ; après quoi il sera bon de leur donner | un ou deux binages pour en favoriser la grosseur, et les éclaircir en ôtant celles qui sont trop proches les unes des autres, et les replantant, où elles ont man-

ué.

. PRoPRIÉTÉS ET UsAGes.—Les feuilles de Beiterave se mangent, comme celles des épinards ; on peut les couper une couple de fois, avant les geléeset les donner aux bestiaux qui en sont très friands.

On mange les betteraves cuites et assaisonnées de

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diverses manières, surtout en salade, au vinaigre ; Jéur digestion est facile, les cultivateurs devraient en garnir leurs tables ; car elles fournissent un antidotte contre le lard, dont ils font usage toute l’année.

BLÉ-d'INDE.

Descriprion.—Le Blé-d’Inde, autrement dit le aïs, est une plante annuelle de l’Amérique méridionale, cultivée aujourd’hui universellement à cause de sa fécondité et de l’excellence de sa nourriture pour les hommes et les animaux.

La racine est pivotante ; sa tige est droite et s’éère à 5 et 6 pieds et rapporte communément, dans € Pays 2 et 3 épis. On en connait deux espèces, ’une précoce, appelée quarantaine, et l’autre de 3 t 4 mois. Sa couleur varie, il y en a de blanc, de ouge, de jaune et de bleu. Le meilleure est le blanc, en ce qu’il fournit plus de farine.

Cuzrure.—Toute terre lui convient, pourvu qu’elle soit profonde, bien travaillée et suffisamment imendée ; cependant il réussit bien dans celle qui st légère et humide.

On est généralement dans l’usage de donner deux abours aux terres destinées à recevoir une plantaion de blé-d’Inde, l’automne et le printemps.

Quoique plusieurs sément le blé-dinde dans des jetites foses, je conseillerai de le semer dans des illons espacés de deux pieds, afin de la renchausser la charrue, deux ou trois fois dans le cours de Pété, t aussi de le buter des deux côtés des sillons, pour

le soutenir contre les efforts du vent, qui le renverse quand on ne prend point cette précaution.

Avant de semer il sera bon de choisir de la bonne graine, de la faire tremper 24 heures dans l’eau légèrement salée : un enfant en suivant la charrue qui fait le sillon, jette les graines, dans le sillon, à 3 ou 4 pouces de distance ; et un autre les recouvre un rateau à la main, d’un pouce de terre bien ratelée.

Le premier renchaussage se fait quand le pied a six pouces de haut, le deuxième quand il a un pied et le troisième quand il ÿ a un pied et demi ou deux pieds, temps auquel la fleur commence à pousser.

On aura soin à chaque renchaussage de le buter, de l’éclaircir ét d’ôter les pousses qui se font au bas des tiges, que l’on donne à manger aux animaux qui les aimént beauconp. Es

La maturité du blé-d’Inde se connait au dépérissement ou dessication des feuilles, au déchiremént de enveloppe de lépi, 4 mois après les semailles. Alors on cueille les épis en cassant leur pédicule, on les porte dans un endroit abrité, pour les fairè sécher ; on doit les rémuér assez souvent pour que les enveleppes ne moisissent pas: quand les enveloppes sont bien desséchées, on les ôte, on garde les épis dans des greniers, tressés avec leur enveloppé, suspendus aux éntraits.

PROPRIÉTÉS ET UsAGEs.—Avant d'employer le blé-d’inde on l’égrène, on le pille, on èn moud lés graines. On sasse pour extraire la farine. Un tiers de cette farine mêlé avec deux tiers de farine dé froment fait de bon pain.

On fait avec la farine de blé-d’Inde d’excellente bouillie mêlée avec du lait. On lessive la graine et on en fait de la sagamité avec du lait ; on la fait uir avec du lard et onen met dans la soupe; en ft n mot c’est une excellente nourriture pour les | nommies.

Onen donne aux chevaux, aux cochons, aux olailles et autres animaox et la viande en reçoit un bon goût.

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