‹ Traité d'agriculture pratique [microforme] (volume 2)Chapitre 16 sur 80 · CLAVEAU, CLAVELEE, PESTE, PICOTTE · texte numérisé non relu

CLAVEAU, CLAVELEE, PESTE, PICOTTE

ALADIE bien à craindre ; elle fait des

ge) ravages plus considérables qu'aucune

autre ; elle a des effets aussi funestes

© 2G) sur les animaux que la picotte sur les

© hommes: on prétend même, que com-

03) me la picotte, elle ne s’attrappe qu'une fois, et qu’elle peut s’inoculer.

On conseille, pour arrêter les progrès de cette maladie d’assommer les premiers animaux qui en sont attaqués, et de les enterrer profondément avec‘leur peau, tant la contagion de cette épidémie est redoutable. Avant d’avoir recours à un moyen aussi violent, la prudence veut que l’on constate la maladie,

On distingue deux sortes de claveau, l’un benin et l’autre malin ; ce dernier est confluant, c'est-à-dire, que les boutons sont petite, abondants et serrés les uns contre les autres; les

symptômes en sont plus graves ; l’éruption est incomplète, les boutons s'applatissent, se desgèchent, noircissent, sans contenir de pus:

une morve épaisse découle des narines; la tête enfle, les yeux se ferment, la respiration devient pénible ; les animaux en reviennent rarement.

Au premier symptôme de la maladie on doit separer les bêtes qui en sont attaquées des autres ; on place des baquets plein d’eau, aiguigée de sel marin et de nitre dans laquelle on y jette quelques poignées de farine de féverolles, ou de recoupes, avec un mélange d'avoine, de

son gras, de soufre, afin de nourrir celles qui À

auront faim.

Si à la suite de la maladie, il survient des dépôts, le berger les ouvrira, lorsqu'ils seront À à maturité, et les pansera avec un mélange de }

térébenthine et de jaune d'œuf.

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