MAL ROUGE
rie ETTE maladie attaque tous les ans les
in bêtes à laine en Europe et comme elle } & FU) peut se communiquer ici, il sera bon de À Li la connaître pour remédier à ses rava- |
ges.
On s'en apperçoit à ia marche futé des | bêtes qui en sont atteintes, elles s'éloignent | du troupeau, en ne brouttant/que la pointe des |
herbes, reviennent à la bergerie le ventre plat,
l'air triste, les oreilles basses et la queue pen- | dante; si on les examine, on leur trouve l'œil |
terne, larmoyant et presque couvert ; le globe
et les vaisseaux qui s’y distribuent, les lèvres, | les gencives et la langue blanchâtres, ou livi- | des; les urines rares et coulant lentement; la #
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aption est nt, se desde pus; es; la tête on devient rarement.
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entre plat,
jueue pen- | ouve l'œil !
: le globe es lèvres, >s, ou liviement; la
tête est souvent gonflée ainsi que les jambes de devant ; elles cherchent l’ombre.
Quand le mal est dans sa force elles portent la tête basse, jusqu'a plonger le museau dans la terre : l'épine du dos se courbe; les quatre pieds se rapprochent ; les bêtes restent immobiles et meurent. Cette maladie dure de six à douze jours. |
Lorsque cette maladie est déclarée, on doit éssayer sur les bêtes qui ne sont pas désespérées quelques remèdes, comme plusieurs verres d’une décoction d’écorce moyenne de Sureau :
quelques jours après on remplacera cette dé-’
coction par une autre faite avec la sauge, l’hyssope ou toute autre plante aromatique, en y joignant un gros de sel de nitre, ou deux gros de sel marin par pinte d’eau. On aura soin de pe point exposer les bêtes malades au froid, ou à la pluie.