LA POURRITURE
FFECTE particulièrement les bêtes à laine, c'est une véritable cachexie.
Le tempérament mou et pituiteux des bêtes à laine est une des causes de leur disposition à la pourriture ; le régime
et l’intempérie des saisons en sont aussi des causes; pourquoi on doitéviter de les conduire dans des pâturages humides, marécageux et couverts de rosée.
On peut prévenir cette maladie en évitant les <auses qui y donnent lieu, c’est-à-dire qu'il faut éloigner les troupeaux des terrains humides ét marécageux, ne les conduire aux champs
|. que dans les beaux moments de la journée et
lorsque la rosée est dissipée ; les mettre à l'abri des pluies et des brouillards ; leur donner une nourriture saine, telle que dutrèfle, de la bonne paille, soit du froment, d'avoine ou de seigle, arrosées avec de l'eau dans laquelle on aura fait fondre du sel ; ne les abreuver que d'eau pure, éviter celles qui sont froides et dures ; les tenir proprement, enlever les fumiers et airer.
On leur donne un oniat de racine de gentiane pulvérisée, depuis un demi-gramme jusqu’à.
un décagramme, incorporé avec. suffisante quantité de miel, on ajoute quelques pincées. de sel, un ou deux grammes de carbonate de soude.
La pourriture des pieis.
Une autre maladie particulière aux moutons.
est la pourriture de leurs pieds, qu’on peut regarder comme analogue au panaris des hommes, et elle est contagieuse.
- Elle se divise en trois degrés: dans le premier les bêtes boitent peu, elles sont sans fièvre et conservent l'appétit. L'inspection du pied n'offre qu’un peu de rougeur à la réunion des doigts et un léger suintement autour du sabot, quelquefois même seulement de la chaleur.
Les brebis qui ont la maladie au second degré, boitent tout bas, ont de la fièvre, paraissent tristes, mangent mollement et souvent à genoux.
Lorsque la maladie est arrivé au troisième degré, la fièvre est continue, la tristesse et la maigreur des bêtes augmentent, elles se lèvent.
tre à l’ar donner fle, de la ne ou de quelle on uver que roides et s fumiers
gentiane > jusqu’à.
suffisante y pincées.
onate de.
moutons.
peut redes hom-
13 le presans fièection du a réunion autour du de la cha-
cond dee, paraissouvent. à
troisième esse et la
se lèvent.
avec difficulté, lexr laine tombe, des .dépôts purulens se forment sons le sabot, rongent la totalité de la chair, le font tomber, carient les os des pieds : la puanteur devient insupportable et l’animal meurt,
Si donc les brebis paraissent boiter on en examinera la cause, et dans le cas où !'on reconnaîtrait cette maladie, on les mettra à l'infirmerie ; on épongera le suintement sanieux, avec l’eau de Goulard, ou on y appliquera de la poudre de vitriol, de cuivre; on enveloppera le pied.
Dès que l’on aura découvert par des tâton-
nements le point où est l’abcès, on ouvrira le:
sabot, avec un canif, et on pansera avec de l'eau de Goulard, ou avec l'acide nitrique, ou muriatique affaibli. Il ne faut pas craindre de tailler dans le vif: tous les jours on fait un pansement.,
Quand la maladie est prise à temps, il est rare que cinq à six jours ne suffisent pas pour guérir l'animal ; mais comme cette maladie est sujette à de fréquents retours ilne faut pas
se presser de cesser le traitement ni de remet-.
tre l’animal dans le troupeau.
LA DIARRHEE
ST une maladie dans laquelle les matières fécales sont évacuées plus fréquemment que dens l’état naturel et sortent
Ci sous une forme liquide." La diarrhée qui survient aux moutons et en fait périr un grand nombre, provient d’une indigestion, d'une nourriture
| trop humide, peu. propre à rétablir les forces
de l'animal, ou gatée ou moisie, qui altère les sucs digestifs et débilite l'estomac.
Lorsque la diarrhée n’est point accompagnée de fièvre, de dégoût, de tranchées, ou d'autres accidents, on doit la regarder comme un bénéfice de la nature et ne pas s'empresser de l'arrêter. On la laissera donc durer trois à quatre jours; après quoi il faudra donner, de temps en temps, de l’eau de riz, ou bien, si on veut couper court, un gros de thériaque dans un demi-verre de bon vin.