FEVES
LP caonis les fèves soient communes en sont d’une grande utilité pour les hommes et les animaux; on en voit peu
fibreuses. Le fruit est une gousse coriace. On
en connaît plusieurs variétés et de différentes
Canada, il est à désirer qu'elles soient & dans les jardins et point en plein champ.
couleurs ; des blanches, des jaunes, des rouges,
plus généralement cultivées ; car elles e sont des plantes annuelles pivotantes et
© mêms des noires.
que l’on cul- !
nt on mange À procurer tout
Culture.
On distingue des fèves ordinaires, la fève de marais, dite gourgane, que l’on devrait cultiver en grand pour les animaux. Toutes de- ! mandent un sol substantiel, un peu frais et bien fumé, pas trop ameubli. Elles craignent les ge- | lées du printemps, en sorte qu’on ne doit les
semer que vers le dix de mai dans le district
de Québec, et par rayons espacés de douze à } quinze pouces, et chaque fève de trois à quatre pouces de distance les unes des autres.
Quand elles sont hautes de trois à quatre pouces ou doit les biner et butter, une ou deux fois par un temps humide, après quoi on les laisse tranquilles.
On les mange vertes dans le principe, avec | la gousse et mieux quand elles sont mûres; ce dont on s'aperçoit quand les fanes changent de couleur.
On les cueille en arrachant le pied, qu’on | laisse étendu sur la terre pendant quelques jours pour achever la dessication et la matu- | rité ; ensuite on bat au fléau celles qui sont & pour être semées.
Comme on peut tirer un double avantage de la fève de marais, parce que non-seulement lei fruit mais encore le feuillage sont excellents! pour les animaux et qu’elles ont l'avantage dei préparer les terres fortes ou argileuses pour les! semailles des céréales, on traitera particuliè-( rement de sa culture ici, quoiqu’elle appartienne spécialement à la grande culture, au cas que l’on veuille en faire l'épreuve.
On donne ordinairement deux läbours profonds, un l'automne et l’autre le printemps, là] où l’on en veut semer.
- Le mieux est de les semer dans des sillons ‘espacés de quinze à vingt pouces pour pouvoir les enterrer à la charrue, que deux enfants!
suivent, l’un pour y jeter les fèves à trois ouk ‘quatre pouces de distance et l’autre pour les couvrir avec un râteau. On les renchausse# ensuite une couple de foïs pendant la saison avec la charrue.
Quand on n’a en vue que d’en tirer du four-A rage, on les coupe la première fois lors de Laik floraison et une fois ou deux ensuite.
Si c'est pour engrais qu’on en sème, on le fl fait sur le terrain où l’on a coupé les premièresi céréales et aussi tard que possible on les en-#
rincipe, avec | nt mûres; ce changent de
le pied, qu’on | ant quelques n et la matu-|
iles qui sont à
> avantage de -seulement le >nt excellents l'avantage dei
euses pour les | ra particulie- 0
elle appartienure, au Cas que,
èrre par un labour, Sinon on les cueille, omme il est dit ci-dessus pour celles cultivées ans les jardins.
Proprietes et usages,
Les fèves soit vertes, soit mûres, fournissent ne bonne nourriture aux hommes et aux besaux.
On en fait de la purée, de la soupe et des cassées ; les animaux en sont friands. Onenaisse avec de la patée de fèves les volailles les veaux. On fait du café, avec la fève marais brûlée dans la poële et moulue en-
te. , LAITUE.
LLE renferme une vingtaine d'espèces, mais on ne fait usage que d’une espèce U5T et de ses variétés, comme aliment.
(© Culture.
c labours proà printemps, là
ns des sillonsl
8 pour pouvoir
deux enfants ves à trois ou ‘autre pour Îles es renchausse dant la saison
tirer du four- | fois lors de lat
uite.
on sème, on lef é les premières!
sible on les en-8
C'est une plante annuelle, connue et cultivée en Canada. On ia distingue pommée et non pommée, en verte, en blonde, romaine et en chicorée.
)n choisit un lieu bien abrité par un mur ou claies faites exprès. La terre où on doit emer doit être fine, bien terreautée et tralée ; ainsi préparée, on.y jette la graine à olée ou dans des sillons ; on recouvre un rateau ; on doit arroser, sarcler et ircir, quand il est nécessaire. On continue semer par intervalles, pour en avoir nt l'été, Mn peut en semer vers la mi-Août, que l’on e, avant les gelées, dans les caves, pour en ger l'hiver. Pour en avoir de bon prin- :
ps, on en sème sur couche chaude, où on : -
les repique ainsi qu'en plein air, quand les gelées ne sont plus à craindre.
Proprietes et usages.
La Laitue est narcotique ; elle rafraichit l'acrimonie des humeurs.
On la mange ordinairement en salade à l'huile et au vinaigre, ou avec de la crème douce et du vinaigre.
Les cultivateurs doivent en faire un usage fréquent et en donner abondamment à leurs engagés, pendant les chal- urs de la canicule.