PERSIL
ERSIL, plante bien connue et générale-
ment cultivée en Canada; on en voit | dans tous les jardins des villes et des campagnes. Il yen a deux variétés,
l’une le persil fin, et l'autre le frisé ; la
{ première a les folioles des feuilles
Culture.
Toutes sortes de terre conviennent au persil,
rateau en travail au
e l’époque découvre le plus grosses précaution ites jusqu'à rs jours de aut les lais-
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11 faut bêcher profondément la planche où on veut en semer et y mettre du terreau bien onsommé; on fait cette semence en tout emps pendant la belle saison, soit à la volée, soit en rayons ; on ne le couvre que d’un demipouce de terre bien ratelée.
La graine ne lève cu'au bout de quarante jours, à moins qu’on ne la fasse germer dans de eau tiède ; une fois levé, le persil demande à ètre sarclé et arrosé dans Le besoin.
On peut commencer à en faire usage aussiôt qu’il a cinq à six feuillés; il vaut mieux employer l’ongle pour détacher les feuilles que de les couper avec un couteau ; en coupant les iges avant la floraison on prolonge l'existence dn pied pendant deux et trois ans.
Pour en avoir l'hiver, on le sale avec les herbes potagères, ou on en fait sécher les feuilles que l’on met dans de l’eau tiède tremper quelques instarts, avant de s'en servir.
Proprietes et usages.
A Onfait grand cas de la racine de persil en médecine, ainsi que de ses feuilles et graines; on les regarde comme apéritives, résolutives, diaphorétiques, diurétiques et vulnéraires.
Le persil est d’un grand usage dans la cuisine ; il n’y a pas de sauces, de salades, de mets, à la préparation desquels il ne serve : ôter le persil d’entre les mains d’un cuisinier, ’est presque le mettre dans l'impossibilité d'exercer son métier avec succès.
En général les cultivateurs ont le tort de se priver d’une foule de condiments dont les propriétés sont salutaires et qui en même temps frelevent le goût des mets les plus simples en es rendant beaucoup plus acceptables,
ses, les tiges striées, rameuses ; les feuil-
les alternes, longuement pétiolées, en-
tières, lancéolées, luisantes et d'un
vert noirâtre; les fleurs blanchâtres,
longuement pédonculées, solitaires ; les fruits rouges, ovales, allongés, à pédoncules recourbés vers la terre.
Culture.
On doit semer la graine sur couche-chaude, en mars ou avril et lorsque les pieds ont trois ou quatre pouces de hauteur, on le repique vers le quinze de mai, en plein air, à douze ou dixhuit pouces de distance les uns des autres, sur une planche de terre bien ameublie et abondamment fumée, à une exposition chaude ; on
leur donne deux binages dans le cours de l'été.
SD 108 1 annuelle, il a les racines fibreu-
Proprietes et usages.
On cueille les fruits verts aussitôt qu'ils ont acquis une certaine grosseur pour les confire au vinaigre seul, ou avec des cornichons, des capres &c., on enfile les rouges l'automne, on les fait sécher, et on s’en sert au lieu de poivre, soit coupés par morceaux, soit monlus.
PIMPRENELLE, IMPRENELLE commune, elle a la graine vivace, une tige cylindrique, anguleuse,
rameuse : les feuilles alternes, pétio-
fc) lées, ailées, composées de quinze à dix-
sept folioles, pétiolées opposées, con-
diformes, dentées ; les fleurs, rougeûtres disposées en têtes ovales au sommet des tiges et des rameaux.
3 fibreules feuillées, enet d'un châtres, res ; les loncules
chaude, bnt trois que vers
ou dixtres, sur bt abonde; on ours de
u’ils ont 3 confire ons, des mne, on poivre,
a graine zuleuse,
pétioe à dix- »' <Onrougeämet des
Culture.
On la cultive dans les jardins pour assaisonwer les salades. On en fuit des bordures parce- ‘qu’elle pivote et soutient les terres des platesbandes, On la sème rarement sur planche, parce Que sa consommation pour la table est peu considérable ; cependant on la cultive en grand dans certains pays pour fourrage. Les feuilles sont meilleures quand on coupe les ! pieds souvent. On la multiplie par le déchirement des pieds.
Proprietes et usages.
Cette plante est aromatique, détersive, vulnéraire et apéritive ; on s’en sert en infusion ‘et en décoction; la plante pilée s'applique sur les plaies récentes ; réduite en poudre sèche, elle arrête, dit-on, les progrès des ulcères <chancreux.
L'expérience prouve que ses feuilles échauffent et fortifient l'estomac, qu’elles sont utiles dans la diarrhée par faiblesse d'estomac et des intestins; sa racine est préférable dans ces maladies,