‹ Traité d'agriculture pratique [microforme] (volume 3)Chapitre 26 sur 52 · POIS · texte numérisé non relu

POIS

E genre de plantes renferme quatre à cinq espèces, dont une et ses variétés

méritent la plus sérieuse attention, en raison de leur importance pour la nour-

riture des hommes et des animaux.

Le pois cultivé a les racines ananuelles, grêles, fibreuses, pivotantes ; les tiges herbacées, fistuleuses, angulaires; les feuilles alternes, pétiolées, ailées, à deux folioles ovales, opposées, entières, sessiles, à pétioles cylindriques terminées par une vrille à

trois filets ; les fleurs grandes portées plusieurs: ensemble sur de longs pédoncules axilaires ; les fruits de deux à trois pouces de long sur six à. huit lignes de large.

On les divise en pois en parchemin, dont la gousse est coriace et ne peut se manger, et en pois sans parchemin dont la gousse est tendre et mangeable. Ils se subdivisent encore en pois nains et en pois ramés, ainsi qu’en pois hôtifs et tardifs, dont la culture est différente. Les poids hâtifs se sèment, sur couches sourdes. en pleine terre et sous chassis, ou abrités de branches de sapins, aussitôt que la terre est découverte, pour fournir au luxe des gens riches.

Culture.

Toute espèce de terre convient aux pois ; mais les hâtifs prospèrent mieux dans une terre légère et sablonneuse, il leur faut des labours profonds et fréquents, des transports de

terre, du terreau bien consommé, des débris:

de végétaux, des immondices de rue longtemps exposées à l’air. La semence des premiers doit se faire, soit en touffes, soit en rangées près d’un mur exposé au midi et à l’abri des vents d’Est ; ils lèvent au bout de quinze jours ; il faut les abriter tant que l’on craint les gelées et ne les découvrir qu'après qu’elles sont passées; on les bine et on renchausse les pieds quinze jours après; on les pince à la troisième ou quatrième fleur pour arrêter la montée,

augmenter la grosseur des fruits et avancer la ,

maturité ; après quoi on sarcle et on renchausse; la récolte ne tarde pas à récompenser les

soins qu'on s’est donné, si le temps est favora-.

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La culture des pois hâtifs près des villes po-

ouleuses étant d'un grand profit, j'indiquerai

a manière de procéder.

Ceux qui ont des terrains sablonneux, près de ces villes, doivent aussitôt qu'ils sont dé-

couverts le printemps faire des sillons à la

harrue peu profonds, se faire suivre par deux enfants, dont l’un y jette des pois à environ trois ou quatre pouces de distance les uns des autres, et l'autre les recouvre légèrement de terre avec un râteau, parce que s'ils sont trop

enfouis ils pourrissent. On étend ensuite sur

le semis force boue des rues, ramassée de l’auytomne précédent ; on bine et renchausse les {pieds soit à la charrue, soit à la pioche, deux fou trois fois pendant la saison. La culture des

pois ramés diffère de celle des primeurs, en ce qu'ils demandent une terre moins légère et des arosements moins fréquents, et qu’on ne les bine et renchausse qu’une fois et qu’on se dispense de les arrêter.

La culture des pois en grand dans les champs sera traitée dans la seconde partie de

et ouvrage.

Proprietes et usages.

Les pois verts sont un aliment agréable et sain ; vieux, ils augmentent en qualité nutritive, mais deviennent de difficile digestion à moins qu'on ne leur enlève leur enveloppe, en les faisant passer à un moulin fait exprès,

tou qu'on ne les mange en purée.

Les habitants des villes et des campagnes

fici, en font une grande consommation pour eux

jet leurs animaux qui en sont friands.

1 Les habitants des campagnes finissent l'en- D

EL +1 Pa:

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grais des côchons avec des pois, pour affermir, disent-ils, le lard.

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