ASPERGE
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Culture.
11 faut se procurer de bonnes graines, les semer le printemps, par sillons. sur une planche de terre légère, que l’on fume bien, avec un terreau consommé. On fait les sillons à 4 pouces de distance et un de profondeur,que l’on couvre d'un coup de râteau: il ne faut pas semer trop épais.
La semence fuite, il faut avoir soin d'arroser,
| afin que la terre soit toujours fraîche, binée et 1 sarclée.
L'automne, on coupe les tiges, le printemps suivant, on enlève le pied pour faire une aspergerie, avec une fourche à dents plattes ; on le soulève avec attention et on le porte couvert à l'endroit que l’on a dù préparer d'avance.
Cette transplantation doit se faire le printemps, avant la végétation.
Les jardiniers de St. Denis et de Paris forment leurs aspergeries de la manière suivante : ils creusent des fossés larges de 18 pouces sur 8 de profondeur, ils bêchent le fond des fosses et ils y placent les plants en échiquier à 14 pouces de distance les uns des autres; l’œil de l’asperge doit être recouvert de 3 pouces de fumier comsommé. On n'en remet que trois ans après.
Cette aspergerie durera 8 à 10 ans. On en fait qui durent le double et même le triple de ce temps; mais elles sont trop dispendieuses pour être conseillées dans les campagnes.
Ces aspergeries n'exigent d’autres soins que d'être tenues propres, béchées le printemps et l'automne, binées et sarclées une ou deux fois l'été, enfin chargées et fumées tous les trois ans.
On doit couper les asperges, avec adresse | sans blesser le tronc.
| Proprietes.
| On vante les propriétés de l’asperge pour hi expulser les graviers; on en fait usage dans: | l'hydropisie et les maladies de foie : elle est mise . | au nombre des grandes racines apéritives : il | | || est certain qu’elle charge fortement les urines, | || une heure après qu’on en a mangé, et leur don- | || ne une odeur nauséabonde, que l’on corrige en ||} mettant dans les vases quelques gouttes de- | || térébenthine, alors elles exhalent une odeur de
violette.
| BETTERAVE, À betterave est une plante bien commune | | | et cultivée dans le pays. On distingue ! || la rouge sanguine;,qui est la plus estimée, | et la blanche disette très-négligée, faute: d'en connaître l’usage pour les bestiaux ; ces deux espèces seront l’objet de cet ar-
ro 0 ans
| ticle.
| La rouge est cultivée depuis fort longtemps dans les jardins potagers, pour la nourriture de: l'homme, et la blanche en plein champ, depuis peu d'années, pour la nourriture des animaux on la nomme RACINE DE DISETTE, et betterave champêtre.
Culture, Toutes deux demandent une terre légère,
profonde et bien ameublie par des labours, ni trop sèche, ni trop humide.
Comme elles sont sensibles aux gelées, on ne doit les semer qu’en mai, lorsqu'elles sont passées.
On en met les graines dans des sillons espa-