‹ Traité d'agriculture pratique [microforme] (volume 4)Chapitre 10 sur 24 · Les spatules pour lever les crêmes · texte numérisé non relu

Les spatules pour lever les crêmes

On aura attention de ne se point servir de ter” rines vernissées du pays, de s’en procurer de ferblanc, dont le fond n’excédera pas: six pouces, et quinze dans le haut.

Le soin de la laiterie sera confié à deux élèves pendant un mois, lesquels seront relevés le mois suivant pur deux autres, ainsi de’suite, à tour de rôle, afin que tous'soïent initiés dans les plus petits détails de l’éconamie rurale, et être juges des peines et soius, ainsi que des’ précautions que l’on doit prendre dans toutes ses branches.

LATRINES,— Généralement parlant, il y a peu de cultivateurs qui, dans ce: pays, connaiïssènt l’avantage que procurent les latrines ; s'ils le connais. saient, ils auraient tous des latrines, au lieu qu’on n’en: voit nulle part: cet avantage est le bon. engrain qu’elles: fournissent, et à bien peu de frais, œormidn on vale voir par le moyen que je propose,

Ce moyen consiste dans la construction d’une latrine, qui, pour une ferme ordinaire, consistera dans une fosse de quatre pieds quarrés et d’autent de profondeur, surmontée d’un petit bâtiment ds quatre pieds et demi quarrés, posé sur un cadre de bois, dant les poteaux de derrière auront neuf:pieds de haut, et ceux de devant sept, entouré de planches embouffetées, soit debout ou de travers en déclin ; on ouvrira sur le devant une purte de deux pieds et demi de large, et un guichet à. côté, po:6 sur des coulisses, garni d’une vitre ; sur le derrière et dans l’intérieur sera posée une large tablette rer. cée de deux lunettes, à une hauteur convenable, et on planchera le reste de l’appartemert avec des madriers de deux pouces d'épaisseur, ‘posés à ’oints quarrés, sans être cloués, afin de pouvoir les lever ques on voudra nettoyer la fosse, lorsqu'elle sera pleine. |

On jette dans cette fosse quatre à rinq pouces d'épaisseur de paille, que l’on pilote comme il feut ; au bout d’un mois, on fait un second lit de paille ; on continue ainei de mois en mois, jusqu'à ce que la fosse soit pleine ; aussitôt qu’elle l’est, on lève le plancher, et on porte son contenu dans une fosse d’un pied de profondeur, faite exprès, que l’on entremêle avec de la terre à fure et à rresure qu’on l’appurte,

On ne fait usage de ce composte qu’un an après son dépôt, temps qu’il lui faut pour fermenter ; si la fermentation ne s'établit d'elle même, on jettera de l’eau sur le tas pour l’exciter. |

Pour un collège il faudra au moins quatre ou six de ces latrines, et de cette dimension, placées de suite, sous un même toit, et assez éloignées du corps de logis, potr n'être pas incommodé de la mauvaise odeur qu’elles répandent.

“YH. Caariree. Des SeMaiLres.

Tout le monde convient que de la bonté des se. “mailles dépend la beauté des récoltes ; mais on n'est pas d’accord sur les moyens qui procurent ces belles récoltes ; cependent on se réunit sur un <point important, qui est de faire les semences le plutôt possible, afin de donner aux grains le tems de profiter. Les ‘unsveulent qu’on sème l’autamne, -les autres le printemps ; quelques-uns recommandent de semer épais, quelques autres clair ; ceux-ci -ne demandent qu’un labour, ceux-là deux et même trois ; chacun se dit fondé sur l’expérience, en sorte -qu’il est bien difficile de concilier tant d'opinions différentes ; aussi n’entreprendrai-je pas d’entrer -dans ces discussions, je me contenterai d'indiquer sur chaque esnèce de semaille de mode le plus généralement suivi, eu égard au climat et à la nature du sol.

FROMENT.—Ordinairement on sème les céréales sur deux labours, un d’automne et l’autre du printemps, dans les terres fortes comme dans les lé. gères. Ceux qui ont des engrais doivent les répandre sur le terrain avant de lahourer, et ne pas lea laisser trop longtems exposés à l'air avant de les enterrer par le labour, parce qu’ils perdent de leur qualité ; on ne doit point retarder, après le second labour, de semer, de crainte que la terre ne durcisse au point de ne pouvoir être convenable. ment émiettée par la herse. Plusieurs veulent que l’on sème sous la raie et d’autres après le her. sage ; ils peuvent avoir des raisons fondées sur l’ex. périence ou sur des circonstances particulières ; mais. en général il est mieux de semer après avoir passé la herse une ou deux fois, car le bled trop enterré pourrit, ou lève e1 tard, que sa maturité ert trop retardée pour être coupé avantageusement dans le même temps que celui qui a é'é moins en-

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terré par un simple hersage, aussitôt après la se. mence.

On doit être bien particulier sur le choix de la. plus belle semence et de la plus nette ; je ne saurais trop recommander de chauler toute espèce de grains avant de le semer ; le chaulage, au moyen de la chaux, détruit les germes de la carie et du charbon, dèux maladies qui n’existent dans le pays: que depuis quelques années, mais qui commencent à v causer de grands ravages.

Le chaulage consiste à. ire de l’eau blanche avec de la chaux, dans.une cuve ; d’avoir un panier dans lequel on met les grains, que l’on enfonce dans la. cuve ; on brasse les grains dans ie panier avec une palette de bois, jusqu’à ce qu’ils soient bien empiégnés, ensuite on les étend sur un drap pour les faire essorer, et on les seme aussitôt après.

Il y a plusieurs manières de répandre la semence sur la terre, mais comme celle que l’on suit en Canada est bonne, et qu’elle est encore usité en Eu. rope malgré les nouvelles. méthodes que l’on a essayées d’y introduire, j’engage les cultivateurs à s’y tenir ; j'ai vu des semeurs assez adroits pour semer avec une régularité étonnante, sans en répandre dans la raie qui sépare les planches,

Quand le grain est chaulé, on doit le semer plus. clair que lorsqu'il ne l’est pas, ce quiest une épargne, et lui donne un fort dégré de germination,

Deux minots de bled suffisent pour un arpent de terre en superficie, ainsi que trois minots d’avoine, de pois, ou de fêves ; quelques-uns mêines prétendent que la moitié de cette quantité donnerait une meilleure récolte dans des terrains d’une moyenne fertilité.

Les cultivateurs ont sans doute eu de bonnes iaisons pour aveir abandonné les semences de bied: et.de seigle, l’autumne, dans le distiict de Québec ;,

en sorte que je n’ose.les engager à faire de nouveaux essais, en ne semant que quelques planches de ces grains l’ancomne, le long de leurs haies ou clôtures, où il:8e rassemble le plus de neige, qui les préserve. . rait des gelées ; au reste, c’est ce que je pratique, avec succès, depuis plusieurs années dans mon jardin, où je conserve, pendaut les plus rudes hivers, . des oignons, des cives, des échalottes, des panais, des carottes, des sarsifis, des choux, du persil, du cerfeuil, &c. je ne doute :pas que Pon.en pourrait faire autant pour le froment et le seigle en plein champ, en les placant, comme je dis, le long des clôtures, où la neige s’accumule de bonne heure.

Le maitre-n’oubliera pas de faire exécuter ces labours, ces semences, ces hersages par des élèves, et d’en nommer un nombre suffisant pour curer,les . sillons qui séparent les planches, de la terre et des . grains qui y seront tombés, de les faire jetter de droite et de gauche sur les planches, et de faire suivre ces cureurs par d’autres jeunes gens qui, un rateau à la main, émiettent ia terre et couvrent le semis.

Quand les grains de toutes espèces auront acquis six à huit pouces de hauteur, il les fera sarcler par un essaim d'élèves, à la main, qui suivront les sil. lons qui séparent lesplanches, et pourront, si les planches n’excèdent pas quatre pieds, l’exécuter sans marcher sur les grains, de droite et de gauehe. . Setae.—le seigle est une des céréales assezbien connu dans ce pays pour me dispeuser d’en donner la description.

Il a des avantages qui l’ont rendu précieux aux yeux des cultivateurs, et l’ont fait adopter dès l'établissement de la colonie ; c’est lui qui, après Le fro= ment, donne la farine la plus propre à être convertie en pain ; il prospère dans des terres où ce der. nier ne peut croître ; il craint moins les gelées, et arrive plus promptement à maturité.

veaux de ces dtures, ser veatique, on jar hivers, panais, sil, du :

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qui, un rent le

acquis

Tous les .sols qui ne sont pas aquatiques fournis: sent des récoltes plus ou moins avantageuses de seigle ; en conséquence, on ne doit. lui consacrer que ceux qui ne sont pas propres au froment, comme pe qui sont arides, :sablonneux, crayeux, ou ar-

ileux.

. Tous les engrais.et amendements favorables à la production des autres céréales couviennent au seigle ; on. lui donne les mêmes labours, les mêmes façons et les mêmes soins que ceux qui sont indiqués ci-dessus pour la .culiure du froment, ainsi on y aura reconrs, et en les pratiquant, .on en sera récompénsé par d’abondantes récoîtes. *

Une chose que l’on 4e connait pas, ici, c’est qu’en semant du seigle dans ies premiers jours de juillet, temps auquel on ccnnait si le fourage sera abondant on non, 1} y peut suppléer abondamment, puisqu'on pourra le faucher une couple de fois avant les gelées, et qu’il n’en donnera pas ung récolte moins

abondante dans son temps.

On ‘emploie tent vingt livres de seigle, terme moyen pour semer un arpent ; on doit le couvrir bien peu ; un fagot d'épine, au lieu d’une herse, suffit pour l’enterrer,

Sa paille .sert à couvrir les bâtiments, à lier les bottes de froment, d’orge, d’avoine, et de foin, à attacher les arbrisseaux, comme les gadelliers, les gro seillers, &c. et à faire de la litière.

Ces grains servent à faire de la bierre et de l’eau. de-vie, à nourrir les hommes dans les potages et en bouillies, et les animaux en patées ou en grains.

OrGe.—L'orge est un graminée cultivé en Cunada depuis son établissement ; il n’y a guèrés de fermes où l’on n’en voie un petit champ.

Il yen a plusieurs variétés ; c’est aux cultivateurs à faire choix de la plus productive. Elles Viennent dans toutes sortes de terre, pourvü qu’elles

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ne soient pas complètement stériles, on trop marc.

cageuses ; mais elles prospèrent mieux dans celles qui sont légères et chaudes, et principalement dans les calcaires,

C'est de toutes les céréales celle qui manque le moins souvent, et qui müûrit la plus vite ; orge

semée en avril se coupe à la fin de juin ou au com-

mencement de juillet, et laisse un terrain sur lequel

on peut faire une seconde récolte de navets.

Quarante à cinquante livres d’orge suffisent pour un arpent de bonne terre ; on lui donne les mêmes façons, et on lui porte les mémes soins que ceux indiqués pour le froment. : *

On doit la couper peu après qu’elle a cessé de végéter ; c’est à-dire, quand elle devient blanche, et que son épi s’est recourbé ; cette opération doit se faire de grand matin, pendant la rosée, afin qu'il se perde moins de grain, et la lierle soir même du jour qu’on l’a éoupée, et l’engranger, le lendemain.

Sa paille n’est bonne qu’à faire de la litière ; c’est sous la forme de gruau, d’orge mondée et perlée, qu’il est le plus avantageux de manger ce grain; elle est plus nourrissante en grains pour les chevaux que l’avoine ; trempée et encore mieux mo:lue et fermentée, elle augmente considérablement le lait des vaches, engraisse les bœufs, les cochons et les volailles, avec une incroyable rapidité, et leur donne une graisse de la meilleure nature ; mais le grand emploi de l’orge est dans la fabrication de la bierre.

AvoiNE.—L’Avoine est un de ces graminées qui a été cultivé en Canada depuis sa découverte ; il y eu aune infinité d'espèces ou de variétés ; c’est aux cultivateurs à faire choix de ceile qui convient le mieux à leur sol ; elle intéresse essentiellemerit ‘les habitans des parties septentrionales de l’Europe ‘et de l'Amérique, puisqu'elle leur fournit la nourtt-

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*essé de anche, on doit fin qu'il ême du demain.

re ; c’est | perlée, grain; les che- IX MO:blement cochons , et leur mais le on de la

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ture ti moyen de ses graines, et celles de leurs animaux, au inoyen de la paille. |

L’Avoine demande un terrain substantiel et frais ; n’exige qu’un labour lorsqu'elle est semée sur un

: chaume de froment ; on ne la fume point dans ce

cas, ni lorsqu'on la sème ‘sur des jachères ou des prés; du reste elle veut les mêmes façons et les mêmes soins que les autres céréales, sans cmettre le chaulage. | |

On doit commencer les semences par cette plante, car elle a une végétation-lente et longue, et les premières seméeës sont toujours les plus belles.

On la coupe, soit à la‘faux, soit à la faucille ; si

‘c'est à la faux,’ elle forme des ondins, et à la faucille des javelles. : ”: ” |

Les graines d’avoine sont un aliment pour les

‘hommes: et les bestiaux ; la farine sert à faire des

gruaux, des crêmes et des gateaux qui ne sont pas sars délicatesse. Dans le Jura, on en fait des boulettes de la grosseur du poing, que l’on fait sécher complètement au four, que l’on peut conserver un an dans un endroit sec, pour en faire des potages en les écrasant avec un marteau ; mais la plus grande consommation est par les quadrupèdes et les volatiles. |

Il ne sera pas hors de propos de citer ici une expérience de Monsieur de Dael, qui en sema sur l'herbe d’une prairie basse, et la recouvrit d’un demi

pouce de terre ; il obtint une superbe récolte, et

celle de la prairie le fut également l’année suivante: ce serait un bon moyen de raviver les vieilles prai-

‘ries. j

SARRASIN.—Le Sarrasin, ou bled noir, est une plante annuelle, qui a la tige droite, cylindrique, ra-

“nieuse, lisse, charnue, rougeâtre, haute d’environ ‘ceux pieds; les feuilles alternes, en cœur, d’un

vert clair, les inférieures pétiolé®s, et les sunéricüres

Te

sessilles ; les fleurs réunies en-bouquets aux extré. Mmités des rameaux.

Cette. plante. affre, des avantages précieux sons ‘Plusieurs rapports, dont. les principaux sont l’abon-

: dance de:ses graines, la rapidité de sa. croissance, da propriété de réussr.dans les :sols les plus aridcs, et de servir à les améliorer lorsqu'on l’enterre pen.

: dant sa floraison.

Comme elle craint les gelées, on ne doit en. Ca-

.nada le -semer. que: vers le:dix. de-.mai, . bien ; clair quand le but est una récolte de. graines, mais.épais quand c'est pour nettoyer un;:champ. de mauvaises

: herbes, ou pour l'engraisser.

On le sème en: général. .sur un: seul labour à la

volée ; cependant comme il gagne beaucoup à être -biné et butté, jemonseillerai. de:le semer en-sillons “assez eapacés pour lui,donner.ces:façons à Ja charrue; un-bon:bersage et un bon roulage concourent infiniment au succès du semis,

Je:recormmande de le semer-sur les terres qui ont produit. de l'orge et du seigle, aussitôt après qu'ils

. ont'été :coupés, parce qu’il aura encore le .tems de

fleurir avant les gelées, et, qu’enterré, il améliorera tellement. ces terres, qu’elles donneront une: bonne récolte l’année suivante, sans aut e engrais.

: - Je ne connais, dit Rozier, aucune plante qui fourmisse un meilleur engrais que le Sarrasin, et qui se -réduise plus vite en.terreau.

Les cultivateurs qui manquent d'engrais devraient donc l’employer comme je l'indique.

La farine du. Sarrusin fait de bonnes bouillies, d'excellentes crêpes, et des galettes fort nourris: sartes ; dans plusieurs pays on en donne la graine aux chevaux au. lieu: d'avoine; on engraisse les bœæuts, les cochons, les moutons et les volailles, avec ses graines ; ses fanes sont employées avantageuse. méult. à faire de la potasse,

courent

qui ont ès qu'ils tems de éliorera >. bonne

qui fourt qui se

evraient

ouillies, nourris:

a graine isse les les, avec age uses

Maïs.—Le mais. ou bled-d'inde est originaire de: l'Anérique du Sud, et avait passé. de là dans celle. du nord. Cette plante était. cultivée en, Canada, avant sa découverte ; Jes sauvages étaient dans l’usage d’en emporter dans un petit sac, de grillé et de . concassé,. y mêlaient un veu de sucre, en jettaient . quelques pincées dana de l’eau, l’avalaient, .ce qui. . leur servait d’aliment et de boisson, quand, dans. leurs incursions, ils se trouvaient privés. desres- . sources de la pêche et de la chasse.

Cette plante est de la famille des graminées, Sa racine est .pivotante, sa tige est droite et solide, elle . s'élève. à cinq et six. pieds, elle porte, terme moyen, deux épis, dont quelques-uns ont jusqu’à douze rangées de trente-six grains, ce qui fait monter. le produit d’un seul grain à sept cent quatre-vingt-quatres ce produit extraordinaire en a fuit adopter, la culture dans toutes les parties du monde,

On le distingue par la eouleur des grains, dont . les uns sont blancs, d’autres jaunes, quelques-uns rouges, bleux, et enfin des marbrés; les uns plus hâtifs que les autres, que l’on a nommés quarantains..

C'est à l’estimable et savant Parmentier qu’on doit le premier.écrit régulier sur la culture de cette précieuse plante, qui se réduit à ceci : —

Toute terre, dit-1l, lui convient, pourvu qu’elle soit profonde, bien travaillée et suffisamment amendée ; cependant il réussit mieux dans celles qui est légère . et humide ;commeil épuise promptement le terrain il est bon d’en changer tous les ans et de ne l'y resèmer que quatre ans au moins après.:

IL exige deux labours, nn l'automne et l’autre le pie tems auquel on doit le semer, avec du umier bien consommé. .

La manière la plus-sumple de faire ce semis est , à lacharrue qui tiace un profond sillon, un jeune. homme la suit, s’agenouille et jette dans la raie qua

tre à six grains, se relève, fait : uh:paët s’agenouille au second et jette encore quatre:àsix'qutres grains, et ainsi de suite jusqu’au bout dé:l#*fhanche., Il tour. ne et suit toujours la charrue: et'ébniinué à semer de la même manière, un jeune homme:le ‘suit un rateau à la main qui recouvre les grains d'un pouce et demi de terre seulement. Quand le plant à cinq à six pouces de haut,on le bine et renchausse sur le travers avec une charrue à deux oreilles, qui renchausse deux rangs à la fois, Sile semis a été fait régulière ment,quelques jeunes gens doivent suivre la charrue, avec des bêches, pour battre la terre et l’affermir au tour des plants ét entever les mauvaises herbes, Le second binage et buttage se fait quand il a un pied de haut, de la mêine manière, et le troisième lors de la floraison ; on ne doit pas oublier d’extirper les pousses autuur des pieds,

La maturité du-maiïs se reconnait à la dessiccation dela plus'grande partie de ses feuilles, et au déchirement deia plus grande partie des enveloppes de l’épi; il ne faut pas se presser d’arracher lee pieds. Si on est forcé de le faire, par les gelées, avant leur entière maturité, il faudra fair sécher les épis au four, pour les conserver jusqu’à ce qu’on en fasse usage.

a culture du maïs, comme fourage, est très-avantageuse quand on sait la diriger convenablement, pourquoi je l’indiquerai succinctement.

Dans leur jpunesse, les feuilles, et surtout les . tiges, contiennent une si grande quantité de mucilige sucré, que les hommes ont du plaisir à les sucer, et qu'on en peut retirer du véritable sucre par les procédés emplovés pour la canne ; aussi les animaux herbivc'es les aiment-1ls avec passion ; leur usage habituel fes engraisse promptement, et donne un excellent goût à leur chair.

On en duit semer exprès dans cette vue, et le faire

ouilTe

rains, tour.

seiner un ruuce et qàsix travers hausse rulièreharrue, mir au

les sucre par

le faire

eur un terrain à saone produit une récolte prsvonee comme de seigle et d’orge ; pourvû qu’on le sème avant le pros de juillet, on obtiendra une-récolte de ce précieux fourage, qui payera amplement la peine qu’on se sera donnée ; dans ce cas on fait le semis sur un seul labour ; on répand huit minots de graines à la volée par arpent ; on coupe les pieds au moment où les panicules de fleurs mâles sortent de leurs enveloppes, quelquefois plutôt ou plus tard, selon les cunvenances ; Îe maïs ainsi coupé se sèche comme le foin, excepté qu’il lui faut plus de temps ; ce fourage se conserve bou pendant deux ou trois ans ; peu de plantes en fournissent d’avantage sur la même étendue de terre ; les tiges trop dures s’écrasent avec un marteau au moment de la consommation.

On rôtit les épis à un feu c'air avant leur matu-. rité, et les grains sont très agréables à manger.

Quand le maïs cultivé pour le grain est arrivé au degré convenable de maturité, on cueille les épis en cassant leur pédoncule ; on les porte dans un endroit couvert pour les faire sécher ; il faut les remuer assez souvent pour que les enveloppes ne moisissent pas ; lorsque les épis sont secs, on les tresse avec une partie de leurs enveloppes, et on les suspend en tresses aux entraits dans le grenier de la maison jusqu’à ce qu’on les emploie.

On égraine le maïs pour le porter au moulin, où il est réduit en farine, qui, mêlée avec deux tiers de celle de froment, fait d’excellent pain ; cette farine fait de bonnes bouïllies et de la potée pour engrais. ser les veaux et les volailles.

On en donne les grains aux chevaux et autres animaux, entiers ou concagsés.

On lessive les grains, et on en fait avec du lait ua mets fort nourrissant, qu’on nomme sagamité; ainsi préparés, ils donnent un bon goût à la soupe,

Onfait une bierre pétillante comme 1e éhunrpa

e avec sa farine, que l’on met fomenter dans de

eau avec an peu de levain.

On peut facilement jnger de l'importance de ce initie par les avantages qu’il procure, et que jai

étaillés minutieusement, avec d’autañt plus de “rt que j'espère par là en voir augmenter la cul. üre dans ce pays.

TortnNamsour.— Cette plante n’est cultivée en Canada que par quelques curienx; mais comme élle mérite d’être connue et cultivée plus générale. ment pour ses produits, je vais la faire counaître, et indiquer la manière de la cultiver en grand.

C’est une plante vivace et tubereuse, qui peut de. venir un grand moyen de richesse ; elle brave les gelées, elle s'élève à cinq et six pieds, a des feuilles

e huit à dix pouces de long, et produit des tubercules de la grosseur du poing, et souvint longues de six pouces, qui servent à nourrir les hommes et les unimaux.

Elle a un avantage décidé sur la patate, en ce qu’elle peut réster en terre tout l’hiver, et fournit au printemps une nourriture saine aux'hommeés et aux bestiaux, qui manquent ordinairement d’une nourriture ‘verte dans une saïson où ils en ont le plus de besoin.

Quoique les terrains frais ét gras paraissent les plus favorables au topinambour, cependant il pros. père pareillement dans ceux qui sont secs et légers.

Lorsqu'on veut cultiver régulièrement le topinambour, il faut labourer profondément, y enterrer . les petits tubercules, ou des morceaux des gros, à uün'pied de distance en tous sens, et à cinq ou six pouces de profondeur, vers les premiers jours de mai ; lorsque le plant a un pied de haut, on le bine ét on le butte avec'une petite charrue à deux oreilles ; on réitère cette opération à le fin dol'été.

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peut de.

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te, en ce st fournit mmés et nt d’une on ont le

isscnt les | il prost légers.

le topienterrer es gros, À nq ou Six jours de n le bine deux 0° le l'été.

La partie de la tige du topinambour qu'on recou. vre duns le binage et buttage prendra en peu de jours, si la pluie favorise sa croissance, et les tiges couchées en terre en font autant,

Un moyen d'utiliser le topinambour est de le planter en rangées pour fournir des abris contre les audeurs du soleil du midi, aux plantes qui ne peuyent en supporter l'excès.

Les tiges degséchées servent à chauffer le four, à. faire bouillir la marmite, à ramer les pois et les fèves, et enfia à faire de la patasse.

. La saveur du topinambour approche beaucoup de eelle de l’artichaut ; on le mange. cuit à l’eau, à l'huile, et au vinaigre ; on en fait des baignets, on en aouvre la viande des patées, &c. &ec.

Toutes ces considérations doivent engager les habitants du pays à cultiver en grand unc plante ai précieuse, surtout ceux qui ont beaucoup de vaches et de moutons,

Pois. —Le pois cultivé des champs ne diff e de eeux des jardins qu'en ce qu’il est plus petit et ne porte qu’une fleur. Comme les pois en général sont cultivés de tems immémorial, ils ont donné. un grand nombre de variétés ; on les divise en pois à parchemin, et sans parchemin ; les premiers se subdivisent en pois nains et en pois ramés, aussi en pois hâtifs et tardifs ; comme on a traité de la culture des pois hâtifs de jardins dans la première parte de cet ouvrage, nous nous bornecans, dans cette seconde partie, à ceux tardifs des champs.

Ces pois se sèment le printemps, sur deux labours, dès que les fortes gelées ne sont plus à craindre, vers le dix de mai, à la volée et un peu clair,et on les here se aussitôt ; on les sème aussi en rangées, pour pouvoir les biner, avec la charrue, opération qui est toujours utile, et qu'Arthur Young, célèbre agronome anglais,recommande fortement ; on les sème souvent

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avec de l'avoine et du seigle pour couper en vert ‘et faire du fourage, ou pour l‘enterrer et servir d‘en- ‘grais.

Lee fourage qui en résulte est excellent, améliore la paille avec laquelle la fane des pais est mêlée ; l‘engrais qu‘il fournit équivaut à une de mi-fumure.

Les cultivateurs, dans ce pays, où le foin est sujet à manquer seraient blamables de n‘enpas sc. mer, tous les ans, une certaine quantité.

Comme la formation de la graine des pois evmsomme beaucoup des principes nutritif du sol, il convient, lorsqu'on veut faire succéder une récolte de froment, ou en faire du fourage, ou de l‘engrais, de les faucher, avant leur complète floraison.

Quand on cultive les pois pour la nourriture des hommes et des animaux, on les laisse parvenir à leur maturité ; alors on les enlève avec la faucille, ce qu’on appelle crocheter ; on les bat au fléau comme le bled, lorsqu'ils sont assez desséchés pour que les -cosse s’ouvrent facilement, et on les vanne.

Tous les animaux paturants les aiment, avec pas- ‘sion ; its les engraissent mieux peut-être qu'aucun autre grain, principalement les bœufs et les cochons.

Les habitants du pays en consomment eux-mêmes ‘une grande quantité dans leur soupe, avec du lard, en gras, et les jours maigres en purée, avec force herbes salées. ;

La fane des‘pois étant très longue, est plus propre à la nourriture des chevaux qu’à celle des bœufs et “des moutons, à moins qu’elle ne soit hachée, ce qui ‘serait très bon de faire.

Fuves.—Comme jai donné la description de ‘cette plante dans la première partie du présent trai- ‘té, et Len al désigné les variétés, je ne parlerai que de celles que je désire voir cultivées dans les champs

‘du Canada, où on en voit si peu, quoiqu’elles soient

foin est pas sc

sol, il » récolte ‘engrais,

arvenir à faucille, u comme r que les

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Ix-mêmes du lard, force her-

us propre bœufs et è, ce qui

ption de ésent tral:

rlerai que es champs les soient

d'une importance majeure dans les années de disette de bled.

C’est en plein champ que la culture des fèves procure les plus grands avantages ; non seulement elles fournissent leurs graines pour la nourriture des hommes, mais encore leur fane donne un fourage copieux pour les animaux, et un excellent engrais aux terres ; ce n’est pas tout : le principal avantage, c'est qu’elles préparent les terres argileuses pour les semences des céréales. R

Ce sont exclusivement les terres argileuses, un peu humides, c’est-à-dire, les terres froides propres au froment, qui conviennent à la culture des fèves. Elles assurent l’abondance et la beauté des froments semés sur le terrain où on a récolté des fèves l’annéa précédente ; elles procurent un revenu aux terres que l’on a coutume de laisser en jachères dans ce

ays.

: On ne doit pas craindre de multiplier cette culture, car l’emploi des fèves n’a point de bornes ; elles sont une excellente nourriture pour les hom: mes, et pour tous les animaux domestiques ; elles valent beaucoup mieux que d’autres graines pour engraisser les bœufs, les cochons, les dindes, les oies, les chapons, &c. ; elles augmentent considérablement le lait des vaches, et le 1endent d’une excellerite qualité. |

On donne ordinairement deux labours profonds aux champs qu’on destine à recevoir des fèves. On fume avant le second labour ; on sème en rangées espacées suffisamment pour qu’on puisse biner ét renchausser a la charrue : opération que l’on duit répéter deux fois au moins pendant l'été. On fait suivre la charrne par des enfants, dont les uns jettent les graines dans la raie, et les autres les couvrentde terre qui n’a pas besoin d'être aussi émiettéc que pour d’autres graines. | à

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On ne récolte les fèves cultivées ainsi pour la graine, que lorsqu'elles sont complètement mûres et derséchées ; alors on les fanche, ou on.arrache les pieds ; on les bat au fléau comme le bled.

Les deux variétés que l’on cultive ainsi en grand aont la fêverole et la grosse fève de marais ; plusieurs sèment dans les intervales des rangées, entre les deux St. Pierre, après le deuxième binage, des navets, qui donnent une abondante récolte, et ut. liscut un terrain qui ne produirait aucun revenu.

Comme les fanes des fèves donnent un-engrais abondant, soit vert ou sec; dans beaucoup de lieux, on le sème exprès pour cet objet.

Quand, dans les premiers jours de juillet, on pré. voit que la récolte de foin sera peu abondante, on fera prudemment de semer de ces fèves, à. la volée, sur Îles terrains où l’on aura récolté du seigle et de l'orge, auxquels on donne un léger labour, afin de suppléer au peu de foin que l’on aura ; on les coupe dans ce cas avec la faulx, peadant qu’elles sont en

fleurs ; et si la saison est favorable, on pourra les

couper deux fois, ce qui payera bien les peines et soins qu’on se sera donnés ; il faudra bien faner ce fourage avant de le mettre à couvert dans les fenis.

Une excellente manière de tirer parti des fèves est de les enterrer, avec la charrue, lorsqu’elles sont en fleurs ; elles valent le meilleur demi-fumage ; elles augmentent pradigieusement l’action des fumiers qu’on répand avant ou après.

La manière de manger les. fèves, c’est en pu'ée, ou en fricassée ; brülées, ou torrifiées, on en fait une espèce de café ou de chocolat, qui, mêlé avec du sucre, procure de bons déjeuners et soupers,

Sous tous ces rapports il est à espérer que les fèves seront à l'avenir plus généralement cultivées.

Berre-Rave.—Je me suis engagé, à l’article Bette-Rave, dans la première partie de cet ouvrage,

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que Îles ltivées.

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de traiter de ce légurne, comme plante fourrageuse dans cette secande partie, et je vais l’éffectuer.

Les Allemands sont les premiers qui ont cultivé cétte plante en plein champ pour la nourriture dé leurs bestiaux ; les Français les ont imités ensuite, puis les cultivateurs Américains, qui ne négligent rien de ce qui peut apporter du profit, l’ont adoptée pour la nourriture de leurs cochons, auxquels ils donnent les feuilles l’automne, et les racinés l’hiver pour compléter leur engrais ; c’est l’aliment, par excellence, dos vaches, attendu qu’elle leur donne plus de lait qu'aucun autre fourage ; c’est surtout pour l’engrais de toute espèce d’anunaux qu’elle ‘est Æ

lus utile.

La terre destinée à la culture de la bette-rave blanche, appelée racine de disetle, doit être labourée profondément avant l'hiver, et encore lors du semis, dans les premiers jours de mai, et bien fumée alors ; on répand, dans des âillons faits à la charrue, et espacés de quinze pouces, trois livres de graines par ‘arpent, afin de pouvoir biner à la charrue, ce qui est un avantage considérable sous le rapport de l’économie du travail : comme le hersage doit être aussi pare que possible, on fera mieux de faire rateler a terre par des élèves, que l’on place deux à deux de chaque côté des planches, qui, pour cela, ne doi. vent pas excéder quatre pieds de large; on ne doit

as ménager le roulage, car il est reconuu que plus e champ est uni, plus le succès est assuré.

Le plan levé se conduit positivement comme il est indiqué pour Îles jardins, pourquoi j'y renvoye le cultivateur.

En août on peut faire enlever par les erfaiita, toutes les semaines, une ou deux feuilles inférieures

‘des bctie-raves pour les donner aux bestiaux ; à l’é

poque des premières gelées, on détache le reste des feuilles, et peu après on arrache les racines, on les

soigne, et on les emploie comme il a été dit à l'ar. ticla Bette-rave des jardins.

Une circonstance que je ne dois pas omncttre, c’est qu'en France on a élevé des fabriques de sucre de botte-raves, depuis quelques annéos, qui paraissent prospérer, et soutenir lu concurrence du sucre extrait de la canne,

Sous tous cos rapports, c’est une plante que tous Jus cultivatours qui entendent bien leurs intérêts, doivent accueillir favorablement.

Canortes —Les carottes sont du nombre dus

lantes dont j'ai promis de païler quand je viendrais

traitor des fourages, dans la seconde partie de cet ouvrage, et jo vais m'en acquitter,

Les carottes demandent une terre douce et un pou légère, ainsi qu’un fumier bien consommé ; on doit les semer par préférence sur les terrains aui ont récemment produit du froment ou de l'orge, :. auxquels on donne un second labour ; on fait suivre la oharrue par de jeunes gens qui, le ratoau en mains, applanissent la terre et rompent les mottes ; le lendemain on sème à la volée, on horse ou on couvre au rateau, on sarcle et on bine deux fois dans le cours de l'été; plusieurs même emploient la herse pour les sarcler et biner, prétendent qu’elles n’en sont nullensent endommagées ; la recette en sera d’autant plus abondante quo Von aura multiplié les façons ; on aura recours à ce que j'a dit verbo CA- ROTTES pour les espacer, récolter et conserver.

Les agranomos anglais et français sont tous d’accord à dire que les produits de la carotte en grand sont des plus avantageux pour la nourriture ai l’engrais de tonte espèce d'animaux domestiqries, quadrupèdes et volatiles ; c'est ce qui m'a engugé à recommander aux cultivatours Canadiens cette cultu-

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Curcorfir.—Ce n’est pas comme plante de jardin que la chicoréé sauvage est principalement utile etrecommandable, c’est comme plante fourageuse, c'est une plante hardie et robuste qui vient-dans les plus mauvais sols.

Mr Cretté de Patruel est le promier qui a cultivé la chicorée en grand pour fourage, aux environs de Paris ; et son exemple a été adopté et s’est répandu rapidement, non-seulement en France, mais dans tous les pays où les cultivateurs ont les yeux ouverts sur les nouvellesexpériences en sgriauliare.

Illa semait le printemps avec de l’avoine, sur deux labours, dans les terres fortes, et sur au seul dans les légères ; la première année il ne la coupait que deux fois, mais les suivantes il en tirait quatre à cinq récoltes.

Il en cueillit cinquante-six milliers pesant, sur un arpent de terre médiocre, mais profond et un peu

frais, ce qui équivalait à trois mille sept cent-dix bottes de foin à quinze livres la botte.

Ce Monsieur observe qu’il faut la donner en vert aux bestiaux, car la dessication est difficile.

Une prairie de chicorée sauvage fournit pendant cinq à six ans d’abondantes récoîtes, après quoiil convient de la labourer et d’y semer autre chose.

On emploie environ six livres de graines pour semer un arpent.

Il faut la couper avant que Îles tiges soient endur. cies ; car les bestiaux qui la mangent avec avidité quand elle est tendre, la rejettent quand elle est li. gneuse.

La chicorée ne doit pas être le seul fourrage don. né aux animaux pendant long-tems, à cause de ses eflets purgatifs, on ne devrait leur en donner qu’une fois par vingt-quatre heures et user d’autres foura. ges dans les intervalles de leurs repas.

On stratifie ce fourage avec la paille de froment

ou: de l’avoine quand on veut l’engraisser, elle com. munique sa saveur à cette paille et non ses propriétés médicinales.

: On tait du café avec ses racines, et des balais avec ses tiges-

… Naveaux.—Je nc parlerai ici que de la culture en grand de cette plante, comme je m’y suis engagé à

‘article Navæau, dans la première partie de ce traité,

La manière la plus grande de les cultiver en grand consiste à Jabourer une ou deux fois les jachères ; à bien diviser les mottes par des hersages et ües rou- Jages ; à semer la graine ct à la couvrir de suite avec la herse de bois, garnie d’épinés ; on préfère les plus grosses espèces, comme le turnips, le rulubaya, parce qu’ils fournissent des produits plus considérables, et résistent mieux au froid.

Les naveaux aiment le grand air, c’est pourquoi on les doit semer au milieu des plaines et sur les càteaux découverts, jamais dans. le voisinage, des bois, des haies, vu des murs.

C’est à la volée, et comme le bled, qu’on en sème la graine, avec deux ou trois fois son volume de sable ou da terre sèche ; on en répand une ou deux livres par arpent, selon la nature du terrain et l’objet qu’on se propose ; c’est-à-dire, qu’il en faut d’a- ‘vantage dans une mauvaise terre, lorsqu'on destine le plant à être mangé de bonne heure par les bestiaux, ou à être enterré en vert pour engrais, ou lorsque la graine. est douteuse, où que l’on craint la sécheresse ; ea général on gagne à ce que les

ieds soient écartés, parce qu’ils. deviennent plus ‘beaux, et qu’ils se binent plus aisément.

Il est. toujours avantageux de semer le jour même ‘du labour, afin que la graine profite de l'humidité qu'offre constamment alors la surface du labour ; il est utile de plomber le iabour par un roulage, pour ‘retarder l’évaporation de cette humidité ; un culti- Vateur prudent ne sèine jamais qu’à l'approche de

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h pluie ; le plant levé est ahandonné à lui-même, jusqu’à ce qu'il aît cinq à six feuilles ; alors on le sarcle et on léclaircit ; c’est la seule façon qu’on’ lui donne en général, quoiqu'il soit avantageux de le biner ; on récolte les naveaux à l'approche des gelées, à la pioche où à la charrue, et on‘en donne les feuilles aux bestiaux, ainsi que les naveaux qui se trouvent ‘coupés.

Lorsqu’oa est dans le cas d’avoir bien des naveaux avant la récolte, on enlève les plus gros ét les plus rapprochés ; les petits profitent de cette extraction ; dans les bons fonds, on laisse douze pouces de distance entre chaque pied.

Les avantages qui résultent constamment de leur culture, sous le point de vue du revenu dirett, dela nourriture des bestiaux et &- l’amélioration du sol, doivent non seulement déterminer à en semer sur toutes les terres en jachères, maï; encore après toutes les récoltes qui se lèvent de bonne heure, et laissent assez de tems pour qu’ils arrivent à ‘une crosseur raisonnable, ce qui aura lieu si le semis sé fait entre les deux St. Pierre: c’est à-dire, du vingtneuf juin au onze de juillet.

Mr. Clark, célèbre agriculteur anglais, semait les naveaux à la volée, et lorsqu'ils étxient levés au point d’être éclaircis, il passait sur le long et'le large sa charrue à deux oreilles, de manière à avoir des rangées espacées d’un pied ; ce qui est coupé et ar> raché par cette oyération concourt à améliorer le sol, et à donner une abondante réccite:

Les bestiaux et les volailles aiment encore plus les naveaux que jes hommes ; il faut cependant alterner cette nourriture avec d’autres fourages, où d’autres racines farineuses, comme des patates,

Agriculteurs Canadiens, profitez de ces expériences ; semez des naveaux Four VOUS €L VOS Animaux, et vous ne craindrez plus les éffèts de la disette'!

LA

Panars,—Cette plante est la dernière de celles que j'ai entrepris de traiter dans cette partio de mon ouvrage comme plante fourageuso

Quelques agronaines ont recommandé, avec rai- #on, la culture en grand du panais pour l’engrais des terres, la nourriture des bestiaux, et varier les asso- Jements ; sous ces rapports, un champ ce panais est très productif, et mérite l'attention de nos cultivatours, | |

Pour la pratiquer, il faut répandie six à sept li. vres de bonnes graines, par arpent, sui deux lahours profonds, le premier fait immédiatement après la récolte de grains qu’un terrain quelconque aura donné, et le second le printemps suivant ; le plant levé, on sarcle et on éciaircit au besoin ; on peut en couper los feuilles, durant l'été, pour la nourrituro des vaches, des moutons et des cochons ; ensuite on met ces animaux Gans le champ l’automne, après quoi on laboure pour y semer des céréales.

Je fais donc des vœux pour que cette culture soit adoptée paï mes con. patriotes, ot qu’elle concourre à faire supprimer ces désastreuses jachères qui font éshonxeur au pays.

Teiies sont les plantes que j'oi cru devoir recommrader aux agrioulteurs du pays, tant pour leur >opre nowriture que celle de leurs animaux, et qui tendent si évidemment à améliorer les terres, et à servir d’assclomonts,

Je ne voudeais pas que l’on evût que je les préfère au foin ou at mil Eù nourriture des animaux ; je Jes propose seulement comme des moyens suppléfoires à ceux qui n’ont pas de prairies, ainsi qu'à ceux Qui, en ayant, prévoyent qu’ellos ne donneront pas une récolte suffisante pour nourrir convenablemaux dans les longs hivers du pays ; leur ntilité non contestée et principale est leur usage dans la rotation ou succession des cultures des céréales, et les améliorations qu'elles procurent au sol quides a

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