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les plus court: soient égrainés comme ceux des plus longs, un coup de fléau sur le bas des chaumes le font mieux tremousser et sortir les grains que celui qui est apoliqué vers le sommet.
Lorsqu'un côté des gerbes est suffisamment bat. tu,un des batteurs les rélève avec le manche du fléau, ilen forme un lit de l'épaisseur de quatre à six pouces, que l‘on bât encore et retourne de même ; on continue cette opération sept à huit fois, suivant que le grain est plus ou moins sec. Aussitôt après on ramasse la paille, avec un rateau, dans un coin de la grange et on ballaye le grain dans un autre coin, et on recommencera une autre battée aussitôt après.
La plupart des autres grains et graines, tels que l'orge, le seigle, l‘avoine, les pois, les fêves, les lentilles et le sarrasin se battent au fléau, avec peu de diférence.
Les graines d'une nature moins solide se battent à la baguette, ou au dessus d‘un tonneau défoncé, en frappant les capsüles sur les parois intérieurs du tonneau ; quelques fois même on bât du blé et d'au. tres grains ainsi audessus d‘un tonneau pour avoir Je plus beau et le plus mûr pour la semence,
Berceries.—Les bergeries sont des bâtiments destinés à loger les bêtes à laine, comme les béliers, les brebis et les agneaux.
Pour qu'une bergerie soit bonne, il faut qu'elle soit assise sur un terrain sec, à l'abri de la pluie, de la neige et d‘un soleil ardent ; qu'elle ait dix à douze pieds de hauteur entre les deux planchers, et que l‘on puisse y renouveller l'air à volonté.
Une bergerie de vingt pieds quarrés suffira pour loger convenablement une trentaine de moutons Que doit avoir un pareil établissement.
Onfera des stalles tout lelong des pignons, de deux pieds et demi de large sur cinq de Jong, pour y mottre les brebis allainées aveo leurs agneaux.
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Comme il restera aucentre un espace de quinze pieds sur vingt, on y établira ua rattelier double au tour duquel les moutons pourront recevoir et prendre leur nourriture. |
Un aura la précaution de laisser audessus des rat. teliers des ouvertures dans le plancher de haut, non seulement pour y jetter le fourage,. mais encore
pour évaporer les exhalaisons copieuses de ue bé. tail,
On construira daus le centre nne forte porte à deux battants: de einq pieds de large, qui ouvrira en dehors, ainsi que deux fenêtres ou guichets en‘cou: lisses, tant sur le front que sur le derrière du bâti. ment, avec des'contrevents, tels et ainsi: qu'ils sont recommandés pour les: étables
Deux élèves seront destinés pour prendre soin de ce bétail pendant un mois’; ils les. condüiront au champ le matin, dans les beaux temps, et les:iront chercher le soïr ; il! les renférmeront soigneusement dans la bergerie pour y passer la nuit:
Sours.—Les souts sont des toits où on loge les cochons. La construction de ces toits est simple ; on élève ordinairement sur quatre forts poteaux au dessus du sol, un plancher en bois ronds, assez éloi. gnés les uns des autres pour laisser passer les urines.
En supposant douze cechons pour notre établis. sement et une sout de cinq pieds pour chaque, cela dennerait une étendue de soixante pieds pour ces toits ; mais en les adossant les unes autres, on en réduira la longueur à trente pieds étsi on ne leur donne que dix à douze: pieds de profondeur, elles n’excèderunt pas les dimensions des autres bâtis mens
Les poteaux de derrière devraient avoir dix piedéde baut etceux de devant seulement- huit, afin de
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donner une pente suffisante à la couverture que l'on fera en planches posées en déclin.
Chaque sout sera divisée dans le cenfre de la profondeur par une forte cloison dans laquelle on pratiquera une ouverture de deux pieds de large pour que l'animal puisse s'y introduire.
Sur le devant de ces souts ou fera une porte de deux pieds de large et on placera une auge qui servira à deux souts, de droite et de gauche ; laquelle auge sera divisée en quatre parts, afin que chaque sout en ait un pour le boire et l’autre pour le manger.
On fera une montée en bois à chaque porte. Les auges seront couvertes avec une planche que l’on suspendra au dessus pour ia pouvoir lever quand on viencra les emplir et fermer pour empêcher les animaux de manger la provende ; le surplus de la hauteur du front sera laissé ouvert, excepté dans les grands froids où il sera fermé par un volet qui se repliera sur la couverture,
Quelques-unes de ces souts serviront à l’engrais des cochons, d’autres à renfermer les truies avec leurs petits, d’autres celles qui n’en ont point et enfin les dernières contiendront les verrats.
Il sera nommé deux élèves pour prendre soin de ces animaux et les nettoyer, comme il est recommandé à l’article « CocHon.”
LaITERIE. —On ne peut tirer un parti avantageux du lait des vaches sur une métairie, si on n’a pas une bonne laiterie.
Une laiterie pour être bonne doit être placée au nord et disposée de manière qu’elle soit fraîche l'été et chaude l'hiver.
Les uns la placent dans une cave, les autres au centre d’un. vaste bâtiment, et quelques-uns au-dessus d’un ruisseau.
Si on la bâtit en pierre, on donnera aux murs
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deux pieds d'épaisseur ; si c’est en bois, on l'èn-tourrera de madriers de trois pouces d'épaisseur ; : on lui fera une couverture double, qui rom les parois, ou mieux encore une galerie tout autour, sai elle est isolée des autres bâtiments ; il convient : de ménager dans l’intérieur un tuyau de bois, qui : dépassera la couverture de deux.pieds, pour servir : de ventilateur.
Une laiterie pour un collège devrait avoir dix pieds de large sur vingt de profondeur ; être divisée : en trois sur la profondeur ; la première pièce servira, de vestibule ; il y aura ane cheminée pour chauffer l'eau pour laver les ustensiles, avec un trou de tuyau pour placer un poële l’hiver ; le milieu sera destiné à la réception du lait, et la dernière pièce à fabriquer le beurre et le fromage.
Chacun de ces appartements sera garni d’une porte et d’un chassis glissant sur des coulisses en dedans, et d’un volet en dehors fait en planchettes posées en declin, pour laisser passer l’air ; ce bâtiment doit avoir dix pieds d’élévation entre les deux. planchers.
Le vestibule doit être muni d’une grande chaudière pendue à la cramaillère de la cheminée, pour. avoir de l’eau chaude pour laver journellement les. ustensiles et vases nécessaires à une laiterie, avec des tablettes et des dressoirs ; les tablettes pour les recevoir, quaud on les apporte des autres appartemens, et les dressoirs pour les mettre égounter et les sécher. ñ
‘On doit faire le plancher de manière qu’il puisse égouter, sur tous sens, les eaux qui dégoutent de toutes narts des lavages, ct pour en faciliter l’écoulement, il séfa pratiqué un dalot tout autour de l'appartement, avec une décharge en dehors ; ïl
sera posé dans l'appartement du centre des ta-
blettes pour recevoir les vases contenant le lait, et
dans le dernier, des claies pour égouter les fromages «ur les unes, et les faire sécher sur les autres ;, on concevra combien il est nécessaire d’élever le plancher au centre, et de lui donner une pente douce pour conduire tous ces égouts dans un dalot qui règnera tout autour et ira se décharger à l’extérieur, afin que ces appartements ne contractent aucune odeur, et qu’il y règne la plus grande propreté; c’est dans le dernier de ces appartements que seront les barattes pour faire le beurre,
| Les ustensiles nécessaires à une laiterie sont :—