CHAPITRE VI. DES INSTRUMENTS ARATOIRES
CHARRETTES.—On distingue trois espèces de char. rettes usitées en Canada par les habitants des camagnes ; une petite pour voyager, une forte pour e transport de lourds fardeaux et une troisième plus gone pour charroyer les fourrages et les gerbes es céréales,
Comme presque tous nos habitants savent les construire solidement, et quelles conviennent trèebien à leur destination, je n’entrerai point dans le détail de leur construction, ni ne ferai aucun effort pour les engager à en faire d‘une nouvelle construc: tion ; tout ce que je puis faire c’est de leur recommander de faire les jambes des roues plus larges
our la conservation des routes ; de les huiler et de es mettre à l’abri quand ils ont fini de s’en servir ; même de les laver avant de les entrer, pour qu’elles durent plus long-temps. ‘
CaarruEs.—La charrue est de tousles instruments aratoires le plus important et le plus difficile à faire ; on peut même dire qu’il est encore à fuire.
Pour qu’une charrue soit d’un usage avantageux il faut. = 1°. Que le laboureur n'ait pas hesoin d'aide, c’est-à-dire, qu’il puisse conduire seul, et en même temps, Te suc et l’attilage. |
2, Que la charrue soit simple et composée des seules pièces nécessaires. |
3°. Que l’attelage qui la tire ne soit pas de plus de deux bêtes. | |
49, Que le soc soit plat et tranchant, tont autre figure trouvent dès résistances vicieuses.
5°, Que la charrue n’ait qu'une seule oreille, et que cette oreille soit disposée de manière qu'elle néttoye parfaitement le fond de la raie et range les terres sur le côté.
- 69, Que le labour soit en même temps d’une profondeur convenable, et le plus étroit qu’il se
eut, l ù 7°, Que la charrue obéisse avec précision. dans tous ses mouvements, à celui qui la conduit.
8®, Qu'elle ne fasse. que ce qui est nécessaire, car ce qui ne l’est pas, est nuisible
Or de toutes les charrues inventées, et le nombre en est considérable, il n’yen a pas une seule qui remplisse toutes ces conditions.
Celles dont on fait usage en Canada ne sont cer: tainement pas parfaites, mais comme nos habitans y sont accoutumés, je les invite à se soumettre à un ancien adage d’un cultivateur prudent, ne change point lon soc.
La charrue avec un avant-train, introduite dans le pays depuis son établissement, convient assez bien aux terres fortes, et celle anglaise aux terres légères ; conséquemment, Canadiens tenez vous y,n’en changez pas jusqu’à qu’enfin en en construise de plus parfaite.
Fauzx.—Une faulx est un instrument tranchant et recourbé dont les jardiniers et les moissonneurs se servent pour couper les fuins, les gazons ct les céréales.
Oa en distingue deux espèces, une simpleet une à rateau. La simple est, je crois, la seule usitée dans
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le pays ; l’autre avec un rateau ne l’est pas ; cependant elle a l'avantage de rassembler les tiges des graminées à mesure qu’on les coupe, et de les coucher exactement les uns à côté des autres, comme elle accélère la besogne et facilite la forme des gerhes, j'en ferai la description. |
A l'extrémité du manche, où la lame est fixée, on implante par le moyen d’une mortaise un morceau de bois léger, haut d’envirun un pied, et de l’épaisseur d’un pouce, à ce montant sont adaptés, à des distances égales, 2, 3, et 4 baguettes de bois léger et sec, ayant la même courbure que la faulx, et s’étendant à deux tiers de sa longueur, et dans une direction parallèle à la lame pour donner plus de solidité au bois qui soutient ces baguettes, on ménagé une autre mortaise sur le manche à un pied de distance de la première, et l’on y fixe par l’un de ses bouts, un arc de bois arqué dans l’autre bout entré dans une mortaise placée au sommet du mon tant qui porte les baguettes.
Il n’y aucun doute qu’un faucheur ne puisse, avec cet instrument, tripler et quadrupler dans une journé ce que des moissonneurs pourraient faire à la faulcilie ; je le recommande fortement, surtout quand lesrecoltes pressent, ou lorsqu'on a de la peine à se procurer des moissonneurs.
FauciLces.—La faucille est un instrument bien connu de nos habitants et dont ils se serveut pour couper les grains et crocheter les pois : il consiste dans.une lame d’acier, courbée à peu-près en demi cercle, dont la base est emmanchée dans un morceau de bois assez court, a l'extrémité du quel cette baso est rivée, ou assujettie par une virolete. La Faucille est tranchante ou armée de petites dents très fines.
La faulx à rateau est certainement préférable à la faucile pour abattre les grains parce qu’elle expédie la besogne plus vite et à moins de frais. |
Fiuau.Le fléau est encore un instrument connu et usité dans le pays pour. battre le blé et les autres grains ;. il est compusé de deux bâtons, dont l’un eat lus court que l’autre, attachés l'un au bout de Faute, avec des courroies; le bâton le plur long que tient le batteur est le manche et le plus court est le fléau qu'il applique dans toute sa longceur sur la paille et lea épis pour en détacher les grains ; les courroies qui unissent les bâtons doivent être pas. séen les unes dans les autres, de manière que:le fléau puisse tourner facilement, quand Île batteur le relève, après avoir frappé son coup ; ce n’est pas seulement la force de ce coup qui détache le grain, le çontre-coup et le soubresaut qu'éprouvent la paille et l’épi concourent aussi à produire cet effet. La longueur de l'opération Cu battage à bras d'homme, la dépense qu'il exige et la dureté du tra. vail ont engagé plusieurs persunnes à chercher des machines qui pussent produire le même effet plus promptement,àmoins de frais et sans tant de fatigue ; mais aucune n’a atteint ce but ; ensorte que le fléau ordinaire est resté en usage,
Fourcues.— Les fourches sont d’une utilité journalière en agriculturé ; il yen a en feret en bois ; celles en fer ont deux outrois dents plates et un peu courbées ; elles ont vue douille dans laqu'ellé sm.
lante un manche en bois de quatre à einq pieds de Tong, elles servent à remuer les fumiers,à biner, et à déplanter les racines pivotantes ; celles en bois sont ordinairement d’une seule pièce et n’ont que deux fourchons à l'extrémité inférieure, elles servent à remuer les foins-et iourrages.
Hanrsn.—La herse est une espèce de chassis triangulaire, ou carré, armé de dents de bois ou de fer ‘assez longues, qu’on fait trainer horizontalement sur ‘a surface d’un sol nouvellement labouré, pour rs th la terre et enterrer le grain qu'on y « tom
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Quand les horses ne sdnt. pas assez loutdes pour écraser jes mottes de terre, on les charge de pierres, ou le conducteur monte dessus.
Les cultivateurs peu aisés qui n’ont pas de herses, ou lorsqu'elles sont hors de service, peuvent Ï *E léer en attachant des fagots d'épines à une pi e ie qu’ils chargent de pierre pour lui donner dela pésanteut ; elle unit parfaitement une terte légère ; c'est sans doute la première herse quia été employée en agricalture ; son unique défaut est le renouvellèment frequent des fagots qui s’usent par le frottement.
PAïLLASssONS.—Un paillasson est un asseemblage de chaumes entiers et d’égale longueur, rangés plus ou moins près les uns à-côté des autres, sur une certaine épaisseur, et liés -entr'eux avec des baguettes ou de la ficelle, de manière qu'ils forment un tout régulier et plat, ayant ordinairement la figure d'un paralélogramme, ,
Ils sont destinés à servir d’abris portatifs, leur usage a pour vbjet le succès des semis et la consetvation des plantes délicates ; dans tous les clithats froids et même temperés on ne peut s’en passer.
Ceux dont on sé sert le plus communément son! faits de paille de ssigle erne dans un terrain sec parce qu’elle est la meilleure ; sion se sert de ficelle pour lier la paille, il fauc le choisir de bonne qualité et la cirer pour qu’elle dure plus long-temps,
La manière la plus simple pour fabriquer les paillassons, c’est de faire sur trois baguettes ou lattes parallèles, d’une longueur égale et placées à une égale distance, un lit de paille d’envirôn un pouce d'épaisseur, et de lier, au moyen de fil de fer, ces baguettes avec d'autres parfäitement semblables et qui leut correspondent en dessus.
Une autre manière, c'est de couûre en -points croisés la même épaisseur de paille, dans plusieurs ‘endroits, avec de la ficelle retorse et cirée.
. Un pos important dans lenr fabrication est de n’émployer que de la paille bien saine et bien sèche ; on doit aussi disposer les têtes etles gros bouts des pailles de manière qu’il y ait toujours moitié des uns et des autres à chaque extrémité du paillason.
Dans le jardinage,on fait un usage très étendu des paillasons ; on en garnit les vitraux des serres et des couches pour empêcher en hiver le froid d'y entrer et les préserver en été des effets de la grêle ; on en couvre les semis sur couches, ou en pleine terre, toutes les fois que les gelées sont à craindre : ‘par leur moyen on garantit les plantes délicates et
es arbres en fleurs des mêmes gelées, des brouil. lards, des mauvais temps, des hâles et des pluies d'orage ; on ombrage les semis d'été et les fleurs
épanouies qui craignent l’ardeur du soleil ; on sous-
trait à l'influence trop forte de cet astre les jeunes
‘boutures et les plantes nouvellement transplantées
jusqu’à ce que leur reprise soit assurée.
: H faut avoir soin de ne les pas plaeer rl: près a
ni trop loin des objets qu’ils doivent garantir, la distance convenable est de quatre à six pouces.
Les nattes remplacent les paillassons dans beaucoup de circonstances.
Pic.—Le pic est un outil de fer courbé et pointu, qui a un manche de bois ; on s’en sert pour ouvrir le sein de la terre dans les lieux pierreux ; il y en a qui n’ont qu’un seultaillant et d’autres deux. Celui a deut taillants sert comme le premier à faire des fouilles dans les terrains pierreux ou de tuf peu solide. |
Piocue.—La pioche, comme le pic, est un instrument de fer dont on se sert pour fouir la terre, faire des rigoles, des renchausagess et autres opérations,
des uns
étendu s serres oid d'y a grêle ; pleine aindre :
cates et sy brouil.
s pluies »s fleurs pn sousy jeunes plantées
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t pointu, ir ouvrir ilyena x. Celui faire des tuf peu
n instrure, faire érations,
elle est d’une grande utilité en agriculture; lè pioche ordinaire est large de trois à quatre pouces et longue de sept à huit ; elle est récourbée et emmanchée à angle droit à l'extrémité d'un morceau de bois de deux pieds et demi à trois pieds de longueur ; we unes sont ovaleset d’autres ont le fer à deux côtes.
RarTeau,—Le rateau est un instrument dont les agriculteurs et les jardiniers se servent pour ramasser les foins, rassembler les pailles des champs, nettoyer les promenoirs et les allées des jardins, pour épierrer la surface des labours ét pour unir le sol des terrains avant et après les semailles,
Un rateau est composé de plusieurs dents parallèles, fixées à une traverse, à laquelle s'adapte un manche ; ces dents sont de fer ou de bois, droites, ou tant soit peu courbées, plus ou moins pointues, plus ou moins longues et espacées ; la traverse et le manche sont ordinairement de bois, dans les rateaux
. de jardin le manche est perpendiculaire à la tra-
verse qui porte les dents, et oblique dans ceux des champs pour ramasser le foin, ce qui facilite l’ouvrier
‘à suivre une place vide et à rassembler le foin non
devant lui, mais à côté de lui,
TomBerEeau.--Le tombereau est une voiture destinée particulièrement à transporter du fumier, de la terre, du sable, des pierres éc. if consiste dans une cage ou boîte en planche, mise en équilibre sur un essieu passé dans deux roues ; cette boîte repose en avant sur une traverse prise dans le braneard où elle est retenue par un crochet, ou une cheville,
‘pour l’empêcher de se renverser dans le trajet ;
orsque le tombereau est rendu à sa destination, on lache le crochet ou la chéville, il fait la culbute et verse sa charge sans trouble.
Van.—Le van est en usage en Canada ; toute la différence qu’il a uvec celui d'Europe, c’est qu’il est
fait d'une planche mince au lieu d’osier, sû forme est la même, c’est-à-dire en coquille, avec deux anses ; on s’en sert pour séparer des grains la poussière, les pailles, les ordures et autres corps étrangers qui s’y trouvent mêlés ; le derrière du van est un peu élavé et courbé en rond et son creux diminue insensible. ment jusque sur le devant.
Pour s’en servir utilement il faut-agiter d'nne cer. taine manière le grain qu’on a mis dedans, et eme player, dans ce mouvement, un tour de poignet et de genoux que l’adresse naturelle et l'habitude seule peuvent donner ; on en détacheet fait sortir avec la main les fragmens étrangers qu’il contient.
On fait avec du carton des vans pour nettoyer les petites graines potagères ou de fleurs, ainsique d’autres plantes. | CHAPITRE VIL.—DES TRAVAUX.
C’est dans ce chapitre que sont exposées les améliorations agricolesinconnues dans le pays, mais adoptées en Europe et qui ont porté la culture des . terres à la plus haute perfection et enrichi ceux qui suivent cette honorable profession.
Nos habitans privés de la lecture des ouvrages qui traitent de ces améliorations ’ont pu en profiter, mais comme l’éducation se répand rapidement dans le pays, j'ai cru l’occasion favorable pour leur faire connaître les progrès que la culture des terres a faits en Europe depuis un siècle, afin qu’ils puissent s’enrichir, comme les cultivateurs Européens,
Je renouvelle la promesse de ne leur présenter que des améliorations sanctionnées par une longue expérience, et quiconque en fera l’essaien sera convaincu.
ALrerNeR.-—Le mot aerner employé dans les opérations agricoles indique la rotation des semences et des récoltes, ou l’ordre de succession dans lequel la culture de divers genres ou espèces de végétaux s’observe sur le mêine chainp.
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Ainsi un champ se trouve alterné par là conversion des prairies naturetles ou artificielles, en terres
arables, dont on exige d’autres produits, et vice ver sè ; par la substitution de la culture de plantes légu-
. mineuses à celle des graminées qui l'a précédée ; pa.
l'introduction des'plantes cultivées spécialement pour leurs racines, comme la rave, lc navet, la betterave la carotte, la pomme de terre, le topinambour &c, immédiatement après la culture de celles dont le.
rincipal est en grains, comme le froment, le seigte, orge, l’avoine &c. ; enfin parle remplacement d’une culture quelconque par une autre d’un nroduit différent.
L’alternat des récoltes s’observe plus presses ment dans la culture continue, sans jachères, friche ou fepas, qui exige essentiellement un ordre de succession pere
L'ordre dans fequel il convient d’alterner les cultures sur le même champ est, sans contredit, uné des opérations les plus délicates et les plus essentielles de l’économie rurale. Toutestes opérations préliminaires, relatives à la préparation du sol, ne peuvent jamais donner qu’imparfaitement les résultats avantageux qu’on en attend, si Pon néglige d'apporter à cette opération toute l’attention que son importance mérite. On ne seurait trop répéter qu’elle ne doit jamais être faite arbitrairement, et qu’elle est susceptible, comme toutes les autres opérations agncoles, d’être soumise à des principes qui doivent diriger le cultivateur dans le plan de cul. ture qu’il est de son intérêt d’adopter.
I ne suffit pas d’obtenir d’une même terre une saite plus on moins prolongée de recoltes abondantes ;ilfaut encore que la série de ces récoltes soit telle, que:les produits soient le plus appropriés qu’il est possible aux besoins, aux débouchés, et à toutes les circonstances locales dans lesquelles le cultivateuz
setrouve. Il faut en outre que le champ qui aura donné ces produits se trouve toujours rigoureuse. ment maintenu dans un état de netteté, d’ameublis. sementet de fécondité qui, en prévenant sa maipropreté, son endurcissement et son épuisement, lui conserve la précieuse faculté de fournir constamment de nouveaux produits avantageux, sans rien perdre de son état progressif d'amélioration. ,
Le but d’un ordre de succession convenable dans les cultures, est d’épargner les frais, de diminuer les Jlabours, et de rendre moins nécessaires les engrais, en même temps qu’on s’en procure une masse plus considérable, en augmentant celle des fourages, et par une suite nécessaire, le nombre des bestiaux.
C’est dans cet ordre que consiste l’art si utile et si peu connu des assollemens dont nous allons parler dans l’article suivant:
AsSoLEMENTS.—De toutes.ies opérations agricoles, l’assolement est celle qui exige de la part du cultivateur l'attention la plus sérieuse et Ja plus soutenue, les calculs les mieux raisonnés et la connaissance la plus approfondie des ressources et des diffficuités de son art et de sa position locale,
En vain il laboure, ensemence, amende, engraisse, fertilise et dispose ses champs partous les moyens qui sont en son pouvoir, à produire d’abondantes récoltes ; ses succès sont toujours incertains, incomplets, illusoires ou éphémères, si un assolement conforme aux vrais principes et approprié surtout aux localités ne fait la base de son exploitation rurale,
Avouons que l’agriculture du pays ne peut être élevée au degré d'amélioration dont elle est susceptible que par le perfeetionnement des assollemens et des procédés de culture.
Nous allons donc soumettre ici l'exposé et les développemens successifs Je ceux de ses principes, ou règles générales qui ont paru les plus propres à diriger les cultivateurs du pays daus leur exploitation rurale,
pureusemeublis. maiprolui con-
8 agricort du culus soute- | cONNnaAIS-
t des dif-
, engrais- 8 moyens lantes rés, incomnent conrtout aux rurale, peut être > est susy awsolle.
et les déicipes, ou res à diploitation
. ses propres besoins.
La première chose à faire avant d’établir un assolement régulier, c’est de consulter :
1°, La nature du terrain qu'on a à cultiver.
à ; + L'influence du climat sous lequel il se trouve peace, .
3°. La nature des végétaux croisssant spontanément
. Où par introduction, qui paraissent y nrospérer d’avan-
lage, | 413 « Les ressources et Les besoins locaux ; les habitudes
et les usages ; la facilité ou la difficulté des débouchés ;
5®,. Les avantages ou les inconvéniens que présente
une nombreuse ou une rare population. dans la pénurie
ou dans l’aisance ; et le voisinage ou l'éloignemeut des ateliers, fabriques, manufactures, porls de mer, qui pour-
. raient les occuper, ou employer.
Les principes sont :
1, Pour déterminer le retour périodique plus 01 moins fréquent desmêémes végétaux sur le même champ, le cultivateur doit prendre en considération la nature plus ou moins épuisante de chaque végétal, d'après son organisation et sa végétation particulières, aix: que d’uprès le mode de culture auquel il peut être soumis-
2°, Lorsque l’on croit devoir admettre dans un assolément des cultures qui d’une part, exigent des engrais abondans, et qui de l’autre fournissent des. produits qui ne sont pas restitués en grande purtie au sol sous une nouvelle forme d'engrais, il est prudent de ne pas rendre leurs retours fréquens, et de les intercaler avec d’autres cultures lout à fait exigeantes et plus restituantes.
3°, Après avoir employé tous lcs moyens que l’art fournit pour mettre la terre dans un état convenable de netteté, d’ameublissement et de fertilisation par l'emploi Judicieux des labours, des hersages, des roulages, des sarclages, des houages, des binages et des buttuges, du fauchage en vert, de la consommation sur place, des «mendemens et des engrais, à faut s’allacher constum-
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Se. LES Te. ns
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