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ent à La maintenir rigoureusement dans cet élat pros. père et d'amélioration, s'il est possible, par l'effet du choix des cultures interealaires, de maniére que chaque récolte prépare le succès des récolles futures, et que ce succès soit loujours ascuré, sauf les intempéries des sui-
sons.
49, Ilest généralement ‘avantageux de retulcr ‘le #pluspossible le retour des mêmes végétaux sur. le même champ, ainsi que celui des espèces, soit du même genre, soit de genres appañftenant à latroisième famille natu-
yelle : ce.retour doit étre d'autant plus différé pour cha.
que végétal, que son:semblable ou son analogue aura oc. cupé origirairement le sel plus long-tems et l'aura plus épuisé.et souillé.
5©. Il est avantageux d'inferculer des végétaux à racines profondes, pivofantes et tüberculeuses, avec celdes. des plantes dont les racines sont superficielles, tragantes et-fibreuses. |
6°. est également avantagèux d'intercaler, mitunt -que Les circonstances le permettent, les récoltes spéciale. ment destinées à la nourriture des hommes, avec celles qui sont particulièrement affectées à l'entretien des ani. maux domestiques.
7°. Laterrce cultivée, de quelque nature qu'elle soil, doit rester nue Le moins long-temps possible.
89, Le cultivateur doit admettre de préférence, pour couvrir les lerres silicieuses, crelasées el arides les cultures, les plus propres à les ombrager forfement el à les resserer de manière à prévenir ou au moins à diminuer l’évaperation et linfiltration ide l’eau et des autres principes utiles à la végélation.
92, Il doit au contraire préférer pour les terres argileuses, compactes et aquatiques, les cultures les plus propres à les diviser et à les dessécher, en ‘les privant par le choix des végétaux et par une J'udicieuse applicetion des opéralions araloires, de l'excés d'hunudilé et'de ténacilé qui les distinguent, “
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109, Dans:le choix desassolemens les plus conne bles au sol, au: climat. et à toutes les circonstances loca= les dans lesqualles le cultivateur se trouve, il doit surtout s'attacher à rendre nécessaire le moins possible l'emploi des-laboura et dés engrais,
Le developpement et l’application de‘ces principes se trouveront à l’article sucession de. culture ciaprès, auquel je réfère. le cultivateur industrieux après. qu’il aura. profondément médité. les principes ci-dessus énoncés. |
CuauLags.—Le chaulage est une: opération que j'engage les cultivateurs Canadiens à pratiquer pour détruire. la carie et le charbon, denx maladies des grains assez communes dans le pays.
Il y a trois manières.de chauler le blé. |
La ire consiste à laver à granue eau le blé destiné à-être. chaulé, ensuite à le mêler tout mouillé avec une petite, mais. suffisante Quantité de chaux vive réduite en:poudre : après avoir continuellement remué le tas pendant une. demi-heure, on l’éparpile, pouï denner moyen à la chaux. qui n’aura pas été éteinte par l’eau attachée au blé, de s'éteindre.
La.2e consiste à délayer dela chaux vive dans une suffisante quantité d’eau pour qu’elle devienne en: consistance de bouillie. claire, d’y tramper le blé préalablement mis dans des paniers à claire voie, et de.l’y laisser, après l’avoir remué une ou deux fois avec un. bâton, pendant un temps plus ou moins long et proportionné à la force de la chaux.
ba:3e. manière tient le milieu entre les deux pré védentes ; c’est-à-dire qu’on mêle la poudre de chaux vive avec le grain sur une: surface. mince, et qu'on. verse dessus, en le remuant sans cesse, autant d'eau qu'il est nécessaire pour éteindre la chaud, et. la: réduire en bouillie,
Cette dernière manière me parait être préférable.
Le chaulage interesse si puissamment Jes cuti-
ti:
vateurs que jose croire qu’ils l’adopteront, non sex. lement pour le froment, mais encore pour les autres grains, comme l'orge, le seigle et l’avuine, qui sont féquémment infestés du charbon : le trouble et la dépense de cette opération sont peu de chose et : l'avantage est’ incalcuiable, puisque la chaux agit en
niême temps mécaniquement et chimiquement.
DérrICHEMENT.— Ce mot s'entend, dans ce pays ci, de la conversion d’une terre en bois de bout en une terre labourable ; ainsi abattre une forêt, mettre en valeur des landes, des bruyères, des moissons et les convertir en terres labourables, c’est défricher,
Bois DesourT.—Les défrichments des terres en bois de hout ont été faitsbien inconsidérément dans ce pays, par les premiers colons ; ils n’ont pas laissé un seul arbre, un bosquêt pour respirer le frais et abriter leurs animaux ; leurs descendants ont suivi ’ ce mauvais exemple et sont réduits de nos joursà aller chercher à cinq ét à six lieues, ‘et même plus, les bois nécessaires à leur exploitation ; dans peu, sans doute, la législature les furcera à faire des plantations dans les parties incultes de leurs terres que leurs pères ont si inconsidérément dégarnis de leurs uniques productions.
Puissent leurs descendants être plus prudents dans l’auverture et défrichement des terres ; laisser ça et là quelques arbres le long des routes et sur tout une bonné lisière de bois dansila profondeur de leurs terres pour subvenir à leur besoin.
Les Américains nos voisins nous donnent l’exeinple d’un défrichement plus judicieux que celui de nos dévanciers ; ils commencent par couper les broussailles et écouer les gros arbres en enlevant une partie de leur écorce , ils les laissent secher sur pied ; sèment à l’entour de leurs troncs et -se procurent dès la première annee des moyens de sûbsistance que nos ancêtres n’obtenaient qu’au bout de
«plusieurs années.
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