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‘Suivez cétte manière d'ouvrir les terres, jeunes Cu.
nadiens, et:vous n'aurez pas autant de répugnance à vous y livrer, quaud vous serez certains que dès la première année, la terre fournira à vos plus pressants besoins, sans vous extenuer ; laissez croitre les plus beaux arores le long des routes et des lignes, de distance en distance : ne les coupez point dans Îles
sols pierreux et stériles, vousdes trouverez bien par .
la suite ; n’en débarassez pas le bord des rivières, ils les préservent des déboulis,que la crue des eaux occasionne ; n’en dégarnissez pas les côteaux ils abrient les plaines.; laissez en épars par-ci par-là dans vos, champs, ils detournent la foudre de vos demeures ; ne vous pressez pas d’abattre ces:productians majestueuses et'utiles à moins que vous ne ‘soyez assurés d’être amplement dédommagés des
‘sueurs que vous répandrez dans cette pénible et
longue entreprise.
Faites-vous des cäbanes temporaires dans le tom-
mencemenñt ét au bout de qnelques années employez
ces arbres que‘vous avez écoués à vous faire des de-
meures pour vous et‘vos animaux qui seront incor-
ruptibles, en raison de leur aûutement.
RUYERES.—Si le sort ne vous donne à cultiver
‘que des terres de bruyère, re perdez pas courage ;
car si elles vous donnent ‘peu de profit, elles n’exigent point un travail pénible. ‘La terre est une bonne nière, qui nourrit ses enfants, pour peu qu’ils soient laborieux.
Les terres de bruvère consistent dans un mélange
‘de sable et de débris de vécétaux ; on les regarde
ordinairement comme stériles, quoiqu'il soit pos- 8ible d’en tirer païti ; elles sont rares dans le Bas. Canada. Comme elles ne produisent que des brous- ‘salles, leur défrichement est assez facile, ainsi que leur culture.
“On arrache les plus grosses touffes de bruyère, de
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