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gonets, de jores, et: autres plantes, à la:pioche:;, on en fait des composte, mêlés avec de la cenûre des ‘gazons et les:pluntes qu’on: tire du fond de l’eau, que fon trouve ordinairement duns les bas fonds:; aus shôt que l'on a défriché. une certaine étendue: de terrain, on y sème de l’avoine, parcuqu’elle: vient Lien dans tous les: défrichements ; l’année suivante on fait un nouveau défrichement, dans lequel on sème-de l'avoine, et-dans le premier: défrichement des fèves, des pois, des choux; des patates, et autres légumes; la troisième année on: pourra semer, sur le’ premier terrain défriché, du bled ; la quatrième dèù sarrasin:et des: naveaux ; la cinquième dur vrèfle, et la sixième du bled'; ainsi des autres années.
La terre de bruyère est très propre et recherchée pour certaines plantes et arbustes.
LanDes.—On cntend'en général par landes, une étendue de pays où la terre est dénuée d’arbres. ct que l’on suppose stérile ; cependant, avec de la
rérséverance et quelques faibles travaux on parvient à en tirer parti, comme des bruyères, en 8e conformant à ce qui est indiqué à cet article, auquel je renveye le cultivàteur qui a le malheur d’être obligé d'y vivre. |
Marais. —On comprend sous cette dénomination de vastes terrains couverts d'eaux, qui n’ont aucun ou peu d‘écoulement,et qui ne disparaissent naturellement que par l’évaporation ou l’infiltration.
Un marais abandonné à lui-même est un dangereux voisin à tout être vivant lorsqu'il s’assèche ; mais il peut par l’industrie humaine devenir un lieu charmant, former de belles prairies et alimenter ‘hommes et bêtes, en suivant les directions données à l'article Bruyères et Dessèchement.
DessecHEMENT.—L'eau est indispensable à la vég'étation, mais sa trop grande quantité est nuisible et fait mêtne périr.une grande quantité de plantes ; ii la taut donc dispenser judicieusement.
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TN ÿ a des terrains qui ont-une surabondance d’eau: dont il faat les débaresser au moyen de .dessèchement ; il y « des grands et des petits dessèche. ments , je ne parlerai que des derniers qui con. cérnent chèque cultivateur en ‘particulier :et:qu’il est de son mtérêt de faire. «if Dans les terrains très-en ‘pente les-dessèchements
se font facilement par le moyen de fossés tantôt
arallèles, tantôt perpendiculaires-à la: pente, qu'on aisse ouverts, ou qu’on couvre de longues pierrer, ou qu’on remplit de pierre ou dé fagots d’épines et sur lesquels'on jette la terre qu'on a tisée de ces
fossés.
Dans les terrains peu en pente on pratique de trous: profonds pour ‘contenir les eaux ; on perce l’argile ou lelitde pierre quices supportent-et elles s'écoulent, ;
Dans-les champs cultivésion fait des sillons avec Ja charrue,-et dans les-praines des rigoles qui conduisent les eaux dans les'fossés de ligne.
Un bon cultivateur ne-doit point4laissor séjourner les eaux sur ses terres, et encore moins les y laisser croupir ; il doit, après chaque ‘abât de plhine, sortir avec sa pioche, visiter ses champs, et accélérer l’écoulement des eaux, en':faisant des rigales. :
Fricae.—On'appelle friches des terrains qui ne sont point cultivés, qui ne preduisent qu'une herbe chétive et quelques broussatiles de peu de valeur ; , on donne encore ce nom aux:terres qu’on Jaisse reposer, -et sur lesquelles ‘on met paccager les animaux. | :
Ces terres laïssées «en friche:sont malheureuse. ment trop conmmures en Canada,.et diminuent beaucoup trop les produits agricoles du pays,
Un arpent de-ces friches, clans et.cultivé convenabloment, pourrait cependant produire plus:de nour-
il'est temps, Canadiens, que vous ouvriez les yeux sur cette pernicieuse. pratique, fondée sur une er. reur grossière, que la terre a besoin de repos, et qui est rejetée partout.
Si ces terrains sont labourables, mettez-les-en valeur ; s'ils ne le sont point, plantez-les en bois,
Je n’entrerai point dans le détail des moyens d'utiliser ces friches, attendu que ce serait répéter oe qui se trouve aux mots Lanpes, BRUYERES, et Marais.
IRRIGATION.—L’irrigation est l’art d’arroser les terres ; cet art est ineonnu. et. inusité: en Canada, quoique d’une grande utilité dans certains pays méridionaux, et'pour certaines plantes.
Cet art se divise naturellement en deux. parties principales : la théorie et la pratique...
On comprend dans la théorie la connaissance des. différentes propriétés des eaux et leur destination, les moyens d'en corriger les mauvaises qualités et: de les employer dans les. circonstances et temns convenables, les différentes espèces d'irrigations, les. travaux-qu’elles-exigent, et leur méchanisine,
Et par pratique on entend les-différentes applica: tions que l’on peut faire de la théorie, suivant les ‘eirconstances particulières des localités.
On sait généralement que les eaux repandues sur les terres en quantité suffisante et en saison conve-. nable, sont pour elles un puissant amendement ; mais elles ne sont pas toutes également bonnes pour iesirrigations, et même il ÿ en a de pernicieuses à la végétation. É
Les meilleures sont celles. dans lesquelles les légumes cuisent facilement et qui dissolvent bien le savon ; les eaux chaudes doivent être refroidies-et les froides réchauflées, en les battant avant de les. employer.
Les: irrigations en été sopt généralement favo.