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rables à la végétation, mais il faut savoir ‘les pré: portionner à.la nature da sol, à l’éspèce de protluité, et'à la température du climat ; par exemples duns le
Bas-Canada on doit s’empresser, à retirer les ‘eaux des irrigations avant les gelées.
Je concluerai donc.par conseiller seulement à ceu ai ont à leur disposition des eaux -en quantité sufsante et de bonne qualité d’en faire usage, pouruu qu'ils puissent le faire à peu de frais, au moyen de canaux, de fossés et de rigoles ; et de conduire les eaux daus toutes les parties de leurs champs poyr les arroser pendant les sécharesses, particulièrement
dans les prairies; mais afin de les distribuer à
keur: gré, 1 faut sur lemaître canal faire des ‘empelle ments qui puissent à volonté arrêter et lâcher les eaux etn’en pas répandre plus que la.terre n'en puisse absorber dans peu de jours ; parceque ;si elles y séjournent long-temps, elles seront plus:nuisibles que profitables. :
datutres.—On'entend par Jachères ‘l'état Ge repos, ou de non-culture, «uquel on -condamne.-une pièce de terre, pendant un certain temps, pour. ré warer, $oi-disant, sesforces, ou pour faire paccager les baatiaux ; deux mauvrises raisons, la terre nêrse sepose point, puisqu'elle pousse lors ‘mème qu'on veut la faire réposer,et vingt arpents de-terre mis æn paetcage ne foutnit ‘pas ta quantité de fuurage qu’un arpent bien cultivé peut produire. d L Ces considérations ont fait rejetter dans toutes les contrées agricoles ‘les jachères, et engageront, ‘sans doute,les'C:..1adiens'à en faire auturt et à chltiver la totalité ‘de leurs terres, d Nous renvoyons à l'urticle succession ide culture les moyens de tireriparti de'ces Jaghères. di Lasoër.—L'opération du labour est. ly plus importante de toutes les opérations agricoles, “et ‘exige
au plus haut dégré l'emploi des facultés intellectu. elles et corporelles du cultivateur. |
Il doit savoir que les labours ont trois motifs principaux.: — |
1. En divisant la terre, ils la rendent plus pénétrable aux racines des plantes qui,s’étendant d’avantage, prennent plus de nourriture et donnent par conséquent naissance à plus de tigeset à plus de der, ou à de plus grosses tiges et de plus beaux
ruits.
2, Ils ramènent à la surface la terre végétale neuve, c’est-à-dire, qui n’est pas encore en état dissoluble, et mélangent ses molécules de manière à les disséminer plus également.
3, En donnant une plus facile entrée à l’air,ils favorisent son action, pour rendre soluble une portion du terreau, et produisent probablement d’autres ef. fets que nous ne connaissons pas encore,
Il n’y a pas de doute que les labours n’augmentent la fertilité du sol.
On peut labourer à toutes les époques de l’année pour certains terrains, le temps des. grandes gelées
et des pluies excepté.
Dans toutes les exploitations rurales où le système des assolements est admis, on laboure la terra aussitôt qu’elle est dépouillée de la récolte, et on s’en trouve bien. |
Il est d'usage de labourer l’automne les terres destinées aux céréales, et ensuite le printemps, avant les semailles.
ILest des terres si dures par leur nature, qu'on ne peut les labourer qu’après la pluie ; il en est d’autres si susceptibles d’absorber et conserver l’eau des pluies, qu’on ne peut les labourer qu’après une plus ou moins longue sécheresse ; ces deux cas, qui se rencontrent fréquemment, doivent donc influer sur l’époque des labours,
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Les terrains secs et légers doivent être labourés pr premiers au printemps, et les argileux les derniers,
Puisque le principal motif da labour est de diviser la terre, plus elle sers tenace, plus il faudra de labours ; par conséquent les terres légères en demandent moins qne les terres argileuses. ?
La profondeur des labours dépend de la nature du sol et de l’objet pour lequel on les entreprend ; Ja mesure commune doit être entre sixou huit pouces selon la qualité du sol. |
Une chose à laquelle on doit faire attention est de tenir les raies extrèmement droites et les plane ches de même largeur.
La bonté du labour dépend beaucoup de l’habileté du laboureur ; quelque facile qu’il paraisse de conduire une charrue, c’est un talent qui ne s’acquiert que par un long exercice ; il faut un coup d'œil juste pour faire les raies droites, et ne pas ler hacher. Il doit savoir comment s‘y prendre pour faire piquer, plus ou moins, et maintenir sa charrue, afin de ne preadre toujours que la même quantité de terre, soit en profondeur, soit en largeur, &ce.
PRAIRIE.—On les distingue en Prairies NaTu- RELLES, ARTIFICIELLES, TEMPORAIRES, FourRa- GERES, OU MoMENTANÉES et SRCHÈES. |
Prairies NATURELLES.—On donne le nom de PRÉ, ou de PRAIRIES NATURELLES, ou d'HERBAGE, à toute espèce de terrain qui produit naturellement une herbe assez abondante ou assez haute pour pouvoir être fauchée à sa maturité, et convertie en foirr.
Je réunirai ici tout ce que les agronomes ont four. ai ne meilleur sur la culture des unes et des autres,
L'auteur de la nature a donné aux divers paturages un caractère particulier, qui peut les faire conmaitre par les animaux qui les broutent.
Les paturages les plus ee que l’on rencontre sur
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‘fes lieux les plus élevés paraissent destinés. àrla nourriture. des chèvres. et. des, bêtes à laine.;. les bêtes chevalièrés se tiennent dans les vallons, et œelles à cornes ne prospèrent que-dans.les paturages les plus gras des plaines.
… D'après ces observations on admettra trois classes de prairies naturelles : les hautes, les moyennes, et Jes basses. x
Les-prairiesa de la première classe peuvent être banifiées. par. la culture ou les irrigations ; elles donneraient alors des herbes fines et succulentes,, au Leu que dans leur présent état. elles n’affrent queide bien faibles ressources.
Celles de la seconde classe sont ordinairement encloses et. fournissent de meilleures herbes, étant sur un meillenr fonds et plus humide ; elles doivent être convenablement nettoyées l'automne, les fossés et. rigoles bien curés, afin de profiter des eaux de cette saison, qui fournissent des allavions de la première qualité.
Les travaux d’améliorations, le printemps, sont l’'extirpation des mauvaises plantes, et le remplacement des vides par des graines analogues à la nature du sol.
= Onne doit pas négliger de répandre des engrais sur ces prairies ;. tous sont bons: les fumiers, les boanes. terres, l'argile, la marne, le plätre, la chaux, toutes sortes de cendre, les vases, les varecs, les irrigations. d'eaux troubles ou claires, &c.
Si l'usage de ces engrais était trop dispendieux, il vaudrait mieux défricher ces prés et les cultiver en céréales, et les convertir en prés-gazons, pour Îles défricher encore lorsque. leurs produits- viendront à diminuer. | - ba msilleure manière de consommer Îles produits | de.ces prés serait de les faire pâturer tous les deux ans; : d'abord par les bêtes à cornes, et ensuite par
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