‹ Traité d'agriculture pratique [microforme] (volume 4)Chapitre 19 sur 24 · LK · texte numérisé non relu

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les-:moutons ;. da neles. faucher que dans les années inter-nédiaires, ;

. Les. travaux des prairies de la. traisième classe sont absolument les mêmes que ceux de la deuxième.

On doit,.un peu avant les pluies d’autorane, retirer les animaux de ces prairies, curer les fossés, les rigoles, réparer les empellements, et. assurer par là l'écoulement des eaux, pour donner la première irri- &atian ;. rnouveler ensuite ces soins jusqu’au printems, pour alors.aetiver la, végétation, et même après da première coupe; défricher les parties trop hu- «mides pour favoriser la destruction des manvaisas herbes ;, y mettra des engrais qui'feront d’avtant plus d'eft qu'ils.serent de meilleure qualité ;. dans ces parties humides et marécageuses,. on doit faucher, dans le mois de mai, les joncs, les roseaux, les gayeuls, et pour les détraire on jette dessus des cendres qui, en entrant dans leurs tubes. ouvertes, les brüleront.

La.combustion de.ces jancs, &c. sur les lieux-mé. mes produira le, même. effet avec, mains de frais ;

aussitôt après ce fauchage, on. met les bestiaux dans ces prairies pour quelques. jours. seulement, pour consommer ce qui a échappé. à la faulx ; ensuite on les. rethe sion veut faucher une seconde fois,

Les prairies maréçcageuses et les marais n’ont pas

‘besoin d'engrais ni d‘irigations ; on doit au contrai-

re les-défricher par tous lesmoyens les.:moins dispen -

‘dieux; on ne doit point épargner les fossès et les ri- :goles pouriles égouter;ou les digues-pour contenir les

eauxsupérieures, afin qu’elles ne séjpurnent pas sur la place : les portions défrichées seront destinées à faire. des paturages et les. autres seront fauchées.

Ov: les divisera donc an paturage de différentes. as. pèces suivant Phumiditénaturelle plus-ou moins graa-

sès, des clôtures:et ‘des plantations analogues à la pature du terrein,et après en avoir extirpé les joncé et glayeuls, on en obtiendra d’abondantes récoltes pendant plusieurs années, d'avoine, de chanvre & après quoi on les sème en herbe. |

Les travaux de conservation de ces prairies ainsi défrichées consistent dans l’entretien des cannaux, des fossés, des rigoles, des clôtures et dans l’extir, pation des mauvaises-plantes.

Le moment le plus favorable ‘pour récolter les #oins est lorsqu'ils sont généralement en fleurs.

Un beau temps'fixe est nécessaire pour faire de bons foins ; si le foin est rouillé, par quelque cause ‘que ce soit, le-mieux est de le faucher immédiate. ‘ment afin de procurer de bons regains qui dédommagent du rouillé que l’on ne doit empleyer qu’à faire de la litière

Les regains sont ordinairement très faibles dans ‘les prairies de la seconde classe, ceux de la troisième et quatrième son plus abondants.

Ces foins denrandent à être serrés dans un état de siccité complet ; ils sontexcellents pour les veaux d'élève et les poulins. |

Le meilleur foin est celui qui provient des prairies ‘sèches : on le réserve pour les cheveaux ; le plus mauvais est celui des prairies très humides et maré- ‘<ageuses, dont on ne devrait faire usæge pour les bétee à corne que dans un cas de disette de fourrage ei «avec beancoup de précautiou, en le mêlant avec de da paille

PRAIRIES ARTIFICIELLES.-On ne peut faire de bonme agriculture, sans prairies artificielles ; elles sont le fondement d’une fortune assuiée pour tous les cultivateurs qui en établissent avec connaissance 6e cause. c’est cette connaissnce que je veux donner aux cultivateurs du Bas-Canada. :

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rain que l’on veut mettre en prairie artificielle, un l'automne et l‘autre le printemps, il ne suffit pas que la terre sait bien divisée, 1l faut encore quelle soit bien engraissée.

Les opérations les plus importantes ensuite sont, lD'épierrement, le hersage et le roulage

Comme les pierres sont nuisibles à la fauchaison,

on doit les faire ramasser par des enfants avant le

second labour et les faire servir aux réparations des chemins ; on doit herser, non: seulement avant les semailles, mais encore tous les printemps, les prairies artificielles avec une herse de fer ; aussitôt après les semailles on doit passer le rouleau.

Une chose bien essentielle aux prairies est le nivellement exact du sol,

Ce sont les graines de la première coupe qu’on doit employer pour la formation des prairies ; pour quoi tout cultivateur jaloux du succès de ses cultures doit réserver une portion de ses prairies pour la graine et ne la couper qu’à parfaite maturité.

Mr. Gilbert fameux agronôm français est d’opinion qu’il y a un milieu à observer dans la quantité de semence que l’on doit contier à la terre pour former une prairie artificielle ; les plantes vivaces doivent être moins serrées que les annuelles, dit-il; la quantité aux environs ce Paris par arpent est de dixhuit livres, terme moyen, pour la luzerne, de seize livres pour le trèfle et de deux cent vingt livres pour le sainfoin.

Le fléole en français, ou Timothy grass en anglais,

. connu en Canada, sons le nom de Mil, exige de dou-

ze à seize livrés par arpent

L’ensemencement des prairies artificielles se fait exclusivement à la volée, sur un labour plat ; les graines ne doivent être ni trop ni pas assez enter-

rées ; un hersage léger suffit pour les terres fortes et un roulage pour les légères.

. On neeoupe point les prairies artificielles la'prémière année, ce n’est qu'à la seconde qu’on îles coupe jusqu’à deux fois.

Une prairie de luzerne dure de‘huit à vingt anis ainsi que célle de timothy ; celle de trèfle ne dure

ue deux à trois ans, et celle de saintoin de six à ‘douze ans ; le tout suivant la nature du terrain,

Le moyen le plus sûr de conserver la qualité dés fourages est de les mêler avec dela paille en for. mant'un lit de foin-et an de paille alternativement’; ‘ils trouvent tous deux un égal avantage, dans cette

“anion: ha paille devient aussi appétissante que le

foin et ce dernier aussi inaltérable que la'paille, :

Une proirie-artficieHe qui commence à diminuer

eut être amendée par toutes sortes d’engraiset par ä plupart des amendements ; maïs parnri les amendementsil en est un dont on peut faire usage à toutès les époques, c’est le PLATRE et à ‘son défaut la cHAUx ‘en pouüre. | |

Quant enfin ces prairies sont ‘épuisées on les la. boure et on les sèmeen céréales on autres plantes.

PRAIRIES TEMPORAIRES, FOURRAGERES OU MOMEN- TANÉES.—On donne ces noms à des semis de plantes annuelles, dans l'intention d’en appliquer le produit-en herbe à la nourriture des bestiaux.: °

Parmi les plantes qui sont dans le cas d’être em..ployées à cet objet, il en ‘est deux qui méritent la préférence, le Sereze et ‘le Maïs, ‘ensuite vient L'a-

vOINE, le froment, l’orge, la vesce, les pois gris, }esfèves de marais, les lentilles &c.

Une ‘exploitation bien conduite ne peut dispenser d'avoir des prairies temporaires, indépendamment des naturelles et des artificielles, parcequ’elles dont nent un patwrage:ou un fourrage d'herbe fraiche aux épnques de l’année où on en manque erëimaire ment ; on doit s'empresser d'en faire et surtout quand on s’appercoit que les fourrages he seront pas abon dants,

les laplantes.

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PRAIRIES SECHES—Sont celles qui sont situées dade des terrains sablonneux ou de peu de profondeur, dont l'irrigation est impossible,

Ces sortes de prairies servent de paccage, et se taucnent rarement , elles sunt cependant susceptibles d’être cultivées, mais de loin en luin, en seigle et en avoine ; on en fait quelquefois des prairies artificielles avec du saiu-foin ; en géneral on les conserve pour l’usage des vaches et des moutons, qui y acquièrent une excellente chair, et les premières un lait très savoureux. : |

Comme c’est la masse des fourrages qui fait la fortune des cultivateurs, en les mettant en état d'élever un grand nombre d’animaux, ils doivent sentir, sang autres commentaires, combien ilest intéressant pour eux d'employer tous les moyens pour s’en procurer.

RécoztTes.—La récolte est le, résultat et la juste récompense des travaux du cultivatenr ; .s’il a bien opéré,.il y trouve la rentrée de ses avances, le salaire de ses peines, et la cessation de ses inquiétudes,

Chaque récolte à son époque indiquée par la nature que le cultivateur doit saisir avec empressement ; il doit avoir ses instrumens et ses agrès tous prêts, pour n'être pas exposé à des pertes considérables,

Il n’y a en Canada que deux principales récoltes de la grande culture, savoir : la coupe des foins et celle des grains ; les autres n’ont point de caractères particuliers, et se font sans le secours d'agents étrangers, L

La récolte des foins est la première ; ses instru: ments sont des faulx, des fourches, et des charettes ; ses agents sont des faucheurs, des faneurs, des voituriers, et des chargeurs. ER

Après les foins vient la moisson des céréales ; ses instruments sont des faucilles, des faulx à rateau, des arrhes pour botter ; les agents sont des coupeurs, des faucheurs, des lieurs, des voituriers, et deë chargèurs. Q

Ces opérations exigent une grande activité ; on ne doit pas épargner les bras dans ces occasions, afin d'éviter les pertes que le moindre retard peut occasionner ; ainsi les cultivateurs et les maitres des collèges y emploieront tout leur monde,

RECOLTES AMÉLIORANTES.—On donne ce nom aux prairies artificielles coupées avant la maturité de leurs graines, ainsi qu’aux cultures de navets, de raves, de choux, de carottes, &c. |

Par extension on a donné le même nom à des recoltes épuisantes par leurs graines, comme à des semis de vesce, de pois gris, de gesse ec. ainsi qu'aux cultures qui demandent des binages d’été, qui non seulement détruisent les mauvaises herbes, comme la patate, le maïs, le topinambour, mais améliorent le sol, &c. .

Recoures ÉPUISSANTES.—De même qu'il y a des récoltes améliorantes il y en a d’épuisantes, Les récoltes qui ont pour objet la maturité des graines, comme le froment, l'orge, le seigle, l‘avoine &c. sont très épuisantes, ainsi que la culture du chanvre, du lin, du navêt, du pavot, &ec.

RÉCOLTE DEROBÉE.—On donne ce nom à la ré.

colte qu’on fait après celle du seigle, de l’orge, du blé, de l’avoine, du trefle, du mil et d’autres plantes qu’on a semés avec ces céréales, ou après ; car loin de nuire à la fertilité de la terre elles l’améliorent, surtout si leur produit est consommé sur la place par les animaux, et augmentent les revenus.

RÉCOLTES ENTERRÉES POUR £NGRAIS.—Ce n’est que depuis quelques années qu’on s’est imaginé de semer dans l'intention d'’enterrer une récolte pour s’en procurer une autre plus avantageuse, la théor:c de cette opération est fondée sur ce que les plantes vivantes portent dans la terre une surabondance de carbone, une humidité durable, et prolongent l’effet des labours en y laissant des vides après leur dé- <omposition. | :

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La conséquence est qu'il faut préférer d’enterrer on des plantes à 1acines épaisses, ou à tiges charnues, ou à feuilles nombreuses dans les terreins secs et légers, et dans ceux argileux et humides des plantes à tiges très raméfiées, très sèches et lentes à se décomposer.

Celle de ces plantes qu’on préfère le plus généralement dans les climats septentrionaux, comine le nôtre, sont our les terrains secs et légers, la rave, le navêt, le sarrasin et le trèfle, et pour les terrains argileux la fêve de marais, les pois et la vesce.

Le tabac semé à la volée le printemps est la plante la plus avantageuse pour être enterrée en vert.

Il est fort à désirer que cette bonne pratique soit adoptée en Canada, où le funier qui est le seul engrais usité, est si peu commun.

RécoLTe MorTEe.—C’est une récolte que la gelée, ou la sècheresse, les grandes pluies, ou les inonda. tions ont rendue si médiocre, qu'elle ne mérite pas les frais de la couper, ensorte que l'unique parti à prendre est de l’enterrer par un labour et d’y semer d’autres articles comme raves, navêts, trèfle &c.

SUCCESSION DE CULTURES.—On a désigné sous ce nom l’ordre de rotation dans lequel les végétaux soumis à nos cultures ordinaires peuvent se suivreavantageusement sur le même champ, pendant une suite d’années plus ou moins prolongée, conformément aux principes d’assolements, qui sont comme suit :

Le Seicze est très propre à être aiterné avecle sainfoin, sur les terres peu fertiles.

L'once se sème avantageusement avec le trèfle : ou le sainfoin, et peut être suivi Immédiatement du trôment et du seigle, ou même précédé d’unc récoite : de pois hâiifs fais de bonne heure.

Le Samwroin peut être alterné sur les sals ingrats, avec le seigle, l'orge, le sarrasin, la pomme de ierre, lé topinambour et autres plantes. l;,

Lenrire.—La lentillé s’intercale, avec les céréales sur les terres meubles. plutôt sèches qu’humides. | | Ji

Le Lupin était en grande vogue chez Îles anciens. Rosier remarque qu’après les prairies artifi. cielles, c’est la meilleure plante pour alterner les champs, il croît surles plus mauvaises terres, les sables, les graviers et les terres rouges. à

HanicorT.—Le blé reussit très bien sur le champ où on a recolté des haricots ou fêves, on peut les semer avec le maïs et le topinambour, dont les tiges leur servent de rames. j

Raves ET Navers.—Ces plantes présentent trois manières d’entrer dans les assolements ; la première est de les intercaler dans une année de jachère, entre deux cultures de céréales, après un ou deux labours et des engrais, bien consommés : la seconde est de leur faire suivre immédiatement, dans la même année, sur un seul labour, où même sans labour et engrais une première récolte principale, faites à diverses époques : et la troisième est de les semer de bonne heure au printemps, avec ou sans engrais, pour fourrage ou pour engrais végétal, après une récolte épuisante faite l’année précédente.

SaRRASIN, ou blé noir, il peut entrer dans les as. solments, soit comme récolte seule, dans une année, intercalée dans deux récoltes de graminées, ou autres plantes, soit comme récolte secondaire très propre à remplacer celles qui ont été détruites par accident.

ParaTes.—Les pommes de terre ou patates réus sissent très bien dans les nouveaux abattis, avant la coupe des gros arbres : on peut après le premier

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les agne anées, ou ire très ites par

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renchaussage semer des raves et des navets dans les rangées vides ou sillons ; il est démontré par des expériences réitérées, que toutes sortes de productions prospérent soit céréales, ou plantes légumineuses quelconques, -dans un champ où l’on a récolté des patates.

TopiamBour.— C’est une plante dont la cul:

ture introduite depuis peu en Europe est fort recommandée dans la grande culture, en plein champ.

En partant d'une récolte en grains à laquelle on désire substituer l’année suivante une culture de topinambours, voici les rotations qui parais. sent les plus convenables pour atteindre le but désiré.

ire Rotation.

ire Année, topinambour ; 2e année, grain arti. ficiel avec graines de printemps ; 3e année, prairie ; de céréale ; 5e année, topinamhour.

| 2e Rotation.

‘ire Année, topinambour pour tubercules ; 2e, an. née, topinambour pour pature seulement ; puis la même année, sarrasin, blé d'inde pour fourrage ; 3e. année, topinambour.

TournesoLs.—Le tournesol ou soleil, est une plante annuelle recommander par Mtre. Cretée de Pattuel dont le nom est si avantageusement connu des cultivateurs. Cette plante doit nécessairement par ses nombreuses racines fibreuses et chevelues erapeunter beaucoup de la terre, mais elle le rend avec usure par ses feuilles larges et poreuses, pourquoi elle doit être regardée comme une culture préparatoire qui peut être utilement intercalée, dans les sillons de pois et de fêyes, parceque ses tiges

leur servent de rames.

Cette plante a des propriétés rare qui la

rendent recommandable. Dans la Firpinie ses grains servent à faire du pain et de la boûillie ; ses sommi

tés se mangent cuites, comme des asperges ; les rains donnent une bonne huile, servent à nourrir es volailles, les feuiites se donnent aux vaches et. les tiges déssechées servent à cnaufer le four et faire bouillir la marmite.

FroMenT.--Le froment est la plante par excel lence, en ce qu’elle fournit le meilleur pain. Le désir irréfléchi d’obterir des récoltes de ce premier de tous les grains, fait qu’on emploie toutes sortes de moyens pour s’en procurer ; mais la providence a voulu exiger du cultivateur l’emploi de toutes ses fa. cultés intellectuelles et corporelles, afin quela sen-

itence portée contre le premier homme fût éxécutée en son entier, de ne manger son pan qu’à la sueur de son front. |

. Comme j'ai déjà traité de sa culture à l’article dur FROMENT,je ne parlerai que de’sa rotation ; ainsi J’ob-

serverai que la répetition du sémis pendant plusieurs années consécutives, de cette graminés sur le même terrain, est pernicieuse ; qu’on ne doit pas le permettre même pour deux années de suite, quoiqu’avec les meilleurs eugrais, parce que c’est de toutes les graminées celle qui affecteou appauvrit le plus Ja terre ; il faut donc l’alterner. |

On doit toujours faire précéder au froment une culture améliorante et préparatoire ; ne jamais semer sur le champ où l’on a récolté du froment, des grains épuisants d'orge, de seigle, d'avoine &c. &c.

Plutôt un sèmele froment sur la fin de l’hiver plus le produit est abondant. |

Il y a plusieurs exemples qui prouvent que du froment fauché, après avoir éié endommagé par quelqu’accident, au moment où il allait épier, a fourni une bonne récol# au moins un abondant fourage.

Avorne.—La €tlture de l’avoine est ordinairement très productive après les défricherhents d’étangs ct de marais, les défrichements de boisetde prairies naturelles et artificielles.

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Elle devient très précieuse et avantageuse pour succéuer au printemps à toutes les récoltes préparatoires, faites trop tardivement pour pouvoir les rempee par le froment, ou un autre ensemencement

’automne ; dans ce cas elle convient particulière mént après la pomme de terre.

Elle est généralement très avantageuse, sur un seul labour bien fait, pour détruire les prairies dont a voulu conserver le paturage aux bestiaux pendant l'automne ou après la culture des navets.

DEs GRAMINÉES VIVACES € DES PRAIRIES.—Les

terres d’une nature argileuse, compacte et humide, doivent être couvertes de semences choisies de graminées vivaces adaptées aux circonstances locales ; celles naturelles ét aquatiques, celles qui peuvent être aisément arrosées,celles qui sont placées au fond des vallées, qui sont exposées aux grêles, aux frimats aux brumes, aux débordements, celles qui ont une pente rapide, une surface inégale et raboteuse, une situation escarpée ne sont pas susceptibles d’opérations aratoires, et conséquemment plus convenables aux prairies ; il vaut mieux, dans ce cas, se restreindre à obtenir un modique revenu d’une prairie ou d’un paturage, que d’avoir un produit de végétaux à un prix de culture exorbitant.

.-On peut poser en principe que, l'établissement des prairies, des pâturages, des pacagesou herbages per manents ; convient à ces localités, comme les plaines unies, et d’un trailement facile réclament plus particu lièrement la culture alternée des céréales et des plantes légumineuses.

Les prairies basses et humides veulent plus parti culièrement le pâturin flottant, la canche aquatique le vulpinr, l’agrostide genouillé, Je phalaride roseaui le roseau commun, le paturin des marais et cel aquatique.

«Les prairies sèches et.élevées demandent la plu- . part des féluques et des paturins.

Toutes sortés de prairies ét de paturäges exigent des soins de culturé et d'entretien, au lieu de les’ ñËgliger commsé cela arrive fréquemment : il est dé l'mtérét de tout cultivateur de diriger partie de ses' soirs vérs ces sources abondantes de prospérité agricole, d'y multiplier, par tous les moyens possibles, les plüntés lés plus productivés et ptofitables ; surtout d'en evtirper celles qui sont nuisibles ou'inutiles ; célles qui sont malfaisantés, enfin de les clore com: plètement ; de les dessèclier lorsqu'elles sont dquitiques'et marécageuses ; de Jés débarasser dé tout ce qu en les omibrageant trop fortement, nuit à la qua-

lité de leurs produits ; d’égaliser le terrain le plus pôsëible et d'établir des irrigations' qui augmentent leurs révenus d’une manière si éncourageqnte, Voilà pour les prairies naturelles ; passons maintenant au\ artificielles.

Ilest détoute nécessité de faire précéder l’année dé l’étatilisement d’une prairie artificiéllé par une dmée lidrante ; c’està-dire une culture qui exige d'dbohdähts engrais et surtout des saiclages, des hotages, dés buttages, ou d’un fauchement en vert ou de consommation par les animaux sur le champ, ou enfin d’un enfouiment du produit, comme un moyen d’engraissement et de nettoiement. |

Le terrain ainsi préparé doit étre labouré profondément, ameubli et divisé suffisamment pour que lés racines pénètrent aisément à une profondeur co1ves nable ; la herse et le roulean doivent compléter la division et le nettoyementde la:terre.

Il est très intéressant de ne seiner que de bonnes : graines et bien nettes ; de n‘erfiploÿër que celles’ qui coriviennent à la nature du sol ét propres à la nour-

‘ riture des’ espèces d’animaux qui doivent en! con

sommer le produit, Les plantes connues et usitées en Canada pour des

praities sont fe trèfle, le’ mil, le’ sainfoin ; ellés

ent être semées ensemble ou rpennent s mais domme elles mûrissent à des époques différentes, je conseillerais d'en faire dés prairies distinctes et séparées, ne fusse que par cé qu'elles füciliteraient la fauchaison à deg ue rentes et rendraient cette opération pe régulière et moins pressée.

On ne doit pas pérdre-de'vue que pour faire durer ces prairies un long-temps, à faut les faucher au moment de la floraison et ne pas attendre la maturité de lebrs graines, qui effrite la terre de telle sorte qu’elles’ ne peuvent se soutenir que peu d'années ; je no’ crains pas d'avancer que des prairies coupées à l’époque de la floraison des plantes duréront deux fois plus de tenipe, que celles coupées lors de la maturité

es graines 8t néproduiront une pas plus grande quantité' dé fourage par l’abondant regain qu’élies doninent à une seconde coupe.

On ne doit laisser venir à maturité les graïnes que d’un petit compeau de ces prairies, lorsqu'on en veut former de nouvelles.

Aussitôt qu’on s’appergoit que ces prairies dimi. nuentet périclitent, on doît les labourer, les errsemencer de céréales, les” altèrher, pendant trois ou quatre ans, de plantes améliorantes ensuite, pour les convertir de neuveau en prairies.

Taérie. Le trèfle dit M, de Père réussit bien dans les terrains argileux quand ils, sônt égoutés parfaitement, bieu arñeublis et amendés ; on ne doit pas, dit-il, en tenter la culture sur ceux trop amaigris par défaut d’engrdis, où par une longue succesion de récoltes épüisantes, ni sur les‘terrains couverts de pierres, ou de graviers, ni sur les'terres ferrugineuscs, subrergées ou marécagéuses,

Qüand on n’a pu furner la terre avant d'y emer du trèfle, il convient dé le faire l'automne uivant, enle couvrant légèrement suit de fumier, oit de chaux, de’poudrette, de cendte, de charbon ulvérisé, ou de suic.

Un ües plus grands inconvénients du trèfle est la difficulté de son fanage; ils est prudent de le méler, quand on l’a seché convenablement, avec du vieux foin ou de la paille,pour le préserver et donnér bon gout à ces fourages.

. Le trèfle soit en vert, soiten sec. offre à tous les animaux une nouriture saine et abondante ; on ne doit leur en donner qu’avec réserve ; car l’excès lors qu’il est vert les relache, et les ; :sserre lorsqu’il est sec.

Le trèfle est la plante par excellence pour alterner . les récoltes sur les terres auxquelles il convient ; : lors qu’il est bien nuluté toities lre céréales qui lui succèdent donnent des produits plus avantageux

u’après la jachère absolue ; il résulte de tout ce que

essus cette précieuse vérité, qu'une belle récoite de trèfle assure une belle récolte de bled.

Mr. de Père, qu’on se plait toujours à citer, dit qu'on doit éviter le retour fréquent de cette plante, même sur les terrains qui lui conviennent le mieux ; il recommande le cours de moissons suivant :

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