‹ Traité d'agriculture pratique [microforme]Chapitre 100 sur 120 · IRRIGATIONS · texte numérisé non relu

IRRIGATIONS

'IRRIGATION est l'art d’ar:oser les terù res; cet art est inconnu et inusité en Canada, quoique d’une grande utilité dans certains pays méridionaux, et pour certaines plantes.

Cet art se divise naturellement en deux parties principales ; la théorie et la pratique.

On comprend dans la théorie Ia connaissance des diffèrentes propriétés des eaux et leur destination,.les moyens d'en corriger les mauvaises qualités et de les employer dans les circonstan- - ces et temps convenables, les diffèrentes espé- ‘ces d'irrigation, les travaux qu'elles exigent, et leur mécanisme.

Et par pratique on entend les différentes applications que l’on peut faire de la théorie suivant les circonstances particulières des localités. | On sait généralement que les eaux répandues

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sur les terres en quantité suffisante et en saison: convenable, sont pour elles un puissant amendement; mais elles ne sont pas toutes également. bonnes pour les irrigations, et même il yen a de pernicieuses à la végétation.

Les meilleures sont celles dans lesquelles les. légumes cuisent facilement et qui dissolvent bien le savon; les eaux chaudes doivent être refroides et les froides réchauffées, en les battant avant de les employer.

Lesirrigations en été sont généralement favorables à la végétation, mais il faut savoir les proportionner à la nature du sol, à l'espèce de produits, et à la température du elimat; par exemple dans le Bas-Canada on doit s’empres-. ser de retirer les eaux des irrigations avant les: gelées.

Je concluerai donc par conseiller seulement à ceux qui ont à leur disposition des eaux en quantité suffisante et de bonne qualité d’en. faire usage, pourvu qu’ils puissent le faire à. peu de frais, au moyen de canaux, de fossés et de rigoles ; et de conduire les eaux dans tout:3

les parties de leurs champs pour les arroser

pendant les sécheresses, particulièrement dans les prairies; mais afin de les distribuer à leur gré, il faut sur le maître canal faire des empellements qui puissent à volonté arrêter et donner les eaux et n’en pas répandre plus que la terre n’en prisse absorber dans peu de jours ; parceque si elles y séjournent long temps, elles. seront plus nuisibles que profitables.

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