‹ Traité d'agriculture pratique [microforme]Chapitre 16 sur 120 · FETES · texte numérisé non relu

FETES

fo UOIQUE les fèves soient communes en

] Canada, il est à désirer qu’elles soient AW plus généralement cultivées ; car elles 4 sont d'une grande utilité pour les home mes et les animaux; on en voit peu dans les jardins et point en plein champ.

Ce sont des plantes annuelles pivotantes et breuses. Le fruit est une gousse coriace. On en connaît plusieurs variétés et de différentes ouleurs ; des blanches, des jaunes, des rouges, mèms des noires.

couple d!

fin d'A où!

e la même re le prin s commen rer tout

que cell sonnes lk pe dans lei gent ave

Culture.

On distingue des fèves ordinaires, la fève de marais, dite gourgane, que l’on devrait cultiver en grand pour les animaux. Toutes de-

e l'on cul on mangi curer toul

Emandent un sol substantiel, un peu frais et bien Afumé, pas trop ameubli. Elles craignent les ge-

> et fumécMllées du printemps, en sorte qu’on ne doit les

en rayonisemer que vers le dix de mai dans le district l’enterre ide Québec, et par rayons espacés de douze à r dans leMfquinze pouces, et chaque fève de trois à quatre in. & pouces de distance les unes des autres.

les rez déf Quand elles sont hautes de trois à quatre it les man pouces ou doit les biner et butter, une ou deux une celle fois par un temps humide, après quoi on les ent. laisse tranquilles.

On les mange vertes dans le principe, ave la gousse et mieux quand elles sont mûres ; ce dont on s'aperçoit quand les fanes changent de couleur.

On les cueille en arrachant le pied, qu’on Les fèves laisse étendu sur la terre pendant quelquedne bonne 1 jours pour achever la dessication et la matuliaux. rité ; ensuite on bat au fléau celles qui son On en fa pour être semées. ricassées ; | Comme on peut tirer un double avantage déraisse ave la fève de marais, parce que non-seulement ]dlit les veau: fruit mais encore le feuillage sont excellentille marais b pour les animaux et qu’elles ont l’avantage dalluite. préparer les terres fortes ou argileuses pour le semailles des céréales, on traitera particuliè

erre par ?

omme il es Dans les jar

rement de sa culture ici, quoiqu’elle appartieni mais ne spécialement à la grande culture, au cas quel s®, et de l’on veuille en faire l'épreuve.

On donne ordinairement deux labours pro Ces

fonds, un l’automne et l’autre le printeraps, lil cultiv où l’on en veut semer. n pommée €

Le mieux est de les semer dans des sillondih romaine € espacés de quinze à vingt pouces pour pouvoiif On choisit les enterrer à la charrue, que deux enfantilés claies fs suivent, l’un pour ÿ jeter les fèves à trois ou semer doi quatre pouces de distance et l’autre pour leillée ; ain couvrir avec un râteau. On les renchausse volée ou ensuite une couple de fois pendant la saisonfÿec un ra avec la charrue. blaircir, q

Quand on n’a en vue que d’en tirer du four en semer rage, on les coupe la première fois lors de lalrant l'été floraison et une fois ou deux ensuite. AOn peut €

Si c'est pour engrais qu’on en sème on letre, avant fait sur le terrain où l’on a coupé les premièresanger l’hi céréales et aussi tard que possible on les enmps, one

re par un labour. Sinon on les cueille, omme il est dit ci-dessus pour celles cultivées Dans les jardins.

Proprietes et usages.

ipe, ave nùres ; cé angent dé

ed, qu’on Les fèves soit vertes, soit mûres, fournissent quelquedne bonne nourriture aux hommes et aux besla matuaux.

On en fait de la purée, de la soupe et des hicassées ; les animaux en sont friands. Onenraisse avec de la patée de fèves les volail'28 les veaux. On fait du café, avec la fève e marais brûlée dans la poële et moulue en-

ite. LAITUE.

1 LLE renferme une vingtaine d'espèces, mais on ne fait usage que d’une espèce ; D) et de ses variétés, comme aliment, Culture, bours pro C'est une plante annuelle, connue et nteraps, li cultivée en Canada. On la distingue M pommée et non pommée, en verte, en blonde, les sillon romaine et en chicorée.

ur pouvoir On choisit un lieu bien abrité par un mur ou ix enfantilès claies faites exprès. La terre où on doit à trois oui semer doit être fine, bien terreautée et trae pour leñillée ; ainsi préparée, on y jette la graine à renchausseM volée ou dans des sillons ; on recouvre , la saisorfiec un rateau ; on doit arroser, sarcler et Hlaircir, quand il est nécessaire. On continue r du four en semer par intervalles, pour en avoir lors de lalrant l'été.

| On peut en semer vers la mi-Aoùût, que l’on ème on leMtre, avant les gelées, dans les caves, pour en premièresManger l'hiver. Pour en avoir de bon prinon les en-Mmps, on en sème sur couche chaude, où on | 6 ©

qui son!

antage de lement Je excellent antage de es pour le barticuliè appartien au cas que

les repique ainsi qu’en plein air,quand les gelée

ne sont plus à craindre.

Proprietes et usages.

La Laitue est narcotique; elle rafraichi

l'acrimonie des humeurs.

On la mange ordinairement en salade :

l'huile et au vinaigre, ou avec de la crème

douce et du vinaigre.

Les cultivateurs doivent en faire un usagt fréquent et en donner abondamment à leur

engagés, pendant les chaleurs de la canicule, LENTILLE,

"EST une plante légumineuse que l'a

doit cultiver pour son fruit, dort le

hommes font usage et pour sa feuill

que les animaux domestiques recherchen avidement.

Culture, Elle demande une terre légère, et une exp

sition chaude ; on la sème par rayons écarté

de douze à quinze pouces; aussitôt que le gelées sont passées vers le huit ou dix de mai

dans le district de Québec, le premier binagt se donne quand les pieds ont quatre à cinl

pouces de hauteur, et le second au commenct

ment de la floraison ;' on doit les arroser dan

les sécheresses.

Il faut veiller l’époque de leur maturité car elles s'égrainent facilement, on connai leur maturité à la couleur grise ou roussôtr des gousses, ainsi qu’à la chûte des feuilles ir

férieures : alors on arrache les pieds et on |

gnspend la tête en bas, par petites bottes, pe dant deux ou trois jours contre un mur, sur de

haies, ou

mieux de] bâtiments, une dessi( qu’elles so léau. Il cc avant de 1

Les Lei agréable, !

pu en puré elles se con sont vieilli es cuire ; sition du pan vert.

(Q de quelquefois sur couche ricts supé air. La ci es, l’une haude,

Celle en lieux favor:

ù l’on bê errain de:

le petites

es gelée!

haies, ou échalats, ou des perches. Il serait mieux de les apporter immédiatement dans les

bâtiments, où on les étend et où on les soigne :

afraichit

salade i la crèmt

un usagt it à leur anicule.

> que l'a , dort le sa feuill echerchen

t une expl ons écarté ôt que le dix de mai nier binagi atre à cin( commence rroger daté

r maturité

on connai Ju roussâtr s feuilles ir

eds et on Î4

bottes, pel mur, sur d

une dessication lente est préférable.

sition du pain.

Lorsqu'elles sont bien séchées, on les bât avec un iéau. Il convient de les faire tremper et germer avant de les faire moudre à demi.

Proprietes et usages.

Les Lentilles présentent une nourriture agréable, fricassées au lait comme les fêves, ou en purée ; elles sont d’une facile digestion ; elles se conservent lougtemps ; mais quand elles sont vieilles, il faut les passer à l’étuve pour es cuire ; elles peuvent entrer dans la compo- On ne les mange jamais pu vert.

Page 1