‹ Traité d'agriculture pratique [microforme]Chapitre 18 sur 120 · NAVET · texte numérisé non relu

NAVET

AVET, n’est point inconnu dans ce pays, il y est cultivé depuis son établissement soit comme plante potagère soit encore comme plante fourragère destinée à l'alimentation du bétail.

C'est une plante bulbeuse et annuelle, dont il ya une grande variéte : il y en a de blancs, de jaunes, de noirs même, que l’on nomne raves noires, d’autres dont le sommet est ougeâtre, quelques-uns dont le sommet est ert, il y a le turnep, le rutabaga, &c., &c.

Tous exigent à peu de chose près, la même ulture, soit en grande, moyenne, ou petite ulture. Je ne m’occuperai, dans cette première partie, que de la petite culture de cette plante, ne réservant de la traiter en grand dans la econde partie. Une terre légère et fraiche est onvenable à toutes les espèces des naveaux.

Culture.

On lessème généralement à la volée et fort lair, sur planches, c'est pourquoi on doit mêler a graine avec de la terre ou du sable; on y rocède de la manière suivante : on commence

Si

Par mettre au fond d’un plat, un lit de terre ou

e sable qui couvre c@ fond, sur lequel on réand une pincée de graines ; on recouvre cette emaille d'un autre lit de terre ou de sable, sur equel on répand encore une autre pincée de raines et ainsi de suite jusqu'à ce que le plat oït plein ; on mêle le tout, avant que de le Kter sur le terrain et quand l'opération est

finie, on couvre avec le rateau et on arrose,|

si la terre est sèche.

Cette semence ne. äoit se faire qu’en Mai,f lorsque les gelées ne sont plus à Les soins qu exigent les naveaux lorsqu' ils Pi

ont quatre à cinq feuilles se réduisent à les arracher les pieds qui sont à moins h

KI

sarcler, à de six pouces les uns des autres et à regarnir

par des repicages les places où il en manque:P ‘quinze jours après on doit donner un léger

binage, puis un second un mois plus tard.

On peut, sans beaucoup d’inconvénients, k

après ces binages, enlever tous les quinze jours les deux feuilles inférieures sur chaque pied, et les donner aux animaux.

La récolte des naveaux, pour l’usage journa-

lier, peut commencer dès qu’ils ont atteint la È

grosseur du doigt; mais ceux destinés pour

l'hiver ne doivent se cueillir qu'après l’arrivée R des gelées blanches : alors on les arrache, on Bi les dépouille de leur feuilles ; on les laisse, sik

le temps est beau, deux ou trois jours, étendus sur la terre, pour laisser évaporer la surabon-

dance de leur eau de végétation ; si le tempsk

est à la pluie, ou à la gelée, on les porte dans les bâtiments.

Pour en garder longtemps l'hiver il faut les Stratifier, c'est-à-dire, lesouvrir avec du sable, où de la paille de seigle, dans la cave, ou les mettre sur un terrain sec dans une fosse, de quatre pieds de profondeur, sur la longueur proportionnée à la quantité récoltée, que l’on recouvre en dun d'âne avec la terre de la fosse.

Il sera prudent de visiter cette fosse une cu} deux fois pendant l'hiver, pour enlever les vé-}

à appréhender. À de

Len a desr Iblancs.

{lui donner

Hoétaux a sable et 1:

imprégné:

Les nav sants pour fait usage

2 cuits sous

en donne « encore bo:

c'est-à-dire

dfèves, de b

ES c bull cyli d'u flée

7 que disposées «

gras et hu

L'expér un mauva reau de ja gnon crois

rue, soit à plus scru sur couch piquer en mai,

arrose, À en Mai, M shender, # orsqu'ils Pi t à leski à moins régarnir manque ; E

n léger

ard. L rénients, À nze jours > pied, et

te journaatteint la E inés pour l’arrivée

rache, one

laisse, si , étendus surabonle tempsk orte dans

il faut les k du sable, ve, ou les fosse, de longueur >, que l’on e la fosse.

se une où er tes vé-|

gétaux attaqués de pourriture ainsi que le sable et la paille qui les couvraient s'ils sont imprégnés de moisissure.

Proprietes et usages, Les naveaux sout rafraîchissants et nourrissants pour les hommes et les animaux. On en fait usage dans la soupe : ils sont excellents

Acuits sous la cendre chaude, aux animaux on

en donne crus, coupés par morceaux et mieux encore bouillis et mêles avec de la goudriole, c'est-à-dire, un mélange d'avoine, de pois, de

Afèves, de blé-d’inde, de sarrasin, &c., moulus.

Page 1