‹ Traité d'agriculture pratique [microforme]Chapitre 22 sur 120 · PERSIL · texte numérisé non relu

PERSIL

CN ERSIL, plante bien connue et généralement cultivée en Canada; on en voit dans tous les jardins des villes et des campagnes. Il yen a deux variétés, l'une le persil fin, et l’autre le frisé; la première a les folioles des feuilles

linéaires, la deuxième les a larges et crispées.

Culture.

Toutes sortes de terre conviennent au persil, ‘quoique par sa nature il en demande une fraiche et légère.

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Il faut bècher profondément ia planche où on veut en semer et y mettre du terreau bien consommé; on fait cette semence en tout temps pendant la belle saison, soit à la volée, soit en rayons ; on ne le couvre que d’un demipouce de terre bien ratelée.

La graine ne lève qu’au bout de quarante jours, à moins qu’on ne la fasse germer dans de

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jusqu'à D l'eau tiède * une fois levé, le persil demande à de être sarclé et arrosé dans le besoin.

les lais- On peut commencer à en faire usage aussipermet. EE 45t qu'il a cinq à six feuilles; il vaut mieux employer l’ongle pour détacher les ‘euilles que le facile de les couper avec un couteau ; en coupant leg et en- i tiges avant la floraison on prolonge l'existence l’'aiment M dn pied pendant deux et trois ans. le sur le Pour en avoir l'hiver, on le sale avec les hernorue et Bi bes potagères, ou on en fuit sécher les feuilles ine pour D que l'on met dans de l’eau tiède tremper quelà toutes D ques instants, avant de s’en servir. ne qu'on Prop'ietes et usages.

{ Onfait grand cas de la racine de persil en médecine, ainsi que de ses feuilles et graines; énérale- Æ on les regarde comme apéritives, résolutives, \ en voit R diaphorétiques, diurétiques et vulnéraires. s et des Le persil est d’un grand usage dans la cuivariétés, E sine; il n’y a pas de sauces, de salades, de frisé ; la Æ mets, à la préparation desquels il ne serve : feuilles Æ ôter le persil d’entre les mains d’un cuisinier, crispées. Æ c'est presque le mettre dans l'impossibilité

1 d'exercer son métier avec succès.

En général les cultivateurs ont le tort de se priver d’une foule de condiments dont les propriétés sont salutaires et qui en même temps relevent le goùt des mets les plus simples en les rendant beaucoup plus acceptables.

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