‹ Traité d'agriculture pratique [microforme]Chapitre 64 sur 120 · ENGRAISSEMENT DU PORC · texte numérisé non relu

ENGRAISSEMENT DU PORC

’AGE pour mettre ces animaux à l’engrais, est lorsqu'ils ont acquis tout

on choisit les plus cc jrait conve ments cui tance.. L soufre mê manger, le

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leur développement. Les moyens pour Res, etc. D i j Un des les engraisser sont au nombre de cinq. Æ V1 d Le premier est la castration; le second M'n$i que

jualités e rois prem aiblemen ‘on appro imal go

le repos ; le troisième la nourriture; le quatrième la saison, et le cinquième les soins.

L'opération de la castration peut se pratiqner à tout âge; mais plus l’animal est

jeune, moins les suites en sont dangereuses ; on doit choisir un temps doux ; car la chaleur ou le froid rendent la plaie dangereuse ; le verrat, les truies et leurs petits doivent être châtrés, avant l’engrais, sans quoi leur chair serait

nourriture mais simament du

les forti.

eau tiède, Mdure, coriace, de mauvais goût et peu éconoar la cui. Muique.

Cuisine et Comme le repos convient pour hâter la grais- 8. se, on place les cochons à l'abri de la lumière et du bruit, dans une porcherie éloignée des grondeurs.

X Cochon.

au bout de Distribution de la nourriture, 1eS-UnS € Les semences farineuses sont, sans contredit, L huit. les matières les plus efficaces pour l'engrais : e et les sé- D: choisit celles qui sont les moins chères et petit lait es plus communes dans le canton; ce qui palequel où B;it convenir d'avantage et la diversité des ali-

farine d’'ormois après feuilles de E potagéres au régime,

ments cuits et réduits à une certaine consistance. L'expérience a appris que l’usage du soufre mêlée avec de l'antimoine mis dans leur manger, leur était utile.

| L'automne est la véritable saison pour metre ces animaux à l’engrais, elle est plus abonjante en fruits sauvages et cultivés, elle fourit les débris des récoltes, les balayures et les riblures des grains, les plantes des jardinages, etc.

Un des soins est de dispenser la nourriture, ainsi que la boisson, dans des formes et des jualités et à des heures réglées. Les deux ou rois premiers jours, on ne doit les nourrir que aiblement pour exciter la faim; à mesure que ‘on approche du terme de l’engrais et que l'aimal gorgé d'aliment n'a plus d'appétit, il

aux à l’encquis tout oyens pour re de cinq.

: le second aourriture ; cinquième

on peut se ‘animal est

faut délayer dans l’eau de la farine moulne grossièrement et la convertir par la cuison en une bouillie épaisse ; quelques-uns finissent par leur faire manger quelques minots de pois, pour, disent-ils, affermir le lard.

Les maladies du porc.

Les maladies particulières aux cochons sont la boucle, la ratelle, la soie et la ladrine.

La boucle est un bouton ou tumeur quige développe dans l'intérieur de la bouche du cochon et qui y porte la gangrène. On la traite comme la soie, ou poil, dont il est parlé plus

bas.

LA RATELLE ST une espèce de boucle, la différence

est que les bubons ou tumeurs de la ra.

telle se forment sur les visçères, ce

qu’on ne peut constater qu'après la

mort de l'animal; mais quand on

soupçonne, on employe les remèces indiqués ci-après pour la soie.

La soie est une maladie particulière aux co:

chons, on la nomme aussi le soyon, la poil. RE

Elle se déclare sur un des côtés du cou, sur les amygdales, à la jugulaire et à la trachéeartère.

Les poils qui couvrent la partie affectée de cette maladie sont hérissés, durs et différents des autres par leur couleur terne.

La douieur vive que l'animal ressent a moindre atiouchement, démontre le siège du mal ; la soif la précède ; la tristesse, le dégoût et l’inertie l’accompagnent ; la fièvre au .mente

avec le mal ; l'agitation du flanc et la bave an-

noncent le danger.

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Les principales causes de cette maladie sont, les grandes chaleurs, la sécheresse, la malpropreté des porcheries, l'air corrompu qui sy.

renferme, un repos trop absolu ou un exercise riolent, le manque de boisson convenable, enfin les aliments putréfiés.

Quoique cette maladie soit aussi dangereuse que le charbon, il ne faut pas cependant croire

| que la guérison soit impossible.

Dès que vous verrez la maladie parvenue à sa dernière période, pratiquez une fosse profonde en terre, jetez y les animaux qui en sont. atteints, et après avoir fait brûler de la paille: sur eux, recouvrez les de la terre tirée de la f-.se et battez la avec force. Mettez ensuite: sous des toits séparés les animaux malades, même ceux quise portent bien, éloignés des autres,

Ne perdez point de temps à enlever la place où la soie commence à se déclarer ; au moyen d'un petit crochet de fer on soulève la peau et. on coupe le tour avec un instrument tranchant. jusqu’au fond de la tumeur ; si l’intérieur de la plaie est noir, appliquez y uu bouton de feu, à plusieurs reprises, et mettez chaque fois un petit morceau de soufre sur la brülure.

On donne pour breuvage au malade une infusion de plantes aromatiques vinaigrée, ou de l'eau blanche, dans laquelle on fera dissoudre un peu de sel de nitre : on ne lui donne à manger que trois jours après: la plaie une fois cicatrisée on le purge avec deux gros d’aloës délayé dans de l’eau tiède.

On conseille d'appliquer un bouton de feu

à l'endroit où la soie a coutume de se montrer, à

‘ceux qui ne sont pas encore malades ; on graisse de beurre les plaies et on mêle äans les ali. ments trois ou quatre gros d'antimoine en pou. dre très-fine, et autant de sel marin ; on ajoute du vinaigre dans l’eau que l’on donne à boire.

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