BATTAGE
UAND la saison du battage sera arrivée
le maître expédiera un nombre suffisant
d'élèves, à chaque grange, pour en
battre les grains, sous la direction du
plus expert, qui non seulement aura soin
de le bien faire exécuter, maïs encore fera vaner, sur le soir, ce qui aura été battu, dans la journée, mettre les balles et les graines: à part, faire les bottes de paille, avant que de fermer la grange.
Le but du battage est de séparer les grains.
ou graines de leurs épis, ou capsules.
Le fléau est l'instrument que l’on employe ordinairement pour cette opération, et jusqu'à ce moment on n’a point trouvé de moyen plus efficace. ù
Quatre élèves pouront battre ensemble dans une batterie de dix pieds de 1arge sur vingt de long, en se mettant deux par deux, à quelque distance, vis-à-vis les uns des autres, ils doivent aller et venir dans toute la longueur des gerbes étendues sur ie plancher de la batterie, afin que les épis des chaumes les plus courts soient égrainés comme ceux des plus longs, un coup de fléau sur le bas des chaumes le font mieux tremousser et sortir les grains que celui qui est appliqué vers le sommet.
Lorsqu'un côté des gerbes est suffisamment battu, un des batteurs les relève avec le manche du fléau, il en forme un lit de l'épaisseur de quatre à six pouces, que l’on bât encore «t retourne de même ; on continue cette opéraiion sept à huit fois, suivant que le grain est plus ou moins sec. Aussitôt après on ramasse la paille, avec un rateau, dans un coin de la grange et on ballaye le grain dans un autre Coin, et on recommencera une autre battée aussitôt après. He
La plupart des autres grains et graines, tels que l’orge, le seigle, l’avoine, les pais, les fèves, les lentilles et le sarrasin se battent au fléau, avec peu de différence.
Les graines d’une nature moins solide 8e battent à la baguette, ou ‘au dessus d’un tonneau défoncé, en frappant les capsules sur les parois intérieurs du tonneau ; quelquefois même on bât du blé et d’autres grains ainsi
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