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LES BERGERIES

ONT des bâtiments destinés à loger les bêtes à laine, comme les béliers, les bre-

bis et les agneaux.

Pour qu’une bergerie soit bonne, il faut qu’elle soit assise sur un terrain sec, à l'abri de la pluie, de la neige et d'un soleil ardent; qu’elle ait dix à douze pieds de hauteur entre ‘les deux planchers, et que l’on puisse y renouveller l’uir à volonté.

Une bergerie de vingt pieds quarrés suffira pour loger convenablement une ‘trentaine de moutons que doit avoir un pareil établissement.

On fera des stalles tout le long des pignons, de deux pieds et demi de large sur cinq de long, pour y mettre les brebis allainées avec leurs agneaux.

Comme ïil restera au centre un espace de quinze pieds sur vingt, on y établira un ratelier double au tour duquel les moutons pourront recevoir et prendre leur nourriture.

On aura la précaution de laisser au-dessus des rateliers des ouvertures dans le plancher de haut, non seulement pour y jeter le fourrage, mais encore pour évaporer les exhalaisons copieuses de ce bétail.

On construira dans le centre une forte porte à deux battants de cinq pieds de large, qui ouvrira en dehors, ainsi que deux fenêtres ou guichets en: coulisses, tant sur le‘front que sur le derrière du bâtiment, avec des contrevents, tels et aïn$i qu'its sont recommandés pour les étables.

Deux élèves seront destinés pour prendre

soin de ce bétail pendant un mois ; ils les con-

duiront au champ le matin, dans les beaux

temps, et les iront chercher le soir; il les

renfermeront soigneusement dans la bergerie pour y passer la nuit.

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