CHAPITRE III
nés £QU4T|0]«S A PLUSIEURS INCONNUES.
S I. Des équations du second degré à deux inconnues. 880. FORBIE GéNÉRALE DE L'ÉQUâTION DU SECOND DEGRÉ k DEUX
ntcoNNUEs. Une équation du second degré, à deux inconnues a; et Vf ramenée à la forme entière, ne peut reofermer que six es*
pèces de termes, savoir : des termes en s?^ des termes en xy^ des termes en y^, puis des termes en y, des termes en x^ et des termes indépendants. L'équatîoq du second degré peut donc toujours se ramener à la forme,
Aa;»+Ba;y+Cy«+Da?+Ey+F=0.
281. RÉSOLUTION DE DEUX ÉQUATIONS DONT l'UNB EST DU PRE- MIER DEGRÉ. La résolution des équations simultanées est une des questions les plus compliquées de Talgèbre. Nous n'avons pas à en aborder ici la théorie générale : nous nous bornerons à traiter quelques cas fort simples.
On peut toujours résoudre deux équations à deux inconnues, Vune du premier et Vautre du second degré. Soit, en effet, le système :
Aa?*4-BaT/+Cy*+Dir+Ey-fP=0, \ [1]
ax-\-hy=zc. ) [2|
On tire de l'équation [2] :
c — ax,
substituant cette valeur dans l'équation [1], on obtient uneéqua^ tion du second degré en x :
(A&«— Ba6+Ca*)a?«+(B&c — 2Cac+D6»— Ea6;a?
+ Ce" + E6c +P6* =r 0, [3]
laquelle fournit deux valeurs pour cette inconnue ; et chacune de ces valeurs, mise à la place de Xt dans l'équation [2], donne deux valeurs correspondantes pour y.
Le système proposé admet donc deux systèmes de solutions. Si les deux valeurs de x sont réelles, les deux systèmes de solutions sont réels : ils sont imaginaires, si les valeurs de x sont imaginaires.
288. Cas de deux équations du second degré. Lorsque les équations à deux inconnues sont toutes deux du second degré^ réUmination de Vune des inconnues conduit, en général, à une équation complète du quatrième degré.
En effet, soit le système :
Aa?* + Ba?y+Cy«+Da? + Ey + F=0, ) [1]
A'a?*+B'a?y+CV+D'a?4-E'y+P = 0. j [2]
Poor éliminer y, on pourrait tirer sa valeur de l'une des équationSi et la substituer dans l'autre : mais on compliquerait ainsi réqaation finale de radicaux» qu'il faudrait ensuite faire disparaître, n est plus simple d'éliminer d'abord ^, en multipliant réquation [1] par Cet l'équation [2] par G, et en soustrayant l'un des résultats de Tautre ; on a ainsi :
(AC— CA>* + (BC— CB')xy + (DC— CD> + (EC— CE') y