CHAPITRE y. — TRANSFORMATIONS LINÉAIRES
l'ouï (a') désignant la fonction des coefficients de la. fonction transformée, analogue à I.
De tels invariants sont, par exemple, les quantités A, B, D, lesquelles vérifient la relation identique
Nous nous proposons de démontrer que tout invariant entier est une fonction rationnelle, entière, à coefficients entiers des trois invariants A, B, D.
Si nous formons Tinvariant l' de la forme normale (4 ) du § 71, et si nous remarquons que r=i, il vient
Cette fonction ne peut dépendre que de a^ et du produit a\ a',. En eiTet, la substitution
dont le déterminant est égal à i , transforme la forme normale en elle-même, et laisse a^ invariable; elle change, au contraire, a\
et a'^ en 'k^a\ et yf^ ^ étant une quantité arbitraire.
Posons donc a.^ = z', il viendra
^ étant une fonction rationnelle, entière, à coefficients entiers,
des deux variables a\ a^ et z. D'après les équations (5) du § 71,
Sa'ja'j = z^ — A;
si donc nous multiplions les deux membres de (4) par une puissance convenable de 3, par exemple, 3^, on trouvera
(5) 3vI = ^;(A,^),
'} étant une fonction rationnelle, entière, à coefficients entiers de A et de z.
D'après l'équation (12) du § 71, on a, d'ailleurs,
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on peut donc faire disparaître de ^ toutes les puissances de z, supérieures à la seconde, et écrire
(6) 3vl = x(A,B,^),
y^ étant, par rapport à z^ du second degré au plus.
Mais le premier membre de (6) ne change pas quand on y remplace z par les trois valeurs différentes a'j, aj, «2 » '^ fonction y^ ne contient donc plus la variable ;; (§ 33, II).
On aura donc
(7) 3vI = x(A.B);
y étant une fonction rationnelle, entière, à coefficients entiers. Si, dans la formule (7), on fait la substitution
on trouve que (7) prend l'une des formes
'3vI = *(A,D) ou B*(A, D),
selon que le degré de I est pair ou impair.
Si la fonction I est primaire par rapport aux coefficients a, c'est-à-dire si ses coefficients numériques n'ont pas de diviseur commun, les coefficients de la fonction ^ ne peuvent avoir d'autre diviseur commun qu'une puissance de 3. Il nous reste donc à démontrer qu'ils sont tous divisibles par 3^, ou bien que, si nous supposons ^(A, D) fonction primaire, v est nécessairement nul.
La question est donc la suivante : si dans la fonction primaire ^(A, D) ou B^(A, D) on remplace A, B, D par leurs expressions en fonction des coefficients, les nouvelles fonctions peuventelles admettre le diviseur 3? B étant une fonction primaire, la fonction B^(A, D) ne peut admettre le diviseur 3, que si 3 est un diviseur de <^(A, D).
On est donc ramené à la question suivante : La fonction primaire ^(A, D) peut-elle admettre le diviseur 3, lorsqu'on remplace A et D par leurs valeurs en fonction des coefficients a?
Il est aisé de voir qu'il ne peut en être ainsi. Supprimons par la pensée dans ^(A, D) tous les termes dont les coefficients sont divisibles par 3; la fonction formée par les termes restants devra.