CHAPITRE Vil. — RÉALITÉ DES RACINES. 3oi
De peut dépendre de moins de k variables, et, par suite,
Supposons maintenant que la forme ^{x^, X2, • . • , ^m) puisse s'exprimer à l'aide de k formes linéaires indépendantes
Les fonctions ^i , ^^2, • . ., ^a devant être indépendantes, il faut qu'il j ait au moins un déterminant non nul parmi les déterminants de degré k qu'on peut déduire de la matrice
Pi H ••• w ••• ?;«.
Pi Pi ••• Pa ••• r/n'
Si, en effet, ils étaient tous nuls, on pourrait déterminer des valeurs non toutes nulles des quantités A|, ^2? •••; ^a à l'aide du système
d'équations
/tipj-hA,pJ-t-...-i- AaP*=o (5 = 1,2, ...,/n);
par conséquent, les fonctions 5|, ^2, ..., Zk vérifieraient une relation identique de la forme
/li ^i 4- Aj 2j -f- . . . H- hjiiZk = o
et, par suite, ne seraient pas indépendantes.
Sans restreindre la généralité du raisonnement, on peut supposer que le déterminant non nul est celui formé avec les k premières colonnes de la matrice
s±P|Pl---P^
on peut alors résoudre les équations (2) par rapport k Xt^x^, . . ., Xk' Les valeurs des inconnues prennent la forme
a?i = ^1 4- a^^j Xk+i -+- -^^jn^mj
^î = 7ï+ «A-4-1 ^^-^ï "^ + aj,^//»,
a?A=7A-+- aJ^ja?A-4-|4- -+-oim^m,
les quanlilés y s étant des fonctions linéaires et homogènes des quantités ^j, définies par les équations
5A= PÎjKi H- pjr2 -i-. . .H- pj^r*;
les quantités a sont de nouveaux coefficients, qui se déduisent des coefficients p, et dont la lof de formation n'importe pas ici.
Par hypothèse, la forme <p(j:i • .^2? • • • ? ^nt) peut être amenée à ne contenir que les variables ^i , ^o, «..,.3)^61, par suite seulement, ^M Va» • • • î ^A- Désignons la nouvelle expression ainsi obtenue par ^(j^,J^2, •••îJ'a)J nous trouvons, en nous servant des formules (3), l'identité
si nous }' faisons
il vient
(5) *(a:i, a72, . . ., iTA-) = <p(a7i, a^j, .... a:^, 0,0, . . ., o).
^ est par là entièrement déterminée; on pourra donc poser
(6) *(jK,rî» •••»rA) = ?(ri»r2» .--.rA-jûjO, ...,(.) = ©(:ri,a:2, ...,5r,„).
0 se déduit donc de co en donnant aux m — A* dernières variables (d'après Tordre adopté) la valeur o :
(7) 4>(ari,a:2, ..., J'a) = Zu ^r^r^s-
Le discriminant de ^ est le mineur principal de R, obtenu en supprimant dans R les m — k dernières lignes et colonnes.
Supposons que <p ne puisse s'exprimer avec moins de k variables; on aura A* = m — p, et le discriminant de 4> ne pourra être nul.
On conclut de ce qui précède le théorème suivant ;
II. Lorsque tous les mineurs principaux de R, de degré supérieur à A", sont nuls, et que parmi les mineurs principaux