CHAPITRE IX. -* LIMITES DU NOUBRE ET DE LA VALEUR DES RACINES. 3yi
peut donc énoncer le théorème suivant (sans dire d'ailleurs quelque chose de nouveau) :
VIll. Le nombre des racines imaginaires de f{x) est au moins égal au nombre des variations de la suite (5).
Pour ces deux derniers théorèmes, il est indifférent que certains des coefficients ai, ^o, • • . , £?/< soient nuls, pourvu qu'aucune des quantités Ây ne le soit.
Considérons Téquation du troisième degré
on trouve
La suite
«o^'^-H «i^*-H a^x -f- as = o;
Ai = i{a\ — 3aoa,), A2= ^(aj — 3 ai 03).
présente donc deux variations lorsque Tune des quantités Ai ou A2 est négative, ou que toutes les deux le sont; dans ces deux cas, l'équation a donc deux racines imaginaires.
Lorsque A| et A2 sont positifs, notre théorème seul ne suffit plus; il faut encore considérer la quantité
B = 9^X0^3 — ^laj, ainsi que le signe de
Prenons ensuite l'équation du quatrième degré; les expressions à considérer sont
Aj =^ 3a I — Saoast
A2=4«î — 9«i«3, A3= 3aJ — %a^ai^.
Si les signes de ces termes se présentent dans l'ordre 1 , on
a quatre racines imaginaires; si tous les signes sont positifs, on peut avoir quatre, deux ou zéro racines imaginaires; dans tous les autres cas, il y en a deux ou quatre.
S72 Linc II. — IMS ftiGcns.
§ 1 10. — Critérium de Jaeobi.
JacobS a déduit du ihéorème de Descaries une limite supérieure du Dombre des racines comprises entre deux nombres 2 et ^. Soit en effet
Téqualion proposée; Jaeobi pose (*)
il en déduit l'équation
les coefficients b^^ 6| , . . ., bn sont des fonctions entières et homogènes de a et de p, et des fonctions linéaires des coefficients de /(x). Lorsque x croît de a à ^^ y croît de o à -[- oc. L'équation ^(y) =r o a donc autant de racines positives que réquationy( jr)= o a de racines comprises entre a et ^.
On déduit alors du théorème de Descartes la proposition suivante :