CHAPITRE IX. — LIMITES DU NOMBRE ET DE LA VALEUR DES RACINES
place / et ses dérivées par les fonctions transformées correspondantes. Une transformation linéaire ne produit aucun changement dans la réalité des racines. D'autre part, lorsque Ç et yj sont réelles, on peut choisir la substitution linéaire de telle sorte que les valeurs transformées soient Ç'= i et t/= o ; de cette manière, en faisant j'= i, les polaires deviennent les dérivées successives de la fonction /(^), abstraction faite de certains facteurs numériques.
// en résulte que, dans les théorèmes XIII et XIV, on peut remplacer les dérivées f'{jc)^ f"{^) • • • P^f^ '<?^ polaires Pi (j:, Ç), ^^{x^ Ç), . . . , $ e^ Tj étant des nombres arbitraires.
Appliquons ceci à Féqualion que Ton obtient en égalant à zéro la polaire d'ordre n — 2
L'équation /(^,^) ^= o ayant toutes ses racines réelles, il en est de même de l'équation du second degré (4), et, par suite, le hessien
sera négatif pour toutes les valeurs réelles de Ç et de 7\. Il ne pourra être nul que lorsque l'équation (4) a ses deux racines égales; d'après le théorème XIV, cela n'est possible que si /(x, y) est la /i'^"® puissance d'une fonction linéaire. Si nous excluons ce cas, il en résulte cette proposition :
Une équation ayant toutes ses racines réelles^ V équation obtenue en égalant son hessien à zéro n*a que des racines imaginaires.
Revenons à la représentation non homogène; le théorème d'Euler nous donne
(6) \ ^f.*-^yfjry=(n — ^)/^y
à l'aide de ces relations, nous éliminerons du hessien ^j', /J^, , /y,.
Elles donnent, en faisant y z=z i,
(7) \/ly^in-i)f\x)^x/'(^h
( /;. = n{n -i)f(x) --i(n- \)xf\x) 4- x^ f\x).
Il en résulte, en posant
rs) ' • (/i-i)H(x.j) = /;../;.-(/.V)%
que
(9) H(^> r) = H(:r) =-- n Ax)f'{x) - (/i -i)[/(a^)]*.
H(jc) est au plus du degré a/i — 4 par rapport à x.
§ 115. — Théorèmes de Laguerre sur les équations qui ont toutes leurs racines réelles.
Il nous reste à faire connaître l'application que Laguerre a faite des derniers théorèmes démontrés aux équations dont toutes les racines sont réelles.
Soit f(x)= o une équation de degré n, ayant /i racines réelles et distinctes a, ai , a^, . . . •
X étant une grandeur variable, on sait qu'on a la formule déjà plusieurs fois employée [§ 14, (i i)]
\x~a/ fi^x)
la somme S étant étendue à toutes les racines a, ««, a^, ....
Dérivons par rapport à x les deux membres de l'identité (i); il vient
.,. cf ' 1 [/(^)p-/(r)/'(T).
ou bien, en introduisant dans le second membre la fonction H [§ii*,(9)],
Transformons celte formule par une transformation linéaire, dans