CHAPITRE X. — APPROKIMATION DES RACINES
Une disposition un peu différente du calcul a été indiquée par M. Gundelûngen dans son Ouvrage récemment paru : Tables pour le calcul des racines réelles de toutes les équations trinômes (Leipzig, 1896).
L^équation (6), par exemple, y est mise sous la forme
En posant
— ro", — a7'» = ioA,
il vient
(lo) n-ioA=io*
et
(II) donc
B-4-log^ A-+-log:y?' — loge ° m -h n m
(12) A B = loge log^.
Outre les valeurs correspondantes de A et B, les tables de Gundelfingen contiennent encore les valeurs de A — [jlB pour [jl = o,o5, u. = o,i, [A = 0,1 5, ..., de telle sorte qu'après avoir calculé le second membre de (12), on peut déduire de la table directement des valeurs approchées de A et de B; d'après l'équation (i i), on en conclut des valeurs approchées de log^.
La méthode de Gauss a été généralisée pour des équations à plus de deux termes (*).
§ 122. — Calcul des racines imaginaires d'une équation trinôme.
Gauss a aussi indiqué un procédé de calcul des racines imaginaires d'une équation trinôme; nous allons l'exposer en peu de mots. Nous supposerons les coefficients de l'équation réels, quoique la méthode soit applicable à tous les cas.
(') A. WiEHER, Journal de Schlômilch, t. XXXI. R. Mehmilb, Id.f t. XXXVI.
Prenons Téqualion sous la forme
(l) j?"«-»-« — CJ7'" — ^ = O,
sans faire d^aiileurs aucune hypothèse sur les signes de e et de g. Posons X = re^'y en égalant à zéro la partie imaginaire de (i), on trouve
« sin/nO
sin(m-i- /i)6'
nous aurons deux autres équations analogues, après avoir multiplié au préalable par x^'^ et x^'^~"] ce sont
sin/i6
— ^sin(m -f- /i)6 e sin/iO
Chacune de ces trois équations est conséquence des deux autres. Éliminant r, il vient, en posant ). := -^:^i^
^^^ ^ ^ [sin(/n + n)e]"'-»-«
Des deux racines imaginaires conjuguées il suffit de calculer une seule; on peut donc supposer 0 dans le premier quadrant; mais alors r pourra devenir négatif.
Reste à tirer de la formule (5) la valeur de 8, puis la valeur de r des formules (2), (3) ou (4); c'est ce que nous allons montrer sur l'exemple déjà considéré
a;' — 'IX — A = o.
L'équation (5) devient dans ce cas
1 (sin'iO)* sin6 (^^ 2~ (sin3e)3 '
OU
(7) 31ogsin30 — îlogsinaô — logsinO — o,3oio3oo = o.
On en déduit immédiatement que 6 est compris entre 0° et 60". Après quelques essais, on trouve 33° et 34^ comme limites de 8.