CHAPITRE XI. — FRACTIONS CONTINUES
nombres Uq, a« , «2» • • • * ^n-i • On le vérifie aisément par un calcul direct pour n = i, 2, ... ; on a, en effet,
= ao-\-
Xi Xi
I (ao^i-f- i)a7î-h «0
1 aiXi-hi
Admettons alors la formule (2) pour la valeur n, et posons
il vient
(P„an -4- P„-i)arnH-l -H Pii (Q/iûf«+ Q«,)a7„^-,-^ Q„
Cef/e formule se déduit de la formule (2) par le changement de n en n-i- i, si nous adoptons la loi de formation suivante :
.„> j P/i-i-l = «nP/i-+- Pn-li
Ces formules détermineront entièrement P„ et Q,i pour n = 2, 3, 4y • • -) si nous y joignons les équations de condition
Les fractions
Po Pi Pt
Q"o' Ô;' Qt' '"'
dont la première, ayant pour dénominateur zéro, n'est mise là que pour la forme, s'appellent les réduites de lei fraction continue (i); P/, et Q;i sont le numérateur et le dénominateur de la n**™* réduite.
Les formules (3) montrent que, puisque les nombres a/ sont entiers, il en est de même de Pn ^l de Qi,. Si les quotients incomplets sont positifs à partir de a^ les dénominateurs Q|, Q2, Q3, . . . sont tous positifs, et augmentent avec n; comme ce sont des nombres entiers, ils augmentent au delà de toute limite. Dans le cas particulier où û| = i, on a
Qi=Q«=i;
4^8 LITIE II. — LES ■ACI.XBS.
les dénominateurs ne commencent à augmenter qu'à partir de Qj. On peut donc énoncer le théorème suivant :
II. Q/f et Qii i étant les dénominateurs de deux réduites successives, on a
o^Qn-i^Q», Q«=« pour/i = x;
r égalité avec la limite inférieure o a lieu pour /i = i ; l'égalité avec la limite supérieure Q„ n!a lieu que pour /i = 2.
Les quantités P|, P2« -•• sont toutes positives, lorsque a^ esi positif; toutes négatives dans le cas contraire, à l'exception peutêtre de P2= a^a^ -h i, qui peut être nul. Les dénominateurs Q„ sont indépendants de a^) voici comment on peut reconnaître de quelle façon les numérateurs P^ en dépendent. . Supposons donnée la suite des nombres
ciq, ai, CL\j • • • , et prenons la formule de récurrence
elle détermine T;, lorsqu'on connaît T© et T|.
Prenons pour T,i les deux fonctions particulières Q/, et R«, déterminées par les conditions initiales
!Ro = I » Ri = o, Q. = o, Qi = I ;
la solution générale de l'équation (5) est alors de la forme
(7) T„=ToR«-t-T,Q„;
d'où, en particulier,
(H) P«=K«-i-aoQ».
Prenons deux solutions T^ et S/i de (5); on aura
Sn4-i =^ ^/»S/j -}- S/i—i ; d'où, par élimination de an,
T/f-»-iSrt — T;|S,i4-i = — (TnS„i — T,i i b/i);