CHAPITRE XII. — THÉORIE DES RACINES DE l'uNITÉ
On sait (§ 50) que
D'après l'équation (8), on a aussi
formule qui détermine P au signe près. La valeur de P est réelle pour n ^ I (mod. 4)? et imaginaire pour n ^ — i (mod. 4); elle est donc réelle pour
/l ^ D, IJ, J^, 29, a", ... «
imaginaire pour
71 = 3, 7, II, 19, 23, 3i, ....
Le signe à attribuer au radical dans la formule (10) dépend de la racine r qui figure dans l'expression (9).
Prenons une racine r déterminée, par exemple r = Tq ; on peut déterminer le signe du radical dans la formule (10) de la manière suivante :
Divisons en deux classes les tacteurs binômes
r^-rV-, (v<p.)
qui forment P. Les différences de la première classe sont celles qui figurent dans le produit
ce sont toutes celles pour lesquelles [jl + v = /i.
Nous grouperons les autres facteurs deux par deux en produits de la forme
(12) R = (rv — /•!A)(r'»-ti — /-«-v).
Le nombre des facteurs de Q est — ; — ; le nombre des couples R
est donc
Ce nombre est toujours pair, puisque l'un des facteurs n — i, n — 3 est divisible par 4-
494 mytM II. — LIS lâciiŒs»
Si l'on pose
r=ze " , on a
I — cos — -^ k
c'est-à-dire que R est toujours négatif. Le produit de tous les couples R est donc un nombre positif.
De plus on a
(i3) Q = (2i)« sin sm -§---.•• sin i^ — ;
le signe de ce produit dépend de k. Si donc on prend k = i, c'est-à-dire r = Tq, les angles
2it 4"^^ ( '^ — '^)'^
sont compris entre o et tc; leurs sinus sont positifs. Dans ce cas on aura donc
il faudra prendre [/n avec le signe plus.
Le signe du produit de tous ks faeteurs R ne dépend pas de la valeur de r, mais de la nature de n. Il est donc intéressant de déterminer la valeur du produit Q, dont le signe dépend de r; voici comment.
Multiplions les deux membres de Téquation (i i) par
puis par
il vient
rr^r^, , . r ' = r » ,
Les exposants: de r dans les facteurs d^s seconds membres ne sont autres que les nombres i, 2, •••s'^ — i; il vieni dcMic, eo