III. a étant un diviseur de n — i , la congruence
(9) ar««i (mod/i)
admet a racines distinctes.
Soit, en effet, n — i = a6. On pourra écrire
Chaque racine du premier membre est nécessairement racine deTun ou Tautre des facteurs du second membre. Si la congruence
avait moins de a racines, le second facteur en aurait donc plus
quUl n^y a d\inilés dans son degré, ce qui est impossible d'après
le théorème I.
Soit a un nombre non divisible par /i, et a le plus petit entier
positif, tel que
a* = I (mod/i);
soit h un autre entier positif, tel que
a'*^i (mod/i);
5oo LIVRE II. — LES RACINES.
a est nécessairement un diviseur de A; en particulier, a est aussi un diviseur de /ï — i .
Posons, en effet, h = qa-^- a'j q étant un nombre entier et a' étant plus petit que a; il en résulte
il faut donc que a' soit nul, puisque, par hypothèse, a est le plus petit exposant positif vérifiant cette congruence.
On appelle racine primitive d^ ordre a du nombre premier n toute racine a de la congruence
(9) ir<* = I (mod/i),
qui n^est pa^ racine d^une congruence analogue de degré inférieur à a\ ce nombre a est aussi une racine primitive de la congruence (9) ; toute racine primitive g de la congruence
(8) a?"-» = I (mod/i)
est dite, pour abréger, une racine primitive du nom,bre premier n.
Nous allons démontrer que tout nombre premier n admet des racines primitives, et déterminer leur nombre; le procédé sera analogue à celui employé pour les racines de l'unité.
Soient a et 6 deux diviseurs de /i — i , premiers entre eux ; a une racine primitive d'ordre a et p une racine primitive d'ordre b du nombre /i. Désignons par c le produit ab\ le nombre y = a^S est une racine primitive d'ordre c\ réciproquement, toute racine primitive c peut se mettre sous la forme a^.
En effet, on a d'abord
(a3 f = a<?. p<? = I ( mod n) ; en second lieu, si l'on a
(apy» = a^*P'» = i (mod /i),
on a aussi
aA6p/i6^j (mod 71);
donc
a'** = I (mod Al);
hb est donc divisible par a, donc aussi A; on prouve de même