CHAPITRE XII. — THÉORIE DES RACJNES DE l'lNITË. 5oI
que h est divisible par b\ 11 l'est donc par le produit ab = c. Il en résulte que a^ est une racine primitive de n d'ordre c.
Réciproquement, soit y une racine primitive d'ordre c. Déterminons un entier x par la condition
bx^i (moda);
un entier j^ par la condition
Il en résulte
r= '- (modb).
ay^(\ — bx) (moda6).
ou
(lo) ay-\-bx~^\ (mode).
Donc
Y = va^^Y*^ = flj^ (mod/i;
D'ailleurs, x est premier avec a eX, y premier avec 6. Si l'on pose Y*"^ = a, le nombre a^ = y****^ ne pourra être congru à i que si h est divisible par a\ par suite, a est racine primitive d'ordre a ; on verrait de même que y''^* = P est racine primitive d'ordre b.
Reste à faire voir que tous les produits tels que afi sont différents, c'est-à-dire, en admettant que a et a', ^ et ^' sont des racines primitives d'ordres respectifs a et 6, que la congruence
(il) ap = a'P' (mod/i)
ne peut être vérifiée que si a ^ a', ^ ^: ^ (mod /i). Cela résulte
de Téquation (lo); si, en effet, on élève les deux membres de (i i)
à la puissance bx^ nombre congru à i par rapport au module a,
il vient
a :r= a', et, par suite aussi, p :e3 ^ ,
Si donc on désigne par ç(«) le nombre des racines primitives
d'ordre a, il résulte de ce qu'on vient de dire que
Il reste à déterminer (p(/?/?^),/? étant un nombre premier et /y? i une puissance de p qui divise n — i .
Soit a une racine non primitive de degré /?'^; posons/?| =/?^"*;
5o4 LiriB II. — LES RAQNBS.
nombre donné; la seconde s'obtienl par renversement de la première. Il faul observer que le module relatîfaux indices est n — i; celui relatif aux nombres est n ; deux nombres congrus sont considérés comme équivalents. C'est ainsi qu^on obtient, pour /i = i3 et ^ = 2, les Tables
Dans le Canon arithmeticus de Jacobi (iSSp) on trouve les Tables d'indices pour tous les nombres premiers inférieurs à 1000. Une Table moins étendue, calculée par Ostrogradskj, se trouve dans la Théorie des congruences de TschebyschefT (traduit en allemand par Schapira; Berlin, 1889).
Remarquons encore que l'indice de i est toujours nul, et que
l'indice de — i (ou de /i — 1) est toujours égal à En effet,
( — i)* a l'indice o ou /i — 1 ; puisque — i n'a pas l'indice o et que le double de son indice doit être égal à o ou à /i — i : cet indice
est donc égal à Ces résultats s'expriment par les formules
(ari) indi = o, ind(— 1)= — ^ — (mod/i — i).
Si n est un nombre premier, et m un entier non divisible par n — I, il existe toujours au moins un nombre /r, non divisible par n, tel que k^ ne soit pas congru à 1. Soit, en effet, m! le reste de la division de /n par n — i; on aura â:'" ^ A:'"' (mod n); la congruence x^' ^ i a donc moins de /i — i racines. Il existe donc un nombre A", non divisible par /2, qui n'est pas racine de celle congruence. D'ailleurs (§ 123) les nombres kx et x prennent simultanément des valeurs constituant un système complet de restes; on a donc
Sic'" = I.{kx)"^ (modn),
OU
( A:'« — I ) 2 37"* = o ( mod n ).