CHAPITRE XII. — - THÉORIE DES RACINES DE l'uNITÉ
nombres de la première moitié, et tous ceux qui leur sont congrus suivant le module /?, s'appellent les restes ou résidus quadratiques de p ; les autres sont les non-restes ou les non-résidus quadratiques de p.
Si donc m est un reste quadratique de p, la congruence
(12) x^^m (mod/>)
est possible ; il résulte des propriétés 7 et 8 que
On a donc
(yh
quand m est un reste quadratique.
D'autre part (prop. 1, § 142), on a vu que, si Ton donne à m
la suite des valeurs i, 2, ...,/? — i, le symbole ( — ) a autant
de fois le signe -f- que le signe — ; il en résulte qu'on doit prendre le signe — lorsque m est un non-reste quadratique. Donc :
H. p étant un nombre premier impair et m un entier non divisible par Pj le symbole ( ~] vaut -+■ \ ou — i, suivant que m est un reste ou un non-reste quadratique de p.
Ce théorème contient toutes les propositions importantes relatives aux restes quadratiques. Par exemple :
1Î2. Le produit de deux restes ou de deux non-restes est un reste; le produit d^un reste et dUin non-reste est un nonreste.
D'après le théorème de Fermât, tout nombre m, non divisible par/? vérifie la congruence
mP~-^
( Pjzl \( P^ \ — i = \m * —ij\m * -4-i/ = o (mod m).
L'un des deux facteurs
■no LITIE II. — LIS lACIKES.
doit être divisible par)?; un seul, d'ailleurs, peut satisfaire à cette condition, sans quoi leur diflerence 2 devrait être divisible par/». Si la congruence (l'i) est possible, on a
p-i m * - xP-^ ~ I { mod p > ;
on en conclut que tous les restes quadratiques au nombre de
- - » sont racines de la conerruence
X * :^ I (mod/>).
Cette congruence ne saurait avoir plus de -^ racines (§ 143),
<lonc les non-restes quadratiques sont racines de la congruence
X * ^ — I (mod/>);
d*où ce théorème d'Euler : tout entier /?î, non divisible par/?, vérifie la congruence
(i3) m « ^(- ) (modp);
ce qui s'énonce :
13. Le nombre m, non divisible par />, est un reste ou un non-reste quadratique de p^ suivant que
m * — I ou m * -^ I est divisible par p.
Ajoutons encore que, dans tout système d'indices, les restes quadratiques ont des indices pairs, les non-restes des indices impairs.
On peut déduire de ce qui précède quelques conséquences remarquables. Désignons par a les restes, par b les non-restes quadratiques du nombre premier/»; les uns et les autres sont au
nombre de — 7~* ^^*' ^(^) '^ produit des premiers, n(&) le produit des seconds. Les nombres a et 6 constituent l'ensemble (les nombres 1,2, ...,/?- i ; donc, d'après le théorème de VVilson [§ 143 (8)], on a
n{a)U{b) —I (mod/7).