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CHAPITRE IVIII. — RACINES DES ÉQUATIOKS MfiTACY CLIQUES

Soit ^(e) un élément quelconque du corps û(e); on obtient 1rs fonctions conjuguées en remplaçant la racine e par une autre racine quelconque de X = o; on fait donc la substitution (e, e*) pour A = i,2, ...,/i — I. Tous les corps ainsi formés sont contenus dans û(£); ils sont donc identiques; par suite, û(e) est un corps normal sur Ù (§ 149, 152). Lorsqu'une fonction ^(e) demeure invariable, quand on remplace e par les différentes racines e^, elle est elle-même contenue dans û, ainsi que cela résultait déjà des propositions du § loi. On le voit d'ailleurs directement; riijpothèse <^(€*) = ^(s) donne

C| -h Cj ~- . . . H- Cn—x

on en conclut, d'après le théorème 1, que C|, Co, - . ., c„2 sont nuls. Donc :

3. Lorsqu'une fonction de û(€) permet toutes les substitutions (e, e^), elle est contenue dans Û.

§ 192. — Théorèmes sur les résolTantes.

Considérons maintenant les résolvantes de Lagrange (e, x)\ £ est une racine n'*""® imaginaire de Tunilé, les variables j: soni indépendantes; appliquons à ces fonctions les théorèmes précédents.

Cherchons d*abord l'effet produit par les permutations linéaires ; il suffira d'envisager les deux substitutions génératrices

(i) 5=(A, /i-M), t = {h,ffh);

l'indice h, pris par rapport au module n, devient égal aux différents indices des variables x; g est une racine primitive du nombre n (§ 188).

Faisons dans la fonction

la siibslilution 5; elle devient

La substitution s a donc pour effet de multiplier (e, x) par e~*. Ecrivons ensuite (e, x) sous la forme

(t,x) = xo-h V E'*ar/,;

faisons la substitution t en remplaçant x^ par ^^>^; cette fonction

devient

(3) aro-+- 2 E^ar^A.

Dans cette somme, les valeurs de h sont celles d^un système complet de restes par rapport au module n, zéro exclu; on peut donc remplacer h par hg~* ; la somme (3) devient alors

-+- V zsr'hxh — {t8^\ x).

Employons plusieurs fois les permutations s ei t] Teffet de s^ et de i^ consiste à changer

(e, ar) en E-^(e,a?)

et

(s, a?) en (e*""^, a?);

en particulier, pour X = — i, {t. x) se change en £(£, j:) ou (£^j^); on peut donc énoncer le théorème suivant :

4. Les substitutions génératrices s et t du groupe linéaire produisent les changements suivants :

s change (e, x) en £"*(£, x); a'~* change (e, x) en €(5, x):

t change (s, x) en (e^~', :r); /"* change (e, a:) e/i (e^, x).

D'autre part, s est la permutation génératrice du groupe cyclique; les propositions 2 et 4 fournissent alors ce corollaire :

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