‹ Traité d'analyse chimique par la méthode des volumesChapitre 44 sur 123 · ORIGINE ET DATE · texte numérisé non relu

ORIGINE ET DATE

DEGRÉS

hydroli-

mélriques.

Fan flist.illRP.

— Hp. np.iVp ....

DppiipilUp. à Paris Décp.mhrp IRMA

Hp nliiîp,

à Paris Décembre 1854.

— de l’Ailier

à Moulins ... 5 mars 1855. . .

— de la Dordogne. . .

à Libourne . . 26 mars 1855. .

— de la Garonne. . . .

à Toulouse . . 9 mai 1855. . . .

— Hp Ifl T.mVp

à Tours 5 mars 1855...

Idflm,

à Nantes. ... 5 mars 1855. . .

— du puits de Grenelle

» .... 16 février 1855.

— de la Soude

» .... 25 déc. 1854...

— de la Somme-Soude.

)) • • • • îdCTÏt • • ■

— de la Somme (dép.

de la Marne). . .

)) • • • ■ ‘IdCTYt • • •

— Hii Tîhfinp. ......

» .... 17 avril 1855. .

— de la Saône

)) .... Idem

— de l’Yonne

)) .... Idem ...

— dp. la Spinp

aupontd’lvry. 15 déc. 1854. . .

» .... 16 février 1855.

— Idem

— Idem

à Ghaillot . . . Idem

— de la Marne

à Charenton . 13 février 1855.

— Idem

» .... 23 février 1855.

— de l’Oise

à Pontoise. . . 5 avril 1 855 . . .

— Hp. PF.ctpnut

à Valencien". Idem ...

— ducanaldel’Ourcq.

» ... 23 février 1 855.

— d’Arcueil

w • • • yrfcwi • • •

— des Prés-Sa int-Ger

vais

M ... Idem . . .

— de Belleville

» ... Idem . . .

-iyo ALCALIMÉTIUE.

Le degré hydrotiraétrique d’une eau représente approximativement le poids en centigrammes des sels de chaux et de magnésie contenus dans un litre d’eau ; ainsi, dans l’exemple précédent, on peut admettre que 15 degrés correspondent à 0®' ,15 de sels terreux.

MM. Bouiron et Boudet ont essayé de déterminer par la méthode hydrotimétrique l’acide carbonique et les divers sels de chaux et de magnésie contenus dans les eaux. Voici quelle est la série des opérations qu’il faut exécuter pour obtenir ce résultat :

1“ On détermine le degré hydrotimétrique de l’eau par le procédé que nous venons de décrire ;

2° On précipite la chaux par l’oxalate d’ammoniaque ; on fdtre, on mesure ZiO centimètres cubes de liqueur fütrée, et on prend le degré ;

3“ On fait bouillir, pendant au moins une demi-heure, une certaine quantité d’eau, afin de précipiter le carbonate de chaux ; après le refroidissement , on rétablit avec de l’eau distillée le niveau primitif, on filtre et l’on cherche le degré hydrotimétrique ;

On élimine par l’oxalate d’ammoniaque les sels de chaux qui n’ont pas été précipités par l’ébullition ; on filtre et l’on fait encore une expérience hydrotimétrique.

Le degré obtenu dans la troisième opération doit être diminué de 3 degrés en raison de la solubilité connue du carbonate de chaux dans l’eau.

Le premier essai donnera le cliilîre des sels terreux contenus dans l’eau essayée ; le deuxième, les sels de magnésie et l’acide carbonique qui restaient dans 1 eau après la séparation de la chaux ; le troisième, les sels de magnésie et de chaux autres que les carbonates, et le quatrième, les sels de magnésie qui n’ont été précipités ni par l’ébullition, ni par l’oxalate d’ammoniaque. Connaissant le chilfre qui

HTDROTIMÉTRIE.

représente les sels de chaux et de magnésie, il suffira de le retrancher du degré hydrotimétrique de l’eau à l’état naturel pour avoir la proportion d’acide carbonique. Supposons que l’on ait obtenu pour le carbonate de chaux 8 degrés, pour les autres sels de chaux 2 degrés, pour les sels de magnésie 3 degrés, et pour l’acide carbonique 2 degrés = 15 degrés ; on pourra convertir ces degrés en poids pour les sels et en volume pour l’acide carbonique, en multipliant le nombre des degrés obtenus par le chiffre qui correspond à i degré hydrotimétrique, comme on le voit dans la table suivante, que l’on doit à MM. Boutron et

Boudet :

Tableau d’équivalents en poids d'un degré hydrolimétrique pour 1 litre d’eau.

gr.

Chaux 1 =0,0057

Chlorure de calcium 1 = 0,0114

Carbonate de chaux 1 = 0,0103

Sulfate de chaux 1 = 1,0140

Magnésie 1 = 0,0042

Chlorure de magnésium 1 = 0,0090

Carbonate de magnésie 1 = 0,0088

Sulfate de magnésie • . 1 = 0,0123

Chlorure de sodium 1 =0,0120

Sulfate de soude 1 = 0,0146

Acide sulfurique 1 = 0,0082

Chlore 1 =0,0073

Savon à 30 pour 100 d’eau 1 = 0,1061

Acide carbonique 1 = Oh 005

Les eaux de sources et de rivières contenant particulièrement des sels de chaux et de magnésie à l’état de sulfates, d’azotates, de chlorures et surtout de carbonates, on reconnaîtra leur pureté, dans la plupart des cas, par une analyse hydrotimétrique. Si l’hydrotimétrie ne parvient pas facilement à déterminer chacun des sels contenus dans les eaux, et particulièrement le carbonate de magnésie, elle donne au moins approximativement la quantité de sels de chaux et de magnésie, et, dans la pratique, on se con-

ALCALIMÉTRIE.

tente le plus souvent de ce résultat. Sous ce rapport, ce procédé présente donc des avantages incontestables.

D’après les observations du docteur Clarke, vérifiées par MM. Boutron et Boudet, si l’on fait passer un courant d’acide carbonique à travers une dissolution de savon, elle se trouble et laisse déposer un savon avec excès d’acide gras. La liqueur savonneuse, décomposée par l’acide carbonique, reprend ses propriétés primitives au contact de l’air ou bien à une température élevée, carbonique

peut être reconnu à l’hydrotimètre.

Ainsi une eau qui contient des sels de chaux et de magnésie et de l’acide carbonique agit sur la solution savonneuse par ces divers principes, de sorte que si l’on ne tenait pas compte de l’acide carbonique, les résultats de l’analyse seraient inexacts.

§ Z, Dosage do la chaux dans les eaux potables.

Le dosage de la chaux par les procédés ordinaires exige une balance de précision et une certaine habileté. M. Féret a recherché un moyen d’analyse d’une exécution facile et à la portée des industriels eux-mêmes, et il croit l’avoir trouvé dans l’emploi de l’ammoniaque par les volumes.

Si l’on part de ce principe que 887,50 ou un équivalent d’oxalate d’ammoniaque cristallisé précipitent 350,00, ou un équivalent d’oxyde de calcium, une dissolution titrée d oxalate d’ammoniaque contenant 25^% 20 de ce sel dans 1000 centimètres cubes, précipite 1 centigramme d’oxyde de calcium pour 1 centimètre cube.

Pour faire le dosage de la diaux, on met dans dix fioles 100 centimètres cubes de l’eau à essayer et on ajoute successivement de r hydrochlorate d’ammoniaque, puis 1 centimètre cube de solution titrée dans la première, 2 dans la

OXYDES DE MANGANÈSE

seconde, et ainsi de suite jusqu’à 10. On agite et on laisse reposer pendant vingt-quatre heures, et, lorsque la liqueur ' est parfaitement claire, on décante, à l’aide d’une pipette, une portion du liquide de chacune des fioles dans un verre à expérience, et on y verse une ou deux gouttes d’oxalate d’ammoniaque.

On reconnaît ainsi à quel numéro le précipité cesse de se former. Si, par exemple, l’eau de la fiole n^ 3 se trouble encore et que celle du 11“ à conserve sa transparence, on en conclura que l’eau essayée contient entre 30 et AO centigrammes de chaux par litre.

Ipn obtient des résultats plus exacts en faisant une seconde expérience avec une solution d’oxalate d’ammoniaque étendue au dixième. Le second essai ne doit porter que sur la fraction inconnue. On arrive ainsi à une approximation très convenable au point de vue de l’hygiène et des arts industriels. Mais ce procédé ne permet pas de reconnaître sous quel état la chaux se trouve dans l’eau.

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