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I.es alliages pour les ouvrages de bijouterie contieimeiit le plus souvent la tolérance est de 3 inillièiues. 11 existe pour les bijoux d’or deux autres titres qui sontà8/|0 et à 920 millièmes.
On détermine approximativement le titre de l’or a^ ec la pierre de touche qui a le grand avantage de ne pas altéi'er les pièces dont on veut connaître le titre. L’analyse des alliages d’or par la coupellation est beaucoup plus exacte que le précédent, et c’est ce procédé que l’on emploie pour l’essai des monnaies.
La coupellation repose sur la propriété que possède l’or de ne pas s’altérer au contact de l’air aux températures les plus élevées, tandis que le cuivre s’oxyde facilement. Pour analyser un alliage d’or et de cuivre, on le cbaulfe h, une température modérée dans une coupelle avec 3 parties d’aigent pour 1 partie d’or et une quantité variable de plomb. Le cuivre et le plomb s’oxydent et sont absorbés par la coupelle ; le bouton d’or et d’argent est traité par l’acide azotique qui dissout ce dernier et les métaux étrangers sans attaquer l’or.
Quelques chimistes ont proposé de doser ce métal par la voie humide ; cette méthode présente dans certains es une application utile. Ainsi, M. Henry détermine la quantité d’or fixée sur un objet doré, celle d’un alliage d’or ou d’un bain aurifère, au moyen d’une liqueur titrée.
Ce procédé est fondé sur les recherches de M. Barrai relatives à la précipitation de l’or à l’état métallique. On sait que la dorure par immersion consiste à précipiter l’or de ses dissolutions par d’autres métaux plus oxydaltles. Dans le procédé de M. Elkington , on prépare le bain en dissolvant l’or dans l’eau régale et en évaporant la dissolution de manière à chasser la plus grande partie de l’acide en excès; on y ajoute ensuite 60 parties de bicarbonate de potasse pour J partie d’oi% on fait bouillir pendant deux heures et
OR
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on y plonge les bijoux. L’or se dépose sur le cuivre et celui-ci se dissout clans la lic|ueur qui prend alors une teinte bleue. Le tricblorure d’or, CP Aid, en présence du sesquicarbonate de potasse et du cuivre, se transforme en protochlorure d’or. Cl Aid, puis se trouve décomposé peu à peu de manière que l’or se dépose sur le cuivre, tandis cpie celui-ci se combine avec le chlore pour produire du protochlorure ou du bichlorure de cuivre. Lorsque le protochlorure d’or est l’agent de la dorure, il se forme du protochlorure de cuivre ; en effet,
Au2ci -P 2Cii = Cu^Gl -P Aid.
La potasse enlève une partie du chlore et forme du chlorure de potassium, de l’hypochlorite et du chlorate de potasse, tandis que l’acide cai’bonique se dégage.
Si l’on admet la formation du bichlorure de cuivre, ce cpii est probable, puisc[ue la liqueur est bleue, la formide suivante explique cette réaction :
2Au2C13 -P 2K0 -P 4Cu = 4CuCl -f CIK -f CIOKO -p 2Âu2.
Mais il se forme bientôt du chlorate de potasse et l’on a:
SAidCd 4- 6K0 4 GCu = SCidCl + üCIK 4~ C10''>K0 + 3Aid.
Quelle que soit la théorie que l’on adopte pour expliquer les phénomènes de la dorure par le procédé de M. Elkington, il ne reste pas moins bien établi par les recherches de M. Barrai que, dans la dorure, il se dissout une quantité de cuivre équivalente à celle de l’or précipité. On cojnprend donc qu’en déterminant exactement la proportion de cuivj’e on pui.sse apprécier la quantité d’or.
Voici le procédé employé par M. Henry :
Si l’on veut rechercher l’or sur un objet doré, on le traite à chaud par l’acide azotique pur, après l’avoir pesé, on
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ajoute de l’eau distillée et l’ou voit bientôt l’or se déposer au fond du vase en petites lamelles brillantes. Quelquefois même la feuille d’or conserve la forme du bijou.
L’or est recueilli avec soin, et, après l’avoir lavé, on le dissout dans l’eau régale; on évapore la dissolution jusqu’à siccité, et on reprend ensuite par l’eau distillée le résidu qui est formé de triclilorure d’or uni à un peu d’acide. On ajoute à la liqueur cinq ou six fois son poids de bicarbonate de potasse, on chauffe et l’on verse le liquide dans un flacon bouché à l’émeri avec du cuivre divisé pur. On agite plusieurs fois, et, au bout d’une heure, on essaye la solution par le sulfate de protoxyde de fer. Il suffit, poui’ cela, d’opérer sur quelques gouttes de liqueur, qui ne se trouble plus en noir ou en gris, lorsqu’il ne reste plus d’or en dissolution. Si la précipitation de ce métal n’était pas complète, il faudrait ajouter un peu de cuivre.
On sature ensuite avec soin le liquide avec un léger excès d’acide sulfurique, et l’on dissout ainsi tout le cuivre précipité à l’état de carbonate; on fütre, on lave et l’on détermine la proportion de cuivre contenue dans la liqueur à l’aide d’une dissolution titrée au quarantième de cyanoferrure de potassium, que l’on verse goutte à goutte au moyen d’une burette. La burette dont M. Henry fait usage est soudée sur un robinet en cristal, de sorte que, vers la fin de T opération, on peut n’ajouter le réactif que goutte à goûte, et laisser reposer, ou mieux encore filtrer.
On lit le nombre de divisions employées pour précipiter tout le cuivre et Ton peut ai nsi apprécier la quantité de ce métal.
i 00 degrés représentent 0*î'',l/i6 de cuivre et O^^SOO d’or.
Par conséquent 1 degré correspond à O^'qOOÎfO d’or et 0s'’,001/i6 de cuivre.
Bien que le cyanoferrure de potassium soit un réactif
Oft.
extrômeiiienl sensible, l’emploi d’une dissolution titrée de sullure de sodium proposée par M. Pelouze nous semble i préférable. Le cyanoferrure de cuivre se dépose lentement, et il devient difficile de saisir le moment où tout le cuivre est précipité.
Lorsqu’on doit opérer sur un bain à doser, on fait passer un courant d’acide sulfbyclrique à travers la liqueur saturée, on recueille le précipité, on le lave et on le calcine. Le résidu calciné est repris par l’acide azotique, et le nouveau résidu formé d’or est dissous dans l’eau régale. On termine l’opération comme précédemment.
M. Henry recommande de n’emjdoyer que du cuivre
I exempt d’oxyde, de bien reconnaître qu’il ne reste plus après l’opération d’or en dissolution, de saturer exactement le mélange par l’acide sulfurique, et enlin d’employer des liqueurs récentes.
AI. Hempel a mis à profit l’action de l’acide oxalique sur les dissolutions d’or pour déterminer le poids de ce métal. En effet, lorsqu’on met le chlorure d’or en contact avec une dissolution d’acide oxalique à chaud, l’or se réduit lentement à l’état de pureté et sous la forme de petites lamelles jaunes. Dans cette réaction l’hydrogène de l’eau s’unit au chlore et son oxygène forme avec l’acide oxalique de l’acide carbonique.
i Au^CP -f 3C’03 -P 3HO = 3HC1 -j- GC02 -f 2Au.
IPour faire cette analyse, on dissout l’or dans l’eau régale et l’on évapore la dissolution jusqu’ cà siccité. L’argent allié à l’or se sépare sous la forme de chlorure. Quant au cuivre, qui est dissous comme l’or, il ne trouble pas les résultats de l’essai. On introduit la dissolution dans un flacon bouché à l’émeri, et l’on y ajoute un léger excès d’-acide oxalique. On abandonne le mélange à lui-mèmé
ou.
pendant qiiaranle-liiüt heures à la température de 25 à 30 degrés; l’or se dépose et la liqueur se décolore. On évalue -ensuite la quantité d’acide oxalique, qui n’a pas été décomposée, à l’aide d’une dissolution titrée de permanganate de potasse, et la différence donne l’acide oxalique et par conséquent la proportion correspondante d’or.
On peut employer avec avantage une dissolution titrée de protochlorure de fer ou de sulfate de protoxyde de fer et d’ammoniaque pour réduire l’or. On y ajoute quelques gouttes d’acide chlorhydrique, et on laisse le mélange en repos. L’or se dépose sous la forme d’une poudre fine et brune. On peut évaluer son poids par la pesée ou bien en versant une dissolution titrée de permanganate de potasse, qui permettra de calculer la quantité de sel de protoxyde de fer décomposé, et par conséquent celle de l’or réduit. Ce procédé, qui est beaucoup moins long que le précédent est défectueux en ce que le chlorure d’argent reste en partie avec for dissous dans l’eau régale, et se trouve également réduit par le sel de fer au minimum.
M. Levol a proposé le protochlorure d’antimoine pour la réduction du chlorure d’or. On dissout for du commerce dans l’eau régale contenant un grand excès d’acide chlorhydrique, on filtre pour séparer le chlorure d’argent, et l’on y ajoute le protochloruj’e d’antimoine additionné d’une quantité suffisante d’acide chlorhydrique, pour que l’eau de la dissolution dé chlorure d’or ne le trouble pas. Le calcul des équivalents indique et rexpérience confirme que 177 de protochlorure d’antimoine réduisent 100 d’or de son pej’chlorure. La réduction est complète au bout de quelques heures, surtout en chauffant légèrement.