Précipitfttioift
g 4. Elle ge distingue de la cristallisation, en ce que le passage du corps dissous à Tétat solide ne se fait pas lentement, mais subitement, tout d'un coup ; peu importe du reste que le corps précipité soit cristallin ou amorphe, qu*il tombe au fond du vase, qu'il nage au. milieu du liquide ou qu'il s'élève à sa surface. Une précipitation peut se produire, soïi par un changement dans la nature du dissolvant (le gypse ou sulfate de chaux en dissolution dans l'eau se dépose, aussitôt que par l'addition d'alcool le dissolvant devient de l'esprit- de-vin étendu) ; par la mise en liberté d'un corps insoluble dans le liquide (le cuivre métallique insoluble dans Teau se précipite dans une dissolution aqueuse de chlorure de cuivre dans laquelle on plonge une lame de zinc) ; soit par la formation par simple ou double décomposition d'un composé insoluble dans le dissolvant primitif (il se précipite de l'oxalate de chaux lorsqu'on ajoute de l'acide oxalique dans une dissolution aqueuse d'acétate de chaux; il se dépose du chromate de plomb, si l'on mélange une solution de chromate de potasse à une solution d*azotute de plomb). Dans ces décompositions par simple ou double affmité, un des produits reste généralement en dissolution : ainsi le chlorure de zinc, l'acide acétique, l'azotate dépotasse, dans les exemples précédents. Toutefois H peut arriver que tout se précipite, et qu'il ne reste rien en dissolution : par exemple, si l'on mêle une dissolution de sulfate de magnésie avec de l'eau de baryte, ou du sulfate d'argent avec du chlorure de baryum.
La précipitation peut avoir pour but, comme la cristallisation, d'obtenir une substance sous la forme solide, ou de la séparer d'autres avec lesquelles elle se trouve mélangée dans la dissolution. Dans l'analyse qualitative, elle sert surtout à reconnaître, soit par la couleur des précipités, soit par leurs propriétés, le corps précipité isolément ou en combinaison avec des corps connus.
Le corps solide, qui dans cette opération se produit au milieu du liquide, se nomme unprécipite\ et le réactif qui en détermine la formation est le précipitant. Les précipités prennent des désignations diverses suivant leur nature physique ; ils sont cristallins, pulvérulents, floconneux, caillebottés, gélatineux, etc. Il arrive fréquemment qu'en examinant au microscope des précipités en apparence pulvérulents, on reconnaît qu'ils sont formés de petits cristaux, souvent fort réguliers ; cela permet d'établir une différence nette, facile à saisir, entre des dépôts que l'on pourrait croire semblables à la simple vue. On dit qu'il y a simplement un trouble j lorsque le précipité est en très-petite quantité et que ses particules sont tellement ténues, qu'elles restent en suspension dans le liquide dont elles ne font que troubler la transparence.
On favorise le dépAt des précipités soit en agitant fortement quand ils sont floconneux, soit, lorsqu'ils sont cristallins, en Faisant tournoyer le vase ou en frottant avec une baguette en verre les parois en contact avec le liquide ; Li cbaleur en outre facilite le dépâl dans la plupart des cas. Suivant les circonstances, on fera les précipitations dans des ' tubes à essais, dans des ballons ou dans des gobelets à fond plat.
Pour séparer mécaniquement un liquide d'un solide qui s'y trouve en suspension, on opère smt par fUtratitm, soit par décantation.