Les^elsde magnésie ne colorent pas les flammes
g 119. 'Récapitulation et remarques. Le peu de solubilité de l'hydrate de magnésie, la solubilité de son sulfate (lorsqu'il n'est pas à l'état de kiesérite, c'est-à-dire 'de sulfate naturel anhydre ou combiné à un équivalent d'eau) et 'la tendance des sels magnésiens à s'unir aux composés ammoniacaux pour former des sels doubles, sont les trois caractères principaux qui distinguent la magnésie des autres terres alcalines Pour la trouver' dans une dissolution qui contiendrait toutes les terres alcalines, nous écarterons toujours d'abord la baryte, la chaux et la strontiane. Le moyen le plus facile est d'employer le carbonate d'ammoniaque, après addition d'un peu d'ammoniaque et de chlorhydrate d'ammoniaque ôt l'action d'une douce chaleur; de cette façon on sépare les terres sous une forme qui sera très-commode pour les recherches ultérieures. Si les liqueui*s sont convenablement étendues et en filtrant, les carbonates de baryte, de strontiane et de chaux restent sur le filtre, tandis que la magnésie est en dissolution dans le liquide qui passe. Mais comme le chlorhydrate d'ammoniaque dissout un peu de carbonate de baryte et de chaux, ce dernier 'toutefois en bien moindre proportion, il se trouve un peu de ces bases dans le liquide filtré, et même celles-ci pourraient rester complètement dissoutes, si elles ne se trouvaient dans le liquide primitif qu'en trèspetite quantité. Alors dans les recherches délicates on partage le liquide filtré en trois portions : dans l'une pour déceler des traces de
§ 90] DEUXIÈME GROUPE.. — RÉCAPITULATION ET REMARQUES. il7
baryte, oa verse de Tacide aulfurique étendu' ; oa* tcaite la seeonde patr Toxalate d- ammoniaque, pour ne pasr laisser éohappev le peu de chaux qui aurait pu se dissoudre. Si, même au bout de quelque temps, les deuK réactifs ne produisent aucun trouble, on cherche la magném dans la troisième partie du liquide filtré. Mais si l'ua des réactif» a troublé un des essais, on filtre pour séparer le précipitéqui s'est déposé lentement, et dans le liquide qui passe on cherche la magnésie ; enfin, dana le cas où Tacide sulfuriqiie et ToxaJate d'ammoniaque auraient tous deux produit des précipités, ou mélaogeoait le» deux premiers essais, on filtrerait au bout de quelque temps et on essayerait 1)8 U* quide fîltvé. Il faudrait encore s'assurer que le précipité* d)tenu' aifeo Toxalate d'ammoniaque est bieni de l'oxalate. de chaux et non pa» de l'oxalate ammoniaGO-magnésien ; pour cela on le dissout dans ua peu d'acide chiorhydrique;. on ajoute de l'acide sulfurique'ét3endu,.puia de Talcool.
Pour chercher la baryte, la strontiaae et la chauj» dans le pnécipitô formé par le carbonate d'ammoniaque, on le dissout dans un peu d'a^cide cl ilor hydrique étendu. On traite une petite partie du liquide par la solution de sul&te de chaux, qui formera aussitôt ua précipité' s'il' y a de la baryte» On évapore àaicsité le reste de ki solutioachlonhydrique et on traite le résidu par TaloGol absolu ; le chlorunè de baryum reste en presque totalité insoluble,, tandis que le chlorure de strontium et celui de calcium se dissolvent. En mêlant la dissolution alcoolique avec son volume d'eau et qjuelques gouttes d'acide hydroiluosilicique, les traces de baryte se précipitent au bout dequelqiues heuves à t'éiat de fiuosiliciure de baryum. Le liquide alcoolique filtré est alors additionué d'acide sulfdrique* La. chaux et La strontiaoe se- précipitent ; on sépare le précipité par une nouvelle filtratioDi„oa le lave avecde l'alGOol étendu, on transforme les suliates en. carbonates en les faisant bouillir avec da carbonate de soude, ou dissout les carbonates (après les avoir lavés) dans un peu d'acide ehlochydrique, oa* évapore la dissolutioa à siccité, on reprend le résidu avec un pea d'eau et on. partage en deux ports le liquide filtré, si cela est nécessaire. Dans l'une, on verse une dissolution de sulfate de chaux. Le précipité qui se formera au bout de quelque temps ou bien quelquefois après un temps assez long, indiquera la présence de la> gtrontmne ; — pour éliminer cette dernière base dans la* seconde portion du liquide à essayer, on y ajoute une dissolution de sulfetc de potasse, on fait bouillir, on filtre et Fencherche la ekaux avec l'oxalate d'ammoniaque. — En prédpitant la strontiane* avetî le* sulfate de potasse, il peut il est vrai se précipiter aussi de la chaux, surtout si elle se trouve en quantité un peu notable, mais il en reste toujours suftisainment pour qu'on puisse farcilèment lia trowver dans h liquide filtvé. — Pour reconnaître les terres alcalines lorsqu'elles- sont à l'éteit de phor
118 CHAP.HÏ. — UEACTIONS DES OXYDES METALLIQUES. [§ ICO
phates, ce qu'il y a de mieux c'est de décomposer ces sels au moyen du perchlorure de fer avec addition d'acétate de soude (voir § t4t). — Dans leurs combinaisons avec l'acide oxalique, on Jes transforme en carbonates en chauffant au rouge. — Si l'on a des sulfates alcalineterreux, on traite d'abord le mélange par de petites quantités d'eau bouillante. La dissolution renfermera tout le sulfate de magnésie, s'il n'est pas à l'état naturel, avec un peu de sulfate de chaux. On fait ensuite digérer le résidu, comme l'indique H Rose, pendant 12 heures à froid avec une dissolution de carbonate d'ammoniaque, ou bien on fait bouillir pendant 10 minutes avec une dissolution de 1 partie de carbonute et 5 parties de sulfate de potasse: on filtre, on lave et on traite de suite par l'acide chlorhydrique étendu, qui dissout le carbonate de strontiane et celui de chaux formés, ainsi que des traces de baryte (Frésénius) et du carbonate de magnésie ou ammoniaco-magnésien si l'on avait eu de la kiesérile : le sulfate de baryte reste non décomposé. On peut décomposer ce dernier en le fondant avec un carbonate alcalin. Puis les dissolutions qu'on obtient sont essayées d'après les méthodes indiquées plus haut.
Quand la baryte, la strontiane et la chaux se trouvent ensemble, on peut également les reconnaître par la coloration de la flamme et l'emploi de l'appareil spectral : ce procédé est bien plus facile que celui par la voie humide qui est plus instructif mais aussi plus long. Suivant la nature de l'essai, on le place directement dans la flamme, ou bien on le fait préalablement rougir et on l 'humecte avec de l'acide chlorhydrique.
S'il faut chercher de petites quantités de baryte et de strontiane en présence de beaucoup de chaux, on [lorte fortement au rouge dans un creuset de platine pendant quelques minutes, au moyen d'un soufflet, le mélange des carbonates (ce qui rend caustiques les carbonates de baryte et de strontiane bien plus facilement qu'en l'absence du carbonate de chaux), on fait bouillir le produit calciné avec un peu d*eau distillée, on tiltre, on évapore avec de l'acide chlorhydrique et on soumet le résidu à l'analyse spectrale (Engelbach).
TROISIÈME GROUPE
§ too. Corps qu'on rencontre le plus souvent : alumine, oxyde de chrome.
Corps qu'on rencontre plus rarement : oxydes de glucinium, de ihorium, de zirconium, d^ytlrium, d'erbium, de cérium, de lanthane^ de didymium, acide titanique, acide tantalique, acide nioheux.
Propriétés du groupe. — Les oxydes de ce groupe sont insolubles dans Teau, soit à l'état pur, soit à l'état d'hydrate. Leurs sulfures he peuvent pas se produire par la voie humide. Par conséquent l'acide suif-