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CINQUIÈME GROUPE. — OXYDE DE CUIVRE

protoxyde avec cuivre métallique, et lorsqu'on les chauffe avec de la SOUDE dans un tube de verre.

b. Oxyde de enivre (CuO)*

g ito. 1 . Le cuivre métallique aune couleur rouge particulière et un grand éclat ; il est assez dur, mallëablot fond assez diflicilemeiit, et se recouvre, au contact de Tair et de l'humiditë, d'une couche verte de carbonate basique ; chauffé à Tair au rouge, il se change à la surface en oxyde noir. Le cuivre ne se dissout pas ou ne se dissout qu'à peine dans l'acide chlorhydrique et Tacide sulfurique étendu, même à Tëbullition, mais il est facilement soluble dans Ta cide azotique. L'acide sulfurique concentré le change en sulfate avec dégagement d'acide sulfureux.

2. Le protoxyde de cuivre est rouge, son hydrate est jaune, et tous deux, chauffés à Tair, se changent en bioxyde. En traitant le protoxyde par l'acide sulfurique étendu, il se sépare du cuivre métallique, tandis qu'il se dissout du sulfate de bioxyde : avec Tacide chlorhydrique, il se fait du protochlorure blanc, qui se dissout dans un excès d'acide et est de nouveau précipité de la dissolution par de l'eau.

3. Le bioxyde^ de cuivre est une poudre noire, inaltérable par la chaleur. Son hydrate (CuO, HO) est bleu clair. Tous deux se dissolvent facilement dans les acides chlorhydrique, sulfurique et azotique.

4. Les seh de cuivre neutres sont pour la plupart solubles dans l'eau; ceux qui sont >soluble.s rougissent le tournesol, et, A l'exception du sulfate qui peut supporter une assez haute température, ils se décomposent au rouge faible. A l'état anhydre, ils ont presque tous une couleur blanche, tandis qu'hydratés ils sont bleus ou verts et leurs dissolutions offrent la même couleur, même dans un assez grand état de dilution.

5. L'hydrogène sulfuré et le sulfhtdrate d'ammoniaque précipitent du bisulfure de cuivre (GuS) noir brun dans les dissolutions neutres, alcalines ou acides. Ce sulfure ne se dissout ni dans les acides étendus, ni dans les alcalis caustiques. Les dissolutions chaudes de sulfure de sodium ou de sulfure de potassium ne l'attaquent pas ou ne le font que très-faiblement ; le sulfhydrate d'ammoniaque en dissout un peu plus, ce qui fait qu'on ne «doit pas employer ce réactif pour séparer le sulfure de cuivre des autres sulfures métalliques. Il est facilement décomposé et dissous par l'acide azotique bouillant, mais pas du tout par l'acide sulfurique étendu et bouillant. Le cyanure de potassium le dissout complètement. — Si une dissolution de cuivre contient un excès d'acide minéral concentré, l'hydrogène sulfuré ne produira la réaction qu'après addition d'eau.

6. La POTASSE et la soude forment un précipité volumineux, bleu

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clair d*hydrate de bioxyde de cuivre (GuO, HO). Dans les liqueurs concentrées avec un excès du précipitant,- au bout d*un certain temps et même à froid, il devient noir et se contracte au milieu du liquide dans lequel il est en suspension ; dans les dissolutions étendues, cet e(Tet se produit de suite par Tébullition. Ce phénomène est produit par la transformation de Thydrate (GuO, HO) en un autre moins riche en eau 3. GuO, HO.

7. Le CARBONATE DE SOUDE précipite du carbonate basique hydraté (GuO, GO^ -h GuO, HO) bleu verdâtre,. passant à Tétat d'hydrate noir brun par l'ébullition, donnant avec Tammoniaque une dissolution bleu d*azur, et avec le cyanure de potassium une dissolution incolore.

8. L'ammoniaque, ajoutée en petite quantité "dans un sel de cuivre neutre, donne un précipité bleu verdâtre d*un sel basique. Ge dernier se dissout très-facilement, par une nouvelle addition d'ammoniaque, en un liquide transparent, d'(m beau bleu d'azur, dont la couleur est produite par un sel de cuivre ammoniacal. Par exemple, avec le sulfate de cuivre il se lormele composé AzH', GuO-H AzH*0, SO^. Dans les dissolutions qui renferment une certaine quantité d'acide libre, l'ammoniaque ne donne pas ie précipité, mais aussitôt que l'alcali domine la couleur bleue apparaît. Gette dernière ne cesse d'être sensible que lorsque les liqueurs sont très-étendues. Dans ces dissolutions bleues, la potasse produit à froid, au bout d'un temps assez long, un précipité d'oxyde bleu hydraté, mais par l'ébullition tout le cuivre est éliminé à l'état d'oxyde hydraté noir. Le carbonate d'ammoniaque se comporte absolument de la même manière que l'ammoniaque caustique.

N. B. En présence des acides organiques fixes, les ssls de cuivre ne sont pas précipités par les alcalis purs ou carbonates ; les dissolutions alcalines qui se forment alors sont fortement colorées en bleu. Dans les solutions qui renferment du sucre ou des matières organiques analogues, les alcalis caustiques en excès forment des précipités solublcs, mais celui obtenu avec le carbonate de soude ne se redissout pas.

^ . Le PRussiATE JAUNE DE POTASSE produit daus les dissolutions modérément étendues un précipité brun rouge de ferrocyanure de cuivre (Cu*, Cy*Fe) ; si la liqueur est très-étendue, il ne se forme qu'une coloration rouge. Le précipité est insoluble dans les acides étendus^ mais il est décomposé par la potasse.

10. Dans une dissolution d'un sel de bioxyde de cuivre, on ajoute de l'acide sulfureux ou du sulfite de soude additionné d'un peu d'acide chlorhydrique, puis on y verse du sulfocy\nure de potassium ; il se forme un précipité blanc de sulfocyanure de cuivre (Gue*, GyS^) pour ainsi dire insoluble dans l'eau et dans les acides étendus'.

11. Le fer métallique, en contact avec une dissolution concentrée d'un sel de cuivre, se couvre presque instantanément d'une couche

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rouge de cuivre métallique ; si le liquide était très-étendu, le dépôt ne serait apparent qu'au bout de quelque temps. Un peu d'acide libre fa- -cilite la réaction. — Si l'on verse un liquide contenant du cuivre et un peu d'acide chlorhydrique libre dans une petite capsule en platine (le couvercle d'un creuset) et si Ton y ajoute un petit morceau de zinc, la surface blanche du platine se couvre bienlôt, même avec des dissolutions très-étendues, d'une couche très-visible de cuivre. Au lieu de •cette disposition, on peut plonger dans la dissolution acide un fort fil -i)E platine, dont l'extrémité est roulée en une spirale, au centre de laquelle on met un morceau de fil de fer. Au bout d'un temps assez long, le platine se recouvre de cuivre.

12. Les composés de cuivre mêlés avec de la soude et chauffés sur le charbon dans la flamme intérieure du chalumeau donnent du cuivre inétalliqîie, sans enduit particulier sur le charbon : la réduction réussit assez bien sur les petites baguettes de charbon (page 50). On reconnaît facilement le métal ainsi réduit, en prenant le résidu avec le •charbon qui l'entoure et en broyant le tout avec de l'eau dans un petit mortier; on enlève la poudre de cliarbon par lévigation et on trouve au foud de l'eau des paillettes métalliques rouges.

13. Le cuivre métallique, un alliage renfermant ce métal, une tcace d'un de ses sels, voire même un bout de fil de platine plongé dans une •dissolution très-étendue de cuivre, introduits dans la zone de fusion de la FLAMME DU GAZ OU daus la flamme intérieure du chalumeau, communiquent à la partie supérieure ou extérieure de la flamme une magnifique coloration vert émeraude. Très-peu d'acide chlorhydrique ajouté à l'essai exalte le bel effet de cette réaction, du reste très-sensible : la flamme paraît alors bleu d'azur à l'extérieur.

14. Le BORAX et le sel de phosphore dissolvent facilement l'oxyde de cuivre dans la flamme extérieure du gaz ou du chalumeau. Les perles .paraissent vertes quand elles sont chaudes et bleues en se refroidissant. Dans la flamme intérieure, s'il n'y a pas trop de cuivre, elles sont incolores; par le refroidissement elles deviennent rouges et opaques. Dans la zone inférieure de réduction de la flamme du bec Bunsen, les perles se colorent facilement en brun rouge, si on ajoute un peu d'oxyde d'étain, parce qu'il se forme du protoxyde de cuivre. Si l'on porte une perle alternativement dans la zone inférieure d'oxydation et dans celle de réduction, elle devient rouge rubis et transparente.

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