‹ Traité d'analyse chimique qualitativeChapitre 127 sur 294 · C. Oxjde de bismuth (BiO · texte numérisé non relu

C. Oxjde de bismuth (BiO

§ l«i. 1. Le bismuth métallique est d'un blanc d'étain, un peu rougeâtre, d'un éclat moyen, médiocrement dur, cassant, facilement fusible ; en fondant sur le charbon, il couvre celui-ci d'oxyde jaune. Le tbismuth se dissout facilement dans l'acide azotique, à peine dansJ'acide

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chlorhydrique et pas du toiut dans Tacide sulfurique étendu. L*acîde sulfurique concentré le change en sulfate, avec dégagement d*acide sulfureux.

2. Voxyde de bismuth est une poudre jaune, prenant, quand on la chauffe, une couleur jaune foncé |et fusible à la température rouge. L'hydrate est blanc. Tous deux se dissolvent facilement dans les acides azotique, chlorhydrique et sulfurique. Le som-oxyde noir gris (BiO*) et y acide bismuthique rouge (BiO*) se changent tous deux en oxyde (BiO*), quand on les chauffe au rouge au contact de Tair, et chauffés avec Tacide azotique ils donnent de Tazotate d'oxyde ordinaire.

5. Les sels de bismuth sont fixes, décomposés pour la plupart au rouge ; le chlorure est volatil. Ils sont incolores ou blancs, les uns solubles, les autres insolubles dans l'eau. Les sels solubles neutres rougissent le tournesol et sont décomposés par beaucoup d'eau, de façon qu'il se dépose un sel basique insoluble et que la plus grande partie de l'acide reste en dissolution avec un peu d'oxyde de bismuth.

4. L'hydrogène sulfcré et le sulfhydrate d'ammoniaque donnent dans les dissolutions neutres ou acides un précipité noir de sulfure de bismuth (BiS') insoluble dans les acides étendus, dans les alcalis, les sulfures alcalins, le cyanure de potassium. L'acide azotique bouillant le décompose facilement et le dissout. Les dissolutions de bismuth qui renferment un grand excès d'acide azotique ou' d'acide chlorhydrique ne sont précipitées par J'acide sulfhydrique qu'après avoir été étendues d'eau. ^ ,

5. La potasse et I'ammoniaque précipitent de Voxyde de bismuth hy* dratéy blanc, insoluble dans un excès du précipitant.

6. Le CARBONATE DE SOUDE ct le CARBONATE d'ammoniaque produîseut un précipité blanc, volumineux, de carbonate basique de bismuth (BiO',GO^), insoluble dans un excès du précipitant ainsi que dans le cyanure de potassium. La réaction est favorisée par la chaleur.

7. Le BICHROMATE DE POTASSE précipite du chromaiede bismuth (BiO^, 2GrO^) jaune. Il se distingue du chromate de plomb, parce qu'il est facilement soluble dans l'acide azotique étendu et insoluble dans la potasse.

8. L'acide sulfurique étendu ne précipite pas une' dissolution d'azotate de bismuth convenablement étendue. Si après l'addition d'un excès d'acide sulfurique on évapore à siecité au bain-marie, il reste une masse saline blanche, soluble en un liquide limpide dans l'eau acidulée d'acide sulfurique (différence caractéristique avec l'oxyde de plomb). En abandonnant celte dissolution à elle-même, il se dépose (souvent après plusieurs jours seulement) du sulfate de bismuth basique (BiO^, SO +2Âq) sous forme d'aiguilles cristallines, microscopiques, blanches, solubles dans l'acide azotique.

§ i2î\ CINQUIÈME GROUPE. — OXYDE DE CADMIUM. 169

9. La réaction qui caractérise surtout Toxyde de bismuth, c'est la décomposition de ses sels neutres par Teau, avec dépôt d*un sel basique insoluble. Dès lors, si Ton étend de beaucoup d'eau une dissolution de bismuth, il se forme aussitôt un précipité blanc permanent^ pourvu qu'il n y ait pas un trop grand excès d'acide libre. C'est avec le chlorure que la réaction est le plus sensible, parce que le chlorure basique (BiGl^,2BiO^) est presque absolument*insoluble dans Teau. Si dans Tazotate Teau ne produisait rien, à cause de la présence d'une trop grande quantité d'acide libre, le précipité se formerait presque toujours, aussitôt qu'on ajouterait du chlorure de sodium ou d'ammonium. L'acide tartrique n'empêche pas la réaction de l'eau.

10. Si l'on ajoute à une dissolution d'un sel de bismuth un' excès d'une solution de protoghlorure d'étain dans une lessive de potasse ou de soude, il se forme un précipité noir de protoxyde de bismuth (BiO'). Cette réaction est caractéristique et très-sensible.

11. Les composés de bismuth mêlés à la soude et chauffés dans la FLAMME DE RÉDUCTION douneut dcs grttins de bismuth cassants, qui éclatent sous le choc du marteau ; en même temps le charbon se couvre d'un léger enduit à^oxyde^ orangé quand il est chaud, jaune quand il est froid. — La réduction se fait aussi très-bien sur la baguette de charbon (page 50). En broyant le bout qui contient le bismuth réduit, on a des paillettes métalliques jaunâtres.

12. L'enduit métallique obtenu suivant la page 50 est noir avec une efilorescence brune, l'enduit à! oxyde est blanc jaunâtre (il devient noir avec le protochlorure d'étain et la lessive de soude, voy. 10. — Différence avec l'enduit d'oxyde de plomb), l'enduit dHodure est brun bleuâtre avec des efflorescences rouges, que le souille de l'haleine fait passagèrement disparaître ; l'enduit de sulfure est brun d'ombre, avec efllorescence brun café que le sulfhydrate d'ammoniaque ne fait pas disparaître [Bunsen).

d. Omjde de cadmium (CdO).

§ itt. 1. Le cadmium métallique esihhnc à* éi9iny brillant, pas trèsdur, malléable, fusible au rouge, volatil un peu au-dessus de la température d'ébuUition du mercure, et peut dès lors être facilement sublimé dans un tube de verre. Chauffé au chalumeau sur le charbon, il s'enflamme et brûle en donnant une fumée brune d'oxyde, qui couvre le charbon. L'acide chlorhydrique et l'acide sulfuriqùe étendu le dissolvent avec dégagement d'hydrogène, mais il est bien plus facilement dissous par l'acide azotique.

2. L'oxyde de cadmium est une poudre brune, fixe ; son hydrate est blanc. Tous deux se dissolvent facilement dans Tacide chlorhydrique, l'acide azotique et l'acide sulfuriqùe.

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5. Les sels de cadmium sont incolores ou blancs, en partie solubles •dans l'eau. Ces derniers à l'état neutre rougissent le tournesol et se décomposent en rouge.

4. L'acide sulfhydrique et le sulfhydrate d' ammoniaque précipitent dans les dissolutions neutres, alcalines ou acides du svlfure de cadmium (CdS) jaune \if, insoluble dans les acides étendus, dans les alcalis, dans les sulfures alcalins et dans le d^anure de potassium (différence avec le cuivre). L'acide azotique et Tacide chlorhydrique bouillants et l'acide «ulfurique étendu également bouillant (différence avec le cuivre) dé- •composent le précipité et le dissolvent facilement. Les dissolutions renfermant un grand excès d'acide ne sont précipitées par l'hydrogène sulfuré qu'après addition -d'une grande quantité d'eau.

5. La POTASSE et la soude donnent un précipité hhxkc A' oxyde de cadmium hydraté (CdO,HO), insoluble dans un excès du. précipitant.

6. L'ammojsiaque précipite également de V oxyde hydraté blanc, mais celui-ci se dissout facilement et complètement en un liquide incolore, •dans un excès du précipitant.

7. Le CARBONATE DE SOUDE et Ic CARBONATE d' AMMONIAQUE précipitent du

carbonate de cadmium (CdO,CO*) blanc, insoluble dans un excès du réactif. Les sels ammoniacaux contrarient la réaction et l'ammoniaque l'empêche. Le précipité est facilement dissous par le cyanure de potassium, et en abandonnant longtemps ces dissolutions étendues, il se dépose de nouveau : la chaleur favorise le dépôt.

8. Le suLFOCTANURE DE POTASSIUM uc précipite pas les sels de cadmium, même après addition d'acide sulfureux (différence avec le -cuivre).

9. En chauffant les combinaisons dé cadmium avec de la soude à la FLAMME DE REDUCTION, Ic métal réduit se volatilise aussitôt et s'oxyde de nouveau en traversant la flamme extérieure ; il en résulte de Voxyd6 de cadmium, qui couvre le charbon d'un enduit jaune brun, lequel n'est bien nettement visible qu'après le refroidissement.

10. L'enduit métallique de cadmium obtenu d'après la page 50 est noir, avec efflorescence brune ; l'enduit d'oxyde est noir brun, passant ^u brun, puis au blanc ; Viodure est blanc; le au//ure jaune citron et ne disparaît pas par le sulfhydrate d'ammoniaque (Bunsen).

§ itS. Récapitulation et remarques. — Les oxydes de la seconde subdivision du cinquième groupe peuvent, comme nous l'avons dit, être séparés au moyen de l'acide chlorhydrique, complètement du protoxyde de mercure et de l'oxyde d'argent, mais ne le sont qu'incomplètement .de l'oxyde de plomb. Les traces de sel de bioxyde de mercure, que le chlorure d'argent précipité entraîne avec lui par attraction, peuvent être complètement enlevées par le lavage {G.-J. Mulder). — Le bioxyde

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