PRBSBNIUS, AN. QUAL. — ©• ÉDIT
178 CHAP. III. — RÉACTIONS D£S OXÏBES lÉTJkLLIQUES. [§ W7
b. Oxjde de platine (PtO*).
^ tt9. l.Le platine méUdUqua est gri&d'acifir claûr, UèsrbriUaat, assez dur» très-difficileiBeiitriiâible ; il ne s'^yde fM» au rou§e à l'aut. L*acide chlorhidrûpe, l'acide a2atk|ue, racids suUuriqtift ne peurvoit pas le dissoudre, mais Teau régale TaUaciue suirtoatà draaid eil^diar soiii à létal de cUocure (PiCP).
2.. Loxyde de pkUineeai bruanoiF, mtkktfdrate eat une pmidce bru» rouge. Tous deux son! réduits; par la ahakoE. lis se dûsol^eiii ùMtr méat daas l'acide chlorkydjrique, mais difficilement dafia le& onacides. Le protûxyde de platine (PtOj est noiCx sou hydirate est bruOi. Les^ dem oxydes sont réduits au rougiB.
3. Les sels de plaiine sont décomposés par U chaleur :. ils ont uae couleur jaune. Le chlorure deplaime est bruii. rouge; sa dissolution^ même très-étendue, est jaune rouge : elle rougit le tournesols Une faible élévation de tem|iérature le transforme en protaehLovure (PlGl), qui à son lour est complètement réduiit, si L'on chaufle daivaotagie. La dissolution de perchlorure, qui renferme du protocblorure, est d'un hiuik très-foncé.
4. L^HYBROGÈLNE suLEUftÉ prodiiiii à froîd, dans lesdi^solutioiiâ attidea ou neutres, mais toujours au bout d'un temps assez long^ un pnédf i-té brun noir de sidfure de platine (PtS^). Si L'oni ebaui]G& k liquide additionné d'acide sulfbydrii^ue, le précipité se forme aussitôt. Les^ siklfunes alcalins, surtout Lê& polysulfures,, esnpikKyés. en «xcèsi le diâsolvent. Îjê sulfure de platine est insoluble dans l'aeide cUorkydriquft et daas l'acide azotique ;, il est dissous par Teaui régale.
5. Le ^ULFUYDBATE n'iJiiiosiAaoB donufi^ le mêofie précipité : il est lentement et difficilement dissous par un excns dix précipitant; si ce dernier renfermeun excès de soufc&y la disâolutioik est toutefois comiplète ; elle est rouge brun et les acides en précipitent, le sudfure non altéré.
6. Le GHLORORfi. DE POTAiSSIVH Ot le CHKQRHIDBATB D'AlIllOlflAQUB (et
par conséquent la potasse et ranuaaoniaquc ea présencedeL'acids cblorhydrique) forment dans les dissolutions pas trop étendues de chlorure de platine des précipités cristallins jaunes de cÀÂMTttre dmible.de pkaiiat et de potassium ou d^ammomum. Dans les dissolutbos étendues, on peut obtenir les précipités en évaporant au bain-marie la dissolutÎMi contenant le réactif, puis en reprenant le résidu par uii peu d'eau ou par de l'alcool faible. Ces précipités ne se dissolvent pas plus dans les acides. que daus l'eau,, mais ils sont solubles-à chaud dans mie kssive de potasse. — Quand on les calcine, le chkurure dmhb de platine et d'ammonium laissé pour résidu de la mousse de pèsitine^ eehii de potassium donne du pLutine et du cblovure de pot&isiciro.. La décomposition du dernier n'est même complète que si la eakination se lait dan»
un courant d'bfdrogèoc! ou après additicm d'aa f^u» d'acide oxalifâé.
7. Le PM-DocsbOROEB D'ÉTiiiN, daiis l^ di»sohid>io4ig ^i coatienoent beaueaiip d'acide cbkirtfcydirîifae libve, DaÂtpatsaer 1^ bicbkyrittre. die |dftime k V étant de protocMÔrvre ; k Uqueur preod ttae ooloratioiL rmtf^t bru» foDoév naâs il n» se produis pas de précîpiAé.
8v Le svKFitTB SB PROfroxYDiB^DE VBR HO précipite pas les> soloiioAs: de biclilorure de plat»e> si on ne; les maÉntient pas tirep longlesipe à TëMlkioii aipeo le tésucûï : dana ce derniep casy k hUtàotwte est téàait eH ii se dépose* d» platine'.
9. Sv, dans la boucle d*uQ fil ÔR'de platine; on eiianffe danis la fiAXMc smpÉRiEiri» »'oxf DAtiov wm conaUnatson ptatimique avee de ]a soude» on obtient une masse spongiecise! grise, qm broyée dans xm mortier en agate se change en pai-ilettes d<netiles> blana è' argent, insolubles dkàns les aeides ehlorhydrique' et azotique, solubliss dans Teau régale.
§ f S8. ftÊcAtMTVM/pr^N ET Ri»^RQt)is. -*— Los réa€tion& de Fer et dhi platine permettent, au moins pour la plupart, de reconnaître ces mé* taux en présence de beaucoup dautres oxydes et de- les distângueir Tub de Tautra dans luie même soiutioiu Dans ®e dbrnier cae^, ce ({u'il j a denneux, c'est d^évaporev la dissolutionr à sicciié aivec du sel ammo* niae, en eharuffant à «ne douice chaleur, puis de traiter le résidu par de Talcoel faiMe^ pour chereber le platine: dans kî résidu niaokblé et l'or dans ki Uqueur. Le premieii donnera le platine métal iique: par cai«cination ; la seconde, après addition d^eao pour étendire l'alcooliy^ donr nera Vet aveo te sulfato- de protosjde de' fer «^
Seeenée suMif9V8ion.
a. Pvotoxyde dfétaln (^nO)*
§ftt». i.h'étammétalùiqiueesi blanc gris^, très-brillant, mou, malléaUe; ilpBoduit- des euaquementsqiuand on k. ploie;. chauffé à l'aiv, il se efaaqge ea oxyde blanc grisâtre ; chauffé au chalumeau sur le charbon, il couvre colui-ci d'un enduit blanc. L'acide chiorbydriqueconcentré le dissonià Vétat de proHocliLorur^,, axvec dégagement d'hydrogène;, Teau régaloy suivant les circosistanceâ,, donne ou un mélange de protocblo^ rare et de ]Mchiorupe,,ou simplement du bichlorure.. L'acide sul>furique étendu Tattaque dilftcilement ;, l'acide concentré à* cfe^nd le change en sulfate de biosyde. L'acide azotique médiocrement étendu l'oxyde facilement, surtout à chaud ; l'oxyde blanc formé (acide stannique hydraté SnCfâlIO) ne se dbsout pas dans uu> eaeè» d'acide.
2. Le protaœyde d'ëtam est une poudre noiire ou noir grisâtre. Son hydrate est bJianc.. IL est réduit par sa fusion avec le cyanure de potas*sium. 11 se dissout facilement dana Tacida ehlorby.di'ique. L'acide azor-
180 ClIAP. m. ^ REACTIONS DES OXYDES METALLIQUES. [g 129
tique le transforme en acide stannique insoluble dans un excès d'acide.
3. Les sels de protoxyde d'étain sont décomposés par la chaleur : ils sont incolores. Les sels neutres solubles rougissent le tournesol. Us absorbent facilement Toxygène de l'air et se transforment, en totalité ou en partie, en selsdebioxyde. Le protochlorure d*étain, soit en cristaux, soit en dissolution, absorbe également Toxygène et forme de roxychlorure insoluble et du bichloi-ure : c'est pour cela que la dissolution de protochlorure d'étain se trouble, quand on ouvre souvent le flacon qui la renferme et quand il n*y a que peu d'acide libre. Aussi le protochlorure d'étain fraîchement préparé ne donne une dissolution limpide qu'avec de Teau purgée d'air, tandis que la solution des cristaux conservés n'est claire qu'avec de l'eau contenant de l'acide chlorhydrique.
4. L'hydrogène sulfuré précipite dans les dissolulions neutres ou acides àxx protosulfure d'étain hydraté (SnS) brun foncé : dans les liqueurs alcalines la réaction ne se produit pas ou est incomplète. Un grand excès d'acide chlorhydrique peut empêcher le précipité de se former. Le protosulfurc d'étain ne se dissout pas' ou se dissout à peine dans le monosulfure d'ammonium, mais il se dissout facilement dans le polysulfure jaune. De cette dissolution les acides précipitent du persulfure jaune mêlé à du soufre. Le protosulfiire se dissout aussi dans la lessive de potasse ou de soude, d'oii il est précipité par les acides à l'état de sulfure brun. L'acide chlorhydrique bouillant le dissout avec dégagement d'acide sulfhydrique ; l'acide azotique bouillant le change en acide métastannique hydraté insoluble.
5. Le SGLFHTDRATE d' AMMONIAQUE produit Ic même précipité de proiosulfure hydraté.
6. La POTASSE, la soude, Tammoniaque et les carbonates alcalins donnent un volumineux précipité ^'hydrate d'oxyde d'étain (SnO,H0j, facilement soluble dans un excès de potasse ou de soude, mais qui ne se dissout pas dans les autres précipitants. Si l'on évapore rapidement la dissolution dans la potasse, il se produit du stannate de potasse soluble et il se dépose de l'étain métallique ; mais si l'évaporation est lente, il se précipite du protoxyde anhydre cristallin.
7. Le chlorure d'or, dans le protochlorure ou dans les dissolutions des sels de protoxyde d'étain additionnées d'acide chlorhydrique, produit un précipité brun, ou brun rouge, ou rouge de pourpre, suivant que les solutions sont plus 4Mr' moins exemptes de bichlorured'étain (voirgiM, 7). Si les liqueurs sont étendues, il ne se fait qu'une coloration plus ou moins brune ou rouge.
8. En ajoutant à du protochlorure d'étain, ou à un sel de protoxyde additionné d'acide chlorhydrique, un excès de bighlorure de mercure, celui-ci cède au sel d'étain la moitié de son chlore et il se forme un précipité blanc de protochlorure de mercure.
§ 150) SIXIÈME GROUPE. — îBIOXYDE D'ÉTAIN 181
9. Si, dans un liquide contenant du protoxyde d*étain ou du protochlorure d'étain et de Tacide chlorhydrique, on verse un mélange de prussiate rouge de potasse et de perchlorure de fer, il se produit aussitôt un précipité de bleu de Prusse, par suite de la réduction du ferricyanure de fer Fe*(Gy*Fe*) en ferrocyanure de fer Fe*(Cy'Fe)', comme l'indique l'équation : 2.Fc«(Cy«Fè«) 4- 2.HC1 + 2.SnCl = Fe*(Cy'Fe)' -f- H*(Cy'Fe) -h SSnCl*. Cette réaction, est très-sensible, mais elle n'a de valeur qu'autant qu'il if'y a dans les liqueurs aucune substance réductrice.
iO. Le ZINC précipite dans les dissolutions de sels de protoxyde d'étain additionnées d'acide chlorhydrique de Yétain métallique en forme de paillettes grises ou en petites masses spongieuses : si l'on fait l'expérience dans une capsule en platine, celle-ci ne se colore pas en noir.
41. Les composés de protoxyde d'étain mélangés avec de la soude et un peu de borax, ou mieux avec parties égales de soude et de cyanure DE POTASSIUM, et chauffés sur un charbon dans la flamme intérieure du chalumeau, donnent des grains ductiles dVtoin métallique. Le meilleur moyen de les reconnaître, c'est de broyer l'essai avec les parcelles de charbon qui l'enveloppent, en le comprimant fortement dans un petit mortier avec de l'eau, puis de se débarrasser du charbon par décantation. En chauffant fortement les grains d'étain sur le charbon celui-ci se couvre d'oxyde blanc.
12. Si, sur une perle de borax faiblement colorée en bleu par du bioxyde de cuivre, on met une trace d'une combinaison d'étain et si Ton chauffe la perle dans la région inférieure de réduction de la flamme du gaz (page 29), la perle se colore en rouge brun ou rouge rubis, par suite de la réduction du bioxyde de cuivre en protoxyde (voy. § Ito, 14] . Cette réduction n'a pas lieu sans la présence d'un composé d'étain.
b. Bioxyde d'étain (SnO^).
§ iSO. 1 . Le bioxyde d'étain est une poudre dont la couleur varie du blanc au jaune paille et passe au brun par la chaleur. — Il forme avec les acides, les bases et l'eau deux séries différentes de composés. — L'hydrate précipité parles alcalis d'une dissolution de hichlorure d'étain se dissout facilement dans l'acide chlorhydrique, mais celui qui provient de l'action de l'acide azotique sur l'élain — l'acide métastannique hydraté — est insoluble dans l'acide chlorhydrique. Cependant si l'on fait bouillir peu de temps dans ce dernier Tacide métastannique, celui-ci se combine à l'acide chlorhydrique et, si l'on décante l'excès d'acide et qu'on ajoute de l'eau, on obtient une dissolution limpide. Les solutions aqueuses de hichlorure d'étain ordinaire ne sont pas précipitées
Itf GHAP. m. — RÉACTIOÎIS DES OXYDES «ÉTAUIQUES. [gi3(^
p«r l*acHle «ehlorikydrifue «oneeDiré, tandis <pie <ei aeide précipite du nétafakUorune blase dans la-diflAokHâMi aqueuse de méU^Uoriire.-- La diasdntM»! de bicfalorune d*éUm ^n-dûiatre ne jaunt ^ par Tadditiea de protooyorure, tsadia qne e«tAe ooktratioa eat tpès4raocbée, si la aolutioo renfeime du méttÛManaint (Lopwenihsi). Les dissoiutioi» éleadues des deux Iticblomres donnent par rébuliitioB des pvéeipitéi d'hydrates ourrespandani aux dmix cUonves.
â. Les adt <fe bif^xyde é'étam sont incolores. Ceixquî sont aeluble» sont décomposés au rouge et rougissent, à Tétat neutre, la teiotiife de tournesol. Le biddonuite «d'élaia anbfdra lesfc an liquide voiaiil qui répand è l'air d'aKondaulies fanées blancfaea.
5. L AciAE suLivfHiiaofl dMunft, daas toutes les diasoluliafia acides eu neuirea et suriaut i ohaud, «a pnéeifâté q«i eU Umc^ Sooomieux, quand le sel d'étaân est en «xeès, et jauoe oat, si c'est Tacide sulBiydrique q^ dowiat. Awec du iitàûwrm^ d'étain, le preBiier eat sans dcMite (on n'en a pas d*analyBe) un cUorosulfured'étain* le dernier est du idsulfure bydraté (SaS*). Les dissolutioas alcalines aecoai pas pn^ ctpitées et une trop grande quantité d acide ctikiiifdriqHe UU*re enapèche amsai la réaction. ^<* Le bi^liure d*€tain ae dtasonldiificileaseAt dias TanuDoniaqne pare, pour ^imiai dire pas dans le carbonate d'ammania' que^ pas du t^t dans le bisulfite «le patasae: aiais il eeit iaeileneat solnbie dans la potasse ou la soude, dans les aui&uies ^eabnÂ, dans l'adde dilorbydrique «eocentré bouiilbmt et dans TeaM régale. L'aeide asotique coneeotré le change en aeide métaetaonaciiie hydraté. En faisant détoner le bisnlAure d'étaia arec Tazotate et le carbenate de soude, tm dfttieot du sul&te de soude et du bioxyde d*étain. Si Ton chauffe avec de l'oxyde de bismuth la dissotuAiori du bieuillore d'étaiu dans la potasse, il ae forme du aulf une de bismuth et de Toxyde d'étain, qui reste dissous dans la litjueur alcaline.
4. Le SDLFHYDRATB d'ammoniaque formc le même précipité de bisulfure hydraté, facilement soluble dans un excès du précipitant, d où les acides le séparent de nouveau sans qu'il ait subi d'altération.
5. La POTASSE^ la souae, I'aitmokia^ue, le carbonate be sotraset le CAABOflArE D*A]fifoiNiAi|(7E docineut des précipités blancs, qui, suivant la nature de la dissolution, soat du bioxyde iiydralé ou de l'acide métastannâque hydraté. Celui^ ae dissout peu dans un excès de lessive de potasse ou de soude; maia le premier se dissout facilement dans un petit excès, peu au oontraire dans un grand exicès de lessÎTe de potaase: il est très-difficilement aoiuble dans un faible excès de lessive de soude et encore la dtssokitioQ n'est comidèAe que lorsqu'elle est tnès-ëtendoe. En ajoutant davantage de lessive de soude, on précipite presque tout l'oxyde d'étain.
6. Un excès de scltate de soude ou d'AzoTAra D'AHnoaiAQva (cinai
s ia] SmÈKE GKOTTFE, — OÏY0E D'AISTÏMOINE. 185
que ia ^paont da sck nesoÉves dcalkts) fH^ipô^e de tontes les dœso- JiitiaiBs<des seh de faômcjdeid'étain,juirta9itti(>«toÊBés qii'teltes «ne senit^as tit^ acMles, t4Hit ](éiaifli à l'éM é'êwyde i^NJyrate' ou é''mmâe mékiÈtcmnifitf à^aié, La chalenr &ci1iite lia véacAton : ISiïat'4-4.NdO,SOH-
1, liB mue sÉmiiLiQUB, dans Ae bichloruFe d^'étain en présmee d*d- «ide fiUorhfdnque riibre, «feane >âe rëtmn méttflliqiie ^en lameUes gri- ^tres«Mi ^sk BBasfle j^ongianse. Si i*espérie»ee se fait éxm >iin«>cap0irie «& platine, oeëenci me se voalare fas «n noir (difEeresoe a<fec TanU-
lEDiWie).
8. Ac caiUBMKiiv, kstseds de laoryde d'étain ^e 'confwteiiit iconirae aeuK de pnotoxyde f^ t^t», il eJt d2|. — Le bioxjde d'énain est Clément réàmt avec lùiGiiitë, quand oii le (^a(^ (dans «n tudse 4de «verre Ott datt» «n creuset »rec dii tfuuire 'de f^taBsimn*