C. Oxyde d*aiitlmoine (SbO
l^iSi. I. l/tattbimMae wéUsdUtpiue est d'wa MaiRcdetinD un peu Ucttâli^, JïnUtttt, dur, tassant, ttrès4fiisibée, intiliflil :à une hante iteoi» péraiune. Sa tm le dniaffis an chalumeau surda obarben^él dégage xine fnée Uancliep Caisse, d'oayde d*af ittmoBne ifni reoanrfre le diarbon ; ce phénomène dnve encspet^iidqaes iiwtanfts après qu'on a petiré Teinsai de la flanmiMi : ii est santout bien pponomoé, si Ton dirige un «onrant twc siur k métai. — Siâ'vn iiewt fessai sans le déranger ni l'ai^ter, de fluffiiène -que la îamêt roonle bien verticaHement, chaque grain imétallique se receu<vre d'an réseaxKd mguilles brilkntes d^'oKyde d aittinieifie. L'adde BEeitkpie «sjde facilement Tanlrnioine : s'il edt i^erKla, il le change presque tant entier ^en ox^de-; «'il est ptins «oneenlré, il «ee arme de pins «m |Aas d acide antinraniqne ; s «1 est t^encentré et bcmiliaot, il le Iransfonne presque compiétoment en acide antimoniqoe; tous deoK ne sont pas lovt à ^t insolubles dans l'acide azotique, eit sorto, que, dms le liquide ticide séparé par^ltratiandu précipité, o^i trouve tinijowrs des traces d'antimoine. L'acide chlorbjdrique, même bouillait, n'aÉf aqae pas rantinnoine : mans i'ean r^le le dissout facilement, en formant du protocÉilomre (SbOl^) on du perchloiraFe (SbCl*), suivant la eonoentrattOR et la durée de l'action.
â. Voxydz d'antimame^ ssnivanl sa prqsaralicia, se {n^senteen aiguilles cristallines blanches, brillantes, ou en poudre blanche. Il fond au ronge faible et se volatilise sasis décomposition à une haute tempenAiire. Il est £»cilementdisao«spar i'a<ide chiorhydiwcpieetpar Tacide tartraque, mais l'est à peine pan* l'acide asotique. Si on le fait beuilËr avec de l'acide ohkrfajrdrique ('exempt de chlore) et de l'iodure de petaasimii i(exexnpt d'acide iodiqae), iJ «ese dépose pas d'iode [Bvmsen).. Fondai avec le cfaniuie de potassium, il est lacilemefit réduit.
184 CHAP. m. — REACTIONS DES OXYDES METALLIQUES. [§ 131
3. Vacide anlimonique (SbO") est jaune pâle et son hydrate est blanc. Tous deui rougissent le papier de tournesol humide, se dissolvent à peine dans Teau, presque pas dans l'acide azotique et facilement dans Tacide chlorhydrique concentré chaud, en donnant du perchlorure d*antimoine (SbCl*^), dont la dissolution se trouble par addition d*eau. En faisant bouillir Tacide antimonique avec de Tacide chlorhydrique et de riodure de potassium, il se dépose de Tiode qui, en se dissolvant dans Tacide iodhydrique formé, colore la liqueur en brun (Bunsen). — Ghaufféau rouge, Tacide antimonique dégage deToxygène et se change en antimoniate d'antimoine (SbO'^,SbO^). L*antimoniate de potasse et celui d*ammoniaque sont a peu près les seuls solubles dans Teau ; les acides précipitent des dissolutions de J*acide antimonique hydraté, le chlorure de sodium précipite de Tantimoniate de soude (§ no, 2).
A. Les sels d'antimoine sont la plupart décomposés au rouge ; les sels haloïdes se volatiHsent facilement sans décomposition. Les sels neutres solubles rougissent le tournesol ; additionnés de beaucoup d*eau, ils donnent un sel basique insoluble et des dissolutions acides contenant de Toxyde d*antimoine. Ainsi Teau, dans la dissolution de chlorure d'antimoine dans l'acide chlorhydrique, donne un précipité blanc, volumineux, qui devient lourd et cristallin au bout de quelque temps: c'est de Voxychlorure basique d'antimoine (poudre d'Algaroth], SbCl',5SbO'. L'acide tartrique, dissolvant facilement ce précipité, en empêchera la précipitation, si on Tajoute avant de verser Teau. Cette action de Tacide tarlrique distingue l'oxychlorure d'antimoine de l'oxychlorure de bismuth, qui se forme dans les mêmes circonstances.
5. L'hydrogène sdlforé précipite incomplètement l'oxyde d'antimoine de ses dissolutions neutres : il ne le précipite pas, ou au moins pas entièrement, des dissolutions alcalines ; mais si les liquides sont acides et si l'acide libre (acide minéral) n'est pas en trop grande quantité, l'oxyde est complètement précipité à l'état de protosulfure d'antimoine (SbS'*) amorphe, rouge orangé. La potasse et les sulfures alcalins, surtout avec excès de soufre, dissolvent facilement ce sulfure ; l'ammoniaque l'attaque peu et dans le bicarbonate d'ammoniaque il est presque insoluble, surtout s'il ne renferme pas de bisulfure d'antimoine. Il n*est pas dissous par les acides étendus et le bisulfite de potasse. L'acide chlorhydrique concentré bouillant l'attaque avec dégagement d'acide sulfhydrique.
Le précipité chauffé à l'air se change en antimoniate d'antimoine et en antimoine sulfuré. En le faisant détoner avec de l'azotate de soude, il se forme du sulfate et de l'antimoniate de soude. — Si l'on fait bouillir la dissolution potassique de protosulfure d'antimoine avec de l'oxyde de bismuth, on a du sulfure de bismuth et l'oxyde d'antimoine reste dissous dans la lessive de potasse. Fondu avec le cyanure de potassium, le