DëeolorakiloB et Jiaaolatioa
Aux matières qui sont dans la capsule en porcelaine et dont le poids J*^^ sera de i 00 à 250 gr., on ajoute une quantité d'acide chlorhydrique pur de densité 1,12, égale ou un peu supérieure au poids des substances sèches contenues dans le mélange, puis assez d'eau pour donner au tout la consistance d'une bouillie claire. L'acide chlorhydrique ajouté ne doit jamais dépasser le tiers du liquide total. On chauffe la capsule au bain-marie, et de 5 en 5 minutes on jette dans le liquide chaud, en remuant, environ 2 grammes de chlorate de potasse, jusqu'à ce que le contenu de la capsule soit devenu jaune clair, bien homogène et fluide : il faut pendant cette opération ajouter de temps en temps de l'eau pour remplacer celle qui s'évapore^— Lorsqu'on a atteint ce point, on ajoute encore une portion de chlorate de potasse et on enlève la capsule du bain-marie. Après le refroidissement complet on verse la liqueur, suivant la quantité, sur un filtre soit en toile, soit en papier blanc, on laisse égoutter complètement le liquide, et on le chauffe au bain-marie, en rem plaçant l'eau qui s'évapore, jusqu'à ce que l'odeur du chlore ait complètement ou presque complètement disparu. On lave bien avec de l'eau chaude le résidu que je désignerai par le n*^ I, on le dessèche et on le met de côté, en l'étiquetant, pour l'étudier ultérieurement (505). On évapore à 100 grammes environ et au bain-marie l'eau de lavage, qu'on réunit, avec le dépôt qui peut s'y être formé, au principal liquide filtré.
». Traitement 4e la «iasolotlon par l'aelde aalfbydriqve (préeipItAtioB de l^eracnle et des mét«nac du climnite»e et dn BisMiMe
Crenpe & l*«tet de MiirMree).
On introduit dans un ballon le liquide obtenu en 1, dont le volume 291 est trois ou quatre fois plus grand que celui de l'acide chlorhydrique employé, on le chauffe au bain-marie à 70" et l'on y fait passer pendant
*■ Il est mutile de dire que dans de pareilles recherches .on ne doit faire usag que de vases neufs et de réactifs parfaitement purs, exempts d'arsenic et de toute combinaison des métaux lourds.
304 2* PARTIE. — GHAP. n. ^ ANALYSES PARTICULIÈRES. [§225
environ douze heures un courant lent d*acide sulfhydrique lavé ; on laisse refroidir en continuant le courant du gaz; on lave le tube abducteur avec de Tammoniaque et la liqueur ammoniacale provenant de ce lavage, rendue acide, est réunie au liquide principal dans le ballon ; on ferme celui-ci avec du papier ordinaire et on abandonne à une douce température (SO"*] jusqu'à ce que Todeur de Tacide sulfhydrique ait presque complètement disparu. On rassemble sur un petit filtre le précipité ainsi formé et on le lave jusqu'à ce que l'eau de lavage ne contienne plus de chlore. — On évapore le liquide Gltré et l'eau de lavage. Si cela produit un précipité, on le sépare par filtration, on le lave et on le réunit au précipité principal obtenu par l'acide sulfhydrique. Quant au liquide concentré par évaporation, on le verse dans un ballon d'une grandeur convenable, on y ajoute de l'ammoniaque jusqu'à réaction alcaline, puis du sulfbydrate d'ammoniaque, on ferme bien le ballon presque complètement rempli et on le met de côté pour essayer plus tard son contenu d'après le n° (507).
s. PavimeMOMi *m. yrAelplM t^wmmé par l**eUe smlfflijAHvM. '
Le précipité obtenu en 2 renferme, outre des matières organiques, du soufre libre, tout l'arsenic à l'état de sulfure, et en général tous les métaux des 5* et 6* groupes également à l'état de sulfures ; .on le dessèche complètement au bain-marie dans une petite capsule en porcelaine, on y ajoute goutte à goutte de l'acide azotique fumant pur, surtout exempt de chlore, jusqu'à ce que tout soit humecté, puis on évapore à siccité au bain-marie. Au résidu on ajoute de l'acide sulfurique pur, préalablement chaulïé, de manière à en bien imprégner toute la masse: on chauffe ensuite, pendant deux ou trois heures, au bain-marie, puis ensuite à une température un peu plus élevée, mais ne dépassant pas 170® soit à l'air libre, soit au bain de sable ou d'huile, jusqu'à ce que la masse charbonneuse ait une consistance friable et qu'un petit essai (qu'on remettra après dans la masse) agité dans l'eau donne après dépôt un liquide incolore. Si l'on n'obtenait pas ce résultat, mais si le résidu donnait un liquide brun, oléagineux, on ajouterait quehjues petits morceaux de papier à filtrer Berzelius et on continuerait à chauffer : de cette façon on obtiendra toujours complètement et avec certitude le but qu'on se propose, savoir la décomposition de la matière organique, sans perte d'aucun métal. — On chauffe le résidu au bain-marie avec un mélange de 8 parties d'eau et i partie d acide chlorhydrique, on filtre, on lave le résidu avec de l'eau distillée chaude, additionnée d'un peu d'acide chlorhydrique; puis on réunit au liquide filtré les eaux de lavage, concentrées par l'évaporation au bainmarie, si cela est nécessaire.
g 225] RECHERCHE DES Ï'OISONS MINÉRAUX. 395
Le résidu charbonneux lavé, que je désignerai par le uP II, est desséché, puis gardé, bien étiqueté, pour des recherches ultérieures no (304).
e mltérlawr* 4e VanaMle et des méteax Ja eiB<|«l*me et 4a •IxIAmm «roepe (■ceeedto prédpltatlen pm» I*eelde ■■irhydrlqae).
A un essai du liquide obtenu en 3, qui doit être limpide comme de leau et tout au plus coloré légèrement en jaune, et qui contient tout l'arsenic à Tétat d'acide arsénieux et aussi Tétain, l'antimoine, le mercure, le cuivre, le bismuth et le cadmium, on ajoute jusqu*à saturation, avec précaution et peu à peu, du carbonate d'ammoniaque avec un peu d'ammoniaque, et on regarde s'il se forme ou non un précipité. Après avoir fait cette observation, on acidulé l'essai avec de l'acide chlorhydrique, qui devra redissoudre le précipité que l'ammoniaque aurait formé, on verse de nouveau l'essai dans la liqueur primitive, et on la traite par l'acide sulfhydrique absolument comme il a été dit au n° (291), en chauffant doucement pour commencer, mais en cessant ensuite. — Il peut alors se présenter trois cas, qu'il faut nettement distinguer.
a. Un courant prolongé d'acide sulfhydrique ne produit pas de ^^ précipité^ mais par le repos il s'en forme un léger, blanc ou blanc jaunâtre. — Dans ce cas il y a toute probabilité pour qu'il
y ait absence complète des métaux du cinquième et du sixième groupe. — Toutefois pour ne pas laisser échapper des traces d'arsenic, etc., on traite d'après le n° (297) le précipité séparé par filtration et bien lavé.
b. Il se forme un précipité jaune pur de la couleur du sulfure -^«/O d'arsenic. — On prend une petite portion du liquide avec le précipité qui y est en suspension, on y ajoute un peu d'ammoniaque et on secoue, sans chauffer, pendant quelque temps. Si le précipité se dissout facilement et complètement, sauf quelque trace de soufre, et si en traitant (293) par le carbonate d'ammoniaque on n'a pas eu de précipité, c'est qu'on a de l'arsenic
et pas d'autre métal (ou tout au moins il ne peut y avoir des autres métaux, étain et antimoine, que des quantités insignifiantes). On verse de Tacide chlorhydrique jusqu'à réaction acide à la dissolution ammoniacale du petit essai, on rejette ce liquide acide dans la liqueur principale contenant le précipité et on opère suivant le n'» (297). — Mais si le précipité ne se dissout pas dans l'ammoniaque ou ne s'y dissout qu'incomplètement, ou si dans Tessai (293) le carbonate d'ammoniaque a produit un
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précipite, tout porte à croire qu*il y a peut-être un autre métal avec de l'arsenic. On ajoute également de l'acide chlorhydrique à l'essai qui est dans le petit tube, on le réunit au liquide contenant le précipité principal, et on opère d'après (298).
c. // se forme un précipité d'une autre couleur. — Il faut alors 296 conclure qu'il y a probablement d'autres métaux avec l'arsenic, et on traite suivant le n® (298).
B. VrmUnmwimt ém p»««lpl44 fearmi par 1'm«M« aidflirarlvM. >>■«••. «*«pr*s 1« M* (••«), Mi est eoadwit dinV «aMaitrc qaed* Vmm
la de l'aivMalc.
Lorsque le liquide précipité au nP (i!93) a presque complètement perdu l'odeur de Tacide suliliydrique, on sépare le précipité jaune sur un petit ûltre, on le lave parfaitement, on le dissout encore humide sur le filtre avec la solution d'ammoniaque, on lave le filtre (sur lequel dans ce cas il ne doit rien rester, sauf un peu de soufre) avec de l'ammoniaque étendue, on évapore le liquide ammoniacal au bain-marie, dans une petite capsule en porcelaine eiactement pesée, on dessèche le résidu à 100®, jusqu'à ce qu'il ne perde plus de poids et on le pèse. Si après la réduction on reconnaît que le résidu n'est composé que de sulfure d*arsenic pur, pour chaque partie de celui-ci on compte 0,8049 d'acrde arsénicux ou 0,6098 d'arsenic. Avec le résidu qui est dans la petite capsule on fait les expériences décrites au n® (500).
e . Traltemaat *m précipité par obteaa par l'acide BairiBydrl«ae lon^ac. d*apvèa le a* (••S) oa le a* <•••)• ea a des r
l'araeale. — Séparattoa des métaas. — Paeage ea pelda de Tavacale.
Si l'on a des raisons pour croire que dans le liquide précipité suivant le n* (293) il y a d'autres métaux, peut-être avec de l'arsenic, on le filtre aussitôt que la précipitation par l'acide sulfliydrique est complète et que l'odeur de ce gaz a disparu : on recueille le précipité formé sur un petit filtre, on le lave complètement, on perce la pointe du filtre, on chasse dans un petit ballon tout le précipité avec le moins d'eau possible, on ajoute au liquide dans lequel Û est en suspension d'abord de l'ammoniaque^ puis du sulfhydrate jaune d*ammoniaque, on laisse digérer quelque temps à une douce chaleur et on filtre s'il y a un résidu insoluble. Le précipité que je désignerai par le n^ III, est lavé, étiqueté et conservé pour être étudié plus tard d'après (305). — Dans une petite capsule en porcelaine, on évapore à siccité le liquide filtré avec les eaux de lavage. On traite le résidu par un peu d'acide azotique pur et fumant, exempt de chlore, on évapore avec soin à siccité et on ajouta,
comme Ta indiqué le premier C. Meyer^ par petites portions une dissolution de carbonate de soude pur, jusqu'à ce qu'il y en ait un excès. On y ajoute enôore un mélange de 1 partie de carbonate et 2 parties d'azotate de soude, en quantité suffisante, mais cependant pas trop grande, on évapore à siccité et on chauffe le résidu très lentement jusqu'à la fusion. On traite par l'eau froide après refroidissement. S'il y a un ré- 299 sidu, on le sépare par filtration, on le lave avec un mélange de parties égales d'alcool et d'eau : je le désignerai par le n® IV, et on le conserve pour l'analyser d'après le n° (506). A la dissolution, dans laquelle se trouve tout Tarsenic à l'état d'arséniate de soude, on ajoute le liquide employé pour les lavages et débarrassé lalcool par évaporation, on acidifie avec précaution et assez fortement avec de l'acide sulfurique pur étendu, on évapore dans une petite capsule en porcelaiuje, et en ajoutant encore de l'acide sulfurique, on essaie dans le liquide fortement concentré si la première addition de cet acide a suffi pour chasser tout Tacide azotique et l'acide azoteux ; on chauffe avec soin jusqu'à ce qu'il commence à se dégager des vapeurs blanches d'acide sulfurique hydraté. — Après le refroidissement on ajoute de l'eau, on met la dissolution dans un petit ballon et en la maintenant à la température de 70°^ on y fait passer pendant au moins six heures un courant lent d'acide sulfhydrique lavé, puis on laisse refroidir en continuant le courant de gaz. S'il y a de l'arsenic, il se forme un précipité jaune. On le sépare par filtration quand il s'est déposé et que l'odeur d'acide sulfhydrique a disparu, on le lave, on le sèche, on le débarrasse du soufre par le sulfure de carbone, on le dissout dans l'ammoniaque et on emploie cette dissolution pour déterminer le poids d'arsenic (297).