‹ Traité d'analyse chimique qualitativeChapitre 235 sur 294 · V. Rédaotloa da ■«IftaM 4*«MWBle · texte numérisé non relu

V. Rédaotloa da ■«IftaM 4*«MWBle

Il faut mettre le plus grand soin à extraire l'arsenic métallique du 300 sulfure d'arsenic, ce qui sera la preuve la plus convaincante de la présence de l'arsenic. — Le procédé. le meilleur et le plus exact est celui indiqué au § 18», 12 (p. 195) : on fond le composé arsenical avec du « cyanure de -potassium et de la soude, dans un couraat lent d'acide carbonique. Cette méthode est surtout excellente pour les recherches judiciaires, parce que, outre une grande rigueur^ elle n'oifre pas le danger de pouvoir faire confondre l'arsenic avec d'autres corps (surtout avec l'antimoine). Il faut avoir bien soin que tout l'appareil soit rempli d'acide carbonique et que le courant gazeux ait la force convenable, avant de commencer à chauffer. Au lieu de l'appareil à acide carbonique de la page 195. on pourra parfaitement se servir de celui plus simple représenté dans la figure 44. On se servira de bouchons en caoutchouc et la pince sera munie d'une vis de pression. On ferme la partie supérieure

39S 3* PARTIE. — CBAP. II. — ANALYSES PARTICULIËBES. [g3KI

du Oacon renversé avec une'capsule en verre ou en porcelaine. Pour un essai ausFi important que ce)ui*dont il s'agit ici, il ne faut pas faire usage d'appareil qui ne permette pas de régler le courait) d'acide carbonique.

Pour opérer la réduction on peut employer le sulfure d'arsenic (el quel. Mais autant que possible on ne prendra pas tout ce qui reste dans la petite capsule après l'évaporation de la dissolution ammoniacale r on n'en emploiera qu'une portion pour pouvoir, au besoin, répéter plusieurs fois la réduction. Si cependant le résidu était trop faible pour qu'oQ pilt le diviser, on le dissoudrait dans quelques goultes d'ammoniaque, on ajouterait dcui ou trois grains de carbonalede f't- *i. soude, on évaporerait à siccilé

an bain-marie, en bien mélangeant, et on opérerait sur des parcelles du nouveau résidu.

OUo préfire réduire par le cjaiiure de potassium l'acide arsénique provenant de la transformation du sulfure d'arsenic. Suivant lui, on évapore de l'acide azotique concentré sur le sulfure d'arsenic placé dacs une petite capsule, en renouvelant le bquide si cela est nécessaire; on enlève toute (race d'acide azotique en humectant plusieurs fois avec de l'eau et dcssécbant chaque fois le résiJu : on ajoule enfin quelques goutles d'eau et du carbonate de soude pulvérisé, afin d'avoir une masse alcaline, que l'on dessèche complètement dans la petite capsule en la remuant fréquemment et en ajant soin de la maintenir toujours le plus ramassée possible au milieu de la capsuk. — J'approuve parfaitement ce procéilé d'Otto, mais je ferai remarquer encore une fois d'une façon expresse que le résidu ne doit pas contenir la moindrelrace d'acide azotique ou d'un azotate quelconque, sans quoi, en calcinant avec le cyanure de potassium, il y aurait explosion et l'analyse serait perdue.

L'opération terminée, on coupe le tube i réduction en c (fig. 45). ixR on enlève la partie antérieure contenant le miroir arsenical : OD met la partie postérieure dans une petite éprouvette avec do l'eau : aprb la dilution de la masse saline on filtre, on ajoute de l'acide chlorbydrique

au liquide jusqu'à ce qu'il soit acide, on y fait encore passer un courant d'acide sulfhydrique et on regarde s'il se forme un précipité. — Si Ton avait eu à réduire xlu sulfure d'arsenic, en général on aura encore dans celte dernière réaction un léger précipité jaune ; s'il y avait des traces d'antimoine, le précipité serait jaune orangé et insoluble dans le carbo-

Fig. 46.

nate d'ammoniaque. — Après avoir enlevé tous les sels solubles à la masse fondue, on cherche dans le résidu métallique qui pourrait rester des traces d'étain et d'antimoine (car si l'on a bien suivi la marche indiquée, il ne peut rester là que des traces de ces deux métaux). Si l'on en trouvait d'une façon appréciable, il faudrait en tenir compte dans le dosage en poids de l'arsenic.

8. Becherohe des «litres mëtanx du clnquIAnne et dn sixième ga

daos les résidas mis de cAté,

Résidu I. Voir (290). 305

Il peut contenir du chlorure d'argent, du sulfate de plomb, peut-être aussi de l'oxyde d'étain et du sulfate de baryte.

On l'incinère dans une capsule en porcelaine, on brûle le charbon avec un pen d'azotate d'ammoniaque, on traite par l'eau, on dessèche la partie insoluble et on la fond avec du cyanure de potassium et du carbonate de soude dans un creuset en porcelaine. Après le refroidissement on reprend la masse par l'eau, on traite d'abord le résidu par l'acide acétique, pour enlever un peu de carbonate de baryte qui aurait pu se former, on chauffe avec de l'acide azotique ce qui pourrait rester non dissous et on opère suivant le § I8i . — Dans la solution acétique, on cherche la baryte avec le sulfate de chaux.

b. Résidu II. Voir (292). 304

Le résidu charbonneux obtenu en purifiant avec l'acide azotique et l'acide sulfurique le précipité brut obtenu avec l'acide sulfliydrique, peut renfermer du plomb, du mercure et de rétain, comme aussi du bismuth et de l'antimoine ; on le chauffe assez longtemps avec de l'eau régale. Après la filtration on lave le résidu avec de l'eau, additionnée au commencement d'iinpeu d'acide chlorhydrique.— Le liquide filtré étendu avec les eaux

de lavage est soumis à Taction de l'acide sulfhydrique, et s'il se forme un précipité on I étudiera d'après le g i9i. Le résidu insoluble dans l'eau régale est incinéré, les cendres sont fondues avec du cyanure de potassium et la masse est traitée comme au n» (303).

c. Résidu III , Voir (298). ^

Dans le précipité insoluble dans le suif hydrate d'ammoniaque, on cherchera les métaux du Y* groupe, d'après le § i9S.

d. Résidu lY. Voir (299). 30fi

Il peut contenir de l'étain, de l'antimoine et aussi du cuivre. On le traite d'après le n^ (123). S'il était noir (renfermant du cuivre)^ on traiterait les métaux réduits d'après le § t8l.

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«■ ehrome et 4* th*lli«m.

a. Le liquide séparé (291) des précipités formés par l'acide sulfhy- Ml drique a déjà été plus haut additionné de sulfhydrate d*ammo- ^ niaque. Cela produit généralement un précipité de sulfure de fer et de phos[^ate de chaux, mais qui peut aussi renfermer du sulfure de zinc, du sulfure de thallium et de l'hydrate d'oxyde de chrome. On filtre, on lave le précipité avec de l'eau additionnée de sulfliydrate d'ammoniaque, on le dissout à chaud dans de l'acide chlorhydrique additionné d'acide azotique : dans une cornue, on évapore le liquide filtré, additionné d'acide sulfurique, jusqu'à consistance de bouillie, et dans le liquide passé à la distillation on cherche le thallium avec l'iodure de potassium, le chlorure de platine et enfin à l'aide de l'appareil spectral (§ ilSc b). On traite par l'eau le résidu dans la cornue, on filtre, on ajoute du carbonate de soude jusqu'à réaction alcaline, puis un excès d'une dissolution de cyanure de potassium (qui doit être exempt de sulfure de potassium). On chauffe quelque temps, on filtre, on met de côté le précipité a resté sur le filtre, et dans le liquide filtré on verse du sulfhydrate d'ammoniaque pour précipiter le thalUunif qui pourrait y être, à l'état de sulfure qu'on examine dans l'appareil spectral. On évapore à l'air libre ou sous une bonne cheminée d'appel le liquide filtré avec le précipité a, en .ajoutant un excès d'acide sulfurique, jus- ' qu'à ce qu'il se dégage des vapeurs d'hydrate d'acide sulfurique : ou étend d'eau, ou filtre, on précipite avec l'ammoniaque | et le sulfhydrate d'ammoniaque, et dans le précipité qui peut

§226J RECHERCHE DE L'ACIDE CrANHYDRIQUE. 401

se former on cherche le zinc et le chrome, suivant (156) à (i59).

b. Le liquide filtré au n<» (307) et sëparé ainsi du précipité formé 308 par le su If hydrate d'ammoniaque peut encore renfermer une partie et même la totalité du chrome qui se trouvait dans la substance, parce que l'oxyde de chrome n'est pas précipité complètement par le sulfhydrate d'ammoniaque en présence des matières organiques. Si donc on voulait le chercher, il faudrait • évaporer le liquide à siccité, chauffer au rouge le résidu, mélanger la partie fixe avec 3 parties de chlorate de potasse et i partie de carbonate de soude et projeter le tout dans un creuset rouge. On ferait ensuite bouillir la masse fondue avec de l'eau, et s'il y a du chrome, le chromate alcalin formé colorera le liquide en jaune. Pour un essai plus complet, voir le g iS8.

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