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du carbonate d'ammoniaque

avec un peu d'ammoniaque caustique, pour empêcher la formation des bicarbonates, et nous devrons précipiter toutes les terres alcalines. Gela n'est toutefois vrai que pour la chaux, la strontiane et la baryte ^. Quant à la magnésie, nous savons qu'à cause de la grande tendance qu'elle a à faire des sels doubles avec les sels ammoniacaux, elle n'est

' lïous avons déjà fait remarquer dans le § 99 que des traces de ces bases peuvent rester dans la dissolution, en partie parce que les carbonates ne sont pas par euxt mêmes absolument insolubles dans Peau, en partie surtout parce qu'ils se dissolvennotablement dans la dissolution de sel ammoniac. C'est ce qui nécessite l'essai indiqué au n* (164) par le sulfate et Toxalate d'ammoniaque du liquide séparé par tiltration du précipité obtenu avec le carbonate d'ammoniaque. Dans l'explication générale de la marche de l'analyse, j'ai laissé de côté les traces de baryte, de strontiane et de chaux qui passent dans la dissolution.

précipitée qu'en partie ou même elle ne l'est pas du tout si Ton a ajouté un sel ammoniacal, ou au moins la précipitation ne se fait pas dans un laps de temps assez court. Aussi, pour faire disparaître complètement cette incertitude, avant de verser le carbonate d'ammoniaque on ajoute du chlorhydrate d'ammoniaque, s'il n'y en a pas déjà assez, et l'on filtre peu de temps après la réaction, afin que la précipitation de la magnésie

ne puisse avoir lieu.

La solution contient encore la magnésie et les alcalis. On s'assure de la présence de la première avec le phosphate de soude et l'ammoniaque : nous les séparons toutefois par un autre procédé, pour ne pas introduire d'acide phosphorique, qui gênerait dans l'analyse ultérieure. On met à profit l'insolubilité de la magnésie pure. On chauffe au rouge pour chasser les sels ammoniacaux, on précipite la magnésie par la baryte, de sorte qu'on a en dissolution les alcalis avec le sel de baryte formé et l'excès de baryte caustique employée. On éloigne les composés bary tiques avec le carbonate d'ammoniaque et les alcalis fixes restent en dissolution avec le sel ammoniacal formé et celui employé en excès. On élimine ces derniers en chauffant au rouge et il ne reste plus que les premiers. — Ce moyen de se débarrasser de la baryte, plutôt que d'employer l'acide sulfurique, a l'avantage de laisser les alcalis à l'état de chlorures, forme très-convenable pour les reconnaître et les séparer. — Toutefois, comme le carbonate de baryte est un peu soluble dans les sels ammoniacaux et que, évaporé avec le chlorhydrate d'ammoniaque, il forme du carbonate d'ammoniaque et du chlorure de baryum, il faut en général, pour avoir une dissolution bien exempte de baryte, précipiter encore une fois avec un peu de carbonate d'ammoniaque additionné de quelques gouttes d'oxalate d'ammoniaque, après qu'on a éliminé les sels ammoniacaux par la calcination au rouge.

Enfin pour trouver Yammoniaquey on comprend qu'il faudra prendre un nouvel essai.

b. RECHERCHE DES ACIDES.

Avant de procéder à la recherche des acides et des corps halogènes, on se demande quels sont ceux qu'on pourrait rencontrer d'après la nature des bases déjà trouvées et la solubihté même de la substance ; on évite ainsi des opérations inutiles. Le tableau annexé à l'appendice IV pourra servir dans ce cas, surtout pour les commençants.

Les réactifs généraux que nous employons pour trouver les acides sont, comme nous l'avons vu, le chlorure de baryum et V azotate d'argent pour les acides inorganiques, le chlorure de calcium et le perchlorure de fer pour les acides organiques. Avant tout il faut bien s'assurer si l'on n'a rien que des acides minéraux, ou s'il faudra tenir

REMARQUES SUR LÀ RECHERCHE SPÉCIALE, gg 182 A 204. 423

compte aussi des acides organiques. — Le dernier cas arrive toujours lorsque la substance se carbonise par la chaleur rouge. — Dans l'analyse des bases, les réactifs généraux nous serrent à séparer réellement les différents groupes des bases ; avec les acides nous les employons tout différemment, pour nous assurer simplement de Tabsence ou de la présence des acides appartenant aux différents groupes.

Supposons donc encore ici, comme nous Tavons fait pour les Dases, que nous avons en dissolution aqueuse tous les acides que l'on rencontre le plus fréquemment dans une analyse, et que ces acides sont combinés à de la soude.

La baryte forme des composés insolubles, ou très-peu solubles, avec Tacide sulfurique, Tacide phosphorique, Tacide arsénieux, l'acide arsénique, l'acide carbonique, l'acide silicique, l'acide borique, l'acide chromique, l'acide oxalique, l'acide tartrique, l'acide citrique : le fluorure de baryum est également insoluble ou tout au moins trèspeu soluble : en outre tous ces composés, à l'exception du sulfate de baryte, se dissolvent dans l'acide chlorhydrique. Ajoutons donc d'après cela à notre dissolution neutre, ou rendue neutre si cela était nécessaire,

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