de Vazotate d'argent
et s'il y a un ou plusieurs des corps que nous avons indiqués, nous l'apprendrons aussitôt, mais d'une manière générale pour la plupart d'entre eux. L'acide chromique, Tacide arsénique et quelques autres dont les sels d'argent sont colorés, pourront cependant être reconnus avec quelque certitude d'après la couleur du précipité. Ajoutons maintenant au précipité de Tacide azotique et nous reconnaîtrons la présence des combinaisons haloïdes et du sulfure d'argent, parce qu'ils resteront insolubles, tandis que tous les oxysels se dissoudront. — La raison qui empêche de grouper les acides au moyen du chlorure de baryum, s'oppose également à leur séparation complète au moyen de Tazotate d'argent. Le sel ammoniacal formé empêche la précipitation nouvelle par Tammoniaque de plusieurs des sels d'argent dissous par Tacide. En sorte que, excepté l'usage qu'on en fait pour séparer le chlore, le brome, l'iode, le cyanogène, etc., et aussi pour reconnaître racide chromique et quelques autres, Tazotate d'argent comme réactif général n'a d'importance qu'en nous faisant connaître l'absence d*un assez grand nombre d'acides dans une dissolution neutre qu'il ne précipite pas : il a un rôle analogue à celui du chlorure de baryum.
La manière dont le liquide à analyser se comporte avec ces deux réactifs nous donne donc de suite, tout en commençant, de bonnes indications pour savoir s'il faut faire tous les essais indiqués, ou quels sont ceux que l'on devra omettre. Si par exemple le chlorure de baryum a formé un précipité, tandis que l'azotate d'argent n'en a pas donné, il sera superflu, en supposant que la dissolution soit assez concentrée et ne renferme pas déjà un sel ammoniacal, de rechercher les acides phosphorique, chromique, borique, silicique, arsénieux, arsénique, oxalique, iirtrique, citrique. On tirerait une conclusion analogue si l'on avait un précipité avec l'azotate d'argent et pas de précipité avec le chlorure de baryum. On comprend combien on s'épargnera d'opérations particulières par ces simples combinaisons de réactions.
Si nous revenons maintenant au cas général oh nous supposons la présence simultanée de tous les acides, nous sommes conduits à rechercher plus spécialement le chlore^ le hrOmCy Viode^ le cyanogène, le ferrocyanogène^ le ferricyanogène et le soufre (leur séparation et leur distinction spéciale sont indiquée> au g isv) : nous savons comment on s'est assuré de la présence de Vacide sidfurique. Il faudrait encore
REMARQUES SUR Lk RECHERCHE SPÉCIALE. SM 182 A 204, 425
tenir compte de tous les acides que peuvent précipiter les deux réactifs : on ne peut maintenant les trouver que par des essais tout à fait spéciaux, particuliers à chacun d'eux et qu'il est inutile de répéter ici, attendu que nous les avons indiqués et expliqués dans la méthode générale, ainsi que ce qui est relatif au reste des acides inorganiques, par conséquent à l'acide azotique et à l'acide chlorique. f
Quant aux acides organiques^ le chlorure de calcium précipite, à froid, en présence du chlorhydrate d'ammoniaque, Tacide oxalique (l'acide paratartrique) et l'acide tartrique : les deux premiers aussitôt, le dernier souvent au bout d*nn temps assez long ; au contraire, la précipitation du citrate de chaux est empêchée par la présence des sels ammoniacaux et ne se produit que par l'ébullition de la dissohition ou par son mélange avec de l'alcool : ce dernier moyen sert aussi à précipiter le malate et le succinate de chaux de leur dissolution aqueuse. Si d'après ces considérations nous ajoutons à notre liqueur