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RENFERMENT PLUSIEURS, OU LES RENFERMENT TOUS

J . On acidulé la solution avec de Tacide chlorhydrique, on Tagite avec de rélher pur exempt d*alcool, on sépare la couche élhérée du liquide aqueux et on la laisse évaporer dans une capsule en verre.

a . Une reste pas de résidu : absence de digitaline et de picrotoxine. On passe au n^ 2.

b. // reste un résidu : on peut penser qu*il y a de la digitaline et de la picrotoxine (mais il ne faut pas oublier qu'il peut aussi dans ces circonstances se dissoudre dans Téther quelques substances, comme Tacide oxalique, l'acide tartrique, l'acide malique (Otto). On agite de nouveau la solution aqueuse avec de l'éther, afin d'enlever le plus complètement possible tout ce qui peut se dissoudre dans l'éther, on évapore la solution éthérée et on traite la solution aqueuse suivant 2. Quant au résidu de la dissolution éthérée, qui peut renfermer un peu d'atropine, on le traite comme il suit :

à. On en dissout une portion dans l'alcool et on laisse évaporer lentement : si l'on remarque de fines aiguilles, longues, à éclat soyeux, partant en rayonnant d'un point, on peut conclure l'existence de la picrotoxine. On s'en assure par les réactions indiquées au g «45.

j3. On en dissout une partie dans l'acide sulfurique concentré et l'on ajoute un peu d'eau de brome. Coloration rouge : digitaline. Voir g t44.

y. On ne pourra reconnaître des traces d'atropine qu'à l'action de la solution aqueuse du résidu sur la pupille.

2. A une portion du liquide aqueux on ajoute de la solution d'iode dans l'iodure de potassium et à une autre portion un peu d'acide phosphomolybdique.

a. Ces réactifs produisentdes précipités .'présence probable d'alcaloïdes. On passe au n** 3 :

b. Il neseformepas de précipités : absence d'alcaloïdes. On cherche la salicine suivant le g t43.

5j  une petite portion de la solution aqueuse on ajoute de la lessive de potasse ou de soude jusqu*à ce qu'elle soit tout juste alcaline ; on examine bien s*il se forme un précipité et on ajoute ensuite plus de potasse ou de soude jusqu'à ce que la réaction soit fortement alcaline, puis on étend d'un peu d'eau.

a. Avec la potasse ou la soude on n'a pas eu de précipité, ou celui qui s* est produit s est de nouveau dissous : présence probable de l'atropine ou de la morphine, absence des autres alcaloïdes. On prend une nouTelle quantité plus gi*ande de la solution aqueuse, on y Terse un excès de bicarbonate de potasse ou de soude; on agite et on laisse reposer quelque temps.

a. Il ne se forme pas de précipité : absence de morphine. On agite le liquide avec de l'éther, on sépare la couche cthérée»on laisse évaporer l'éther et dans le résidu on cherche Vatro ptne suivant le § t4i, 6, 7, 8.

]3. // se forme un précipité : morphine. On filtre ; dans le liquide on cherche l'atropine suivant a et dans le précipité la morphine suivant le § «33, 7 et 8.

b. Avec la lessive dépotasse ou de soude on a obtenu un précipité, qui ne s* est dissous ni dans un excès du précipitant ni en étendant d'eau. On traite la plus grande partie de la dissolution aqueuse acide comme on a fait plus haut avec un petit essai, on sépare le précipité par filtration et on le traite suivant 4. Quant au liquide fillré alcalin, on l'agite avec de Tëther, on laisse reposer une heure (afin que la morphine qui aurait pu tout d'abord passer dans Téther ait le temps de se déposer aussi complètement que possible), on sépare la couche éthérée de la liqueur aqueuse et on cherche Y atropine suivant le g t4i, 6, 7, 8, dans le résidu de l'évaporation de la solution éthérée, tandis qu'on précipite la morphine de la liqueur aqueuse alcaline avec de l'acide carbonique (g it33, 4) et qu'on s'assure du résultat suivaut le g «33,. 7 et8.

4. On lave avec de l'eau froide le précipité obtenu au g 34», 3, b, et séparé par filtration, on le dissout dans l'acide sulfurique étendu de façon qu'il y ait un léger excès d'acide, on ajoute une dissolution de bicarbonate de soude jusqu'à disparition de la réaction acide, on agite fortement en frottant les parois du verre et on laisse reposer une heure.

a. // ne se forme pas de précipité : absence de narcotine et de cin-

§247] REGHERCHIi; DES ALCALOÏDES. 473

chonine. On fait bouillir la dissolution pour Tévaporer presque à siccité et on reprend le résidu par de Teau froide. S*il n*y a pas de résidu insoluble, on passe au n* 6. S*il y en a un, on y cherche d*après le n^ 5 la quinine (dont il pourrait y avoir une petite quantité), la strychnine, la brucine et la vératrine.

b. Il se forme un précipité, (II peut contenir de la narcoline , de la cinchonine et aussi de la quinine, voir g t46, 3, b.) On le sépare par filtration et on étudie le liquide qui passe suivant le § t4V, 4, a. Quant au précipité, on le lave avec de Teau froide, . on le dissout dans un peu d*acide chlorhydrique, on njoute un excès d*animoniaque, puis de Téther en quantité pas trop faible.

«. Le précipité formé s* est complètement dissous dans Véther; on a deux couches de liquides limpides : absence de cinchonine, présence de la quinine ou de la narcotine. — On évapore la solution éthérée, on reprend le résidu avec un peu d*acide chlorhydrique et on étend d'eau dans la proportion de i à 200. On neutralise avec le bicarbonate de soude et on laisse reposer. Précipité : narcotine, (On s'en assure avec Teau de chlore et l'ammoniaque et aussi avec l'acide sulfurique nitreux, g t34.) On évapore à siccité le liquide resté limpide ou celui qu'on a séparé par filtration et on traite par l'eau. S'il y a un résidu, on le lave, on le dissout dans Tacide chlorhydrique, on ajoute de l'eau de chlore et de l'ammoniaque. Coloration verte : quinine.

p. Le précipité formé ne s'est pas dissous ou ne s'est dissous qu'incomplètement dans Véther : cinchonine, peut-être aussi quinine ou narcotine. On filtre ; dans le liquide on cherche comme en a. la quinine et la narcotine, et le précipité est de la cinchonine, qu'on peut essayer d'après le g «36, 5 ou 8. ^

5. Dans le résidu insoluble dans l'eau et bien lavé, obtenu au g t4 V, 4, a, en évaporant le liquide additionné de bicarbonate de soude, on cherche la quinine (dont il peut y avoir une petite quantité), la strychnine, la brucine et la vératrine, de la façon suivante : On sèche au bain-marie et on fait digérer avec de l'alcfM)! absolu.

a. La dissolution est complète : absence de strychnine; présence (de la quinine) de la brucine ou de la vératrine. On évapore au bain-marie à siccité la solution alcoolique : si l'on a déjà trouvé plus haut de la quinine, on partage le résidu en deux parties : dans l'une on cherche la brucine (g tso, 6) avec l'acide azotique

et le protochlorure d'étain, dans l'autre la vérairine{^ te40, 6) avec Tacide sulfurique concentré. — Si Ton n*a pas déjà trouvé de quinine, on fait trois parts a, bet c du résidu. Dansa et dans b on cherche la brucine et la verafnne comme nous venons de le dire, et dans c on cherche la quinine avecTeau de chlore et Taramoniaque. Toutefois, s'il y avait de la brucine, il faudrait dissoudre c dansl'acide chlorhydrique, ajouter de l'ammoniaque et de Féther, laisser reposer assez longtemps, évaporer la solution éthérée et chercher la quinine dans le résidu.

b. Le résidu ne se dissout pas ou se dissout incomplètement : présence de la strychnine j peut-être aussi (de la quinine) de la brucine et delà vératrine. On fillre; dans le liquide on cherche (la quinine) la brucine et la vératrine d'après le § «41, 5, a, et pour plus de garanties on traite le précipité avec l'acide sulfurique et le chromate de potasse ( § tS8, 8).

6. Il reste encore à chercher la salicine. Pour cela au reste do la dissolution aqueuse acide, qu'on a secouée avec de l'éther, on ajoute un peu plus d'acide chlorliydrii|ue et on fait bouillir quelque temps. S'il n'y a pas de précipité, l'absence de la salicine est démontrée; s'il y en a un, c'est qu'il y a de la salicine : on s'en assure en ajoutant un peu de chromale de potasse au liquide précipité et en faisant bouillir (§ t4S, 4) : on essaiera aussi la substance primitive avec l'acide sulfurique concentré (§ 1148, 3).

III. Recherche des alcaloïdes, de la digitaline et de la pigrotoiine en présence des matières végétales ou animales extractives et colorantes.

Il est bien plus difficile de retrouver les alcaloïdes en présence des matières albuminoïdes extractives et colorantes que dans les conditions ou nous nous sommes placés précédemment. Il n'y a pas ici de procédé parfait pour reconnaître en général par un essai préliminaire si 1*00 a oui ou non un des alcaloïdes en question. — Je vais indiquer diverses méthodes qui permettent de séparer les alcaloïdes des autres substances €t de les reconnaître. Suivant les circonstances on choisira l'une ou l'autre. (Consulter Dragendorff^ Manuel de toxicologie, trad. Ritter, Paris, 1873, ouvrage où l'étude des alcaloïdes est traitée avec soin.)

g 248] RECHERCHE DES ALCALOÏDES. 475

i . Méthode de Stas * pour trouver les alcaloïdes vénéneux (ainsi que • la digitaline et la picrotoxine)^ modifiée par J. Otto *.

Le procédé de Stas repose sur les faits suivants :

oc. Les sels acides des alcaloïdes sont solubles dans Teau et dans Tesprit-de-vin.

p. La plupart des sels neutres et acides des alcaloïdes sont insolubles dans réther.

Il en résulte qu'en agitant une dissolution neutre ou acide avec de l'éther, les sels dei alcaloïdes ne passeront pas dans la dissolution éthérée, tandis que les alcaloïdes iront dans la dissolution aqueuse à Fétat de sulfates acides, si Ion agite les dissolutions éthérées des alcaloïdes purs avec de Tacide sulfurique étendu.

y. Si à des dissolutions aqueuses renfermant des sels neutres ou acides des alcaloïdes on ajoute des carbonates purs ou des bicarbonates alcalins, les bases organiques sont mises en liberté, et, si Ton agite alors avec de Téther ou de Talcool amylique, les alcaloïdes purs se dissolvent dans Téther ou Talcool amylique.

Nous allons indiquer dans ce qui suit les exceptions qu'on pourra rencontrer dans TappUcation de ces données générales.

a. Si Talcaloïde est dans le contenu de Testomac ou des viscères, dans les aliments ou en général dans un magma pulpeux, on chauffe celui-ci entre 70* et 75° avec le double de son poids d'alcool pur concentré et assez d'acide tartrique pour que le liquide ait juste la réaction acide (il faut éviter d'en mettre un excès). — On filtre après refroidissement et on lave le résidu insoluble avec de l'alcool pur concentré.

S'il faut chercher les bases dans le coBur, le foie, les poumons ou d'autres organes analogues, on coupe ceux-ci en petits morceaux, on les humecte avec de l'alcool acidulé, comme nous

* Bull, de V Académie de médecine de Belgique, IX, 304. — Jahrb. /*. prak, Pfiarm., XXIV, 313. — Jahrb. von Liebig u. Kopp, 1851, 640.

^Ann. d. Chem. und Jahrb., c. 54. — Dragendorff, Manuel de Toxicologie, page 274.

476 APPENDICE. - ALCALOÏDES. [§2i8

Tavons dit, on soumet à la presse, on recommence jusqu'à ce qu'on ait enlevé tout ce qui peut se dissoudre et on filtre les liquides réunis.

b. On concentre ensuite la liqueur alcoolique à la plus basse température possible. On fait cette opération dans une capsule en porcelaine, au bain-marie dont la température ne dépassera pas SO**, de sorte que le contenu de la capsule ne s*écbauf[era pas au-dessus de 40® à 50*. Si Ton veut opérer à une température plus basse, on activera Tévaporation en soufflant sur la surface du liquide. — Suivant Slas, il ne faut pas dépasser 35®. A cet effet il évapore sous une cloche avecdel*acide sulfurique en diminuant ou non la pression ; ou bien il opère dans une cornue tubulée en y faisant passer un courant d'air. — Il est rare toutefois qu*il soit nécessaire de prendre ces précautions, et le plus souvent on peut faire usage du bain-marie modérément chauffé.

Si pendant Tévaporation il se dépose des substances insolubles comme de la graisse, par exemple, ce qui arrive le plus souvent, on filtre la solution aqueuse à travers un filtre mouillé et on évapore le liquide filtré avec les eaux de lavage jusqu'à consistance d'extrait, suivant un des procédés indiques plus haut. Si pendant Tévaporation du liquide alcoolique il ne se dépose rien, on peut procéder de suite à Tévaporation du tout jusqu'à consistance d'extrait.

c. Pour faciliter Texlraction complète, on ajoute au résidu de l'cvaporation de l'alcool absolu froid, peu à peu par petites portions ; on mélange intimement et enfin on verse une quantité assez considérable d'alcool pour séparer tout ce que ce liquide peut précipiter. On passe l'extrait alcoolique à travers un filtre mouillé avec de l'alcool, on lave le résidu avec de l'alcool froid, on laisse la solution alcoolique s'évaporer à une température basse (voir plus haut), on reprend le résidu avec un peu d'eau et après avoir neutralisé la plus grande partie de l'acide libre avec de la lessive de soude, de façon toutefois qu'il reste encore une réaction acide, mais faible, on agile la solution acide avec de Téther, bien exempt d'alcool et d'alcool amylique (Otto), Avec un entonnoir à robinet ou une burette à pince, on sépare la couche éthérée de la couche aqueuse et on recommence le traitement par l'éther jusqu'à ce que celui-ci ne se colore plus.

L'éther prend, outre les matières colorantes, la picroloxine et la digitaline (et aussi la colchicine). Il sera bon de conserver séparément pour un traitement ultérieur (voir h.) l'éther fortement coloré et celui qui l'est moins.

[§248 KEGHËRGHE DES ALCALOÏDES. 477

d. On chauffe doucement la solution aqueuse acide séparée de Téther pour chasser la portion de ce dernier qui serait dissoute : on ajoute ensuite avec précaution de la lessive de soude, jusqu'à ce que le papier de curcuma brunisse nettement. On met ainsi les alcaloïdes en liberté et on dissout dans l'excès de soude la morphine, s'il y en a. On agite le liquide alcalin avec de l'éther tout à fait pur, et au bout d'une demi-heure ou une heure, on sépare les deux couches de Hquide comme enc. L'extrait éthéré renferme maintenant tous les alcaloïdes, sauf lamorphine dontune faible partie seulement s'est dissoute dans l'éther. Cette portion est d'autant plus faible qu'on a débarrassé plus complètement la solution aqueuse acide de l'éther qui s'y trouvait dissons et qu'on a laissé plus longtemps reposer le liquide avant de séparer les deux couches. On laisse évaporer un essai de l'extrait éthéré sur un grand verre de montre, qu'on pose sur un support chauffé à 25" ou 30® (pour empêcher la condensation de la vapeur d'eau). S'il n'y a pas de résidu, c'est (pie la liqueur essayée ne renferme pas d'alcaloïdes : on passe à g. S'il y en a un, son aspect seul permet déjà de tirer quelques conclusions. Des stries oléagineuses qui se rassemblent peu à peu en une goutte et qui, chauffées légèrement, exhalent une odeur désagréable, suffocante, dénotent une base liquide volatile; un résidu solide ou un liquide trouble dans lequel sont suspendues des particules solides indique une hase solide, fixe. — Si l'extrait éthéré a laissé un résidu, on recommence avant tout le traitement de la solution aqueuse alcaline avec un grand excès d'éiher, et on le renouvelle jusqu'à ce qu'un essai du dernier extrait ne donne pas de résidu par l'évaporation. On évapore tous les extraits éthérés dans une petite capsule en verre que l'on chauffe au bain-marie à 30®.

On traite suivant g. la liqueur aqueuse alcaline séparée de i extrait éthéré et pouvant contenir un peu de morphine.

e. Si l'on a traité en c. avec soin et complètement par l'éther la solution aqueuse acide, l'évaporation de l'extrait éthéré donne les alcaloïdes assez purs pour qu'on puisse soumettre le résidu directement aux différents essais. S'il se forme des stries ou des gouttes huileuses, ou place à la fin la petite capsule dans le vide à côté de l'acide sulfurique pour faire disparaître les dernières traces d'éther et d'ammoniaque et dans le résidu on cherche la conine et la nicotine comme il est dit à 1 page 428 : si le résidu est cristallin, on l'examine d'abord au microscope et on l'étudié d'après le g »4« ou »4V, à moins que la forme des petits cristaux ne fasse présumer la présence d'un alcaloïde déterminé.

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auquel cas on l'essayerait directement. — Enfin, sipar levaporation il reste des anneaux amorphes, on les dissout à une douce chaleur dans un peu d'alcool absolu, on laisse évaporer lentement, on observe s'il se forme des petits cristaux et on traite le résidu comme il a été déjà dit.

f. Mais, si Ton n*a pas agité convenablement le liquide aqueux acide avec Téther, le résidu obtenu en évaporant Textrait éthéré de la solution alcaline n*est souvent pas assez pur pour pouvoir être étudié tel quel. Dans ce cas on le redissout dans de Teau additionnée d'un peu d'acide suUurique ; on filtre, s'il le faut, on agite à plusieurs reprises le liquide acide avec de l'élher (le liquide éthéré ainsi obtenu peut contenir des restes de digitaline et de picrotoxine et il faudra le traiter comme en c), puis on ajoute à la solution aqueuse de la lessive de potasse ou de soude jusqu'à ce que l'alcali domine nettement : on agitera à plusieurs reprises avec de l'élher en opérant comme il est dit en d. On laisse alors, comme en d, évaporer la dissolution éthérée, et on traite suivant e ^ le résidu actuel composé des alcaloïdes purs: quant à la dissolution aqueuse alcaline, qui peut renfermer des restes de morphine, on la réunit à celle obtenue en d.

g. Le liquide alcalin aqueux de d. ou de d. et de f., dans lequel la morphine peut être en totalité ou en grande partie, est additionné d'acide chlorhydrique jusqu'à réaction acide, puis d'ammoniaque en excès et de suite après d'alcool amylique, et on secoue^. Gomme la morphine se dissout beaucoup mieux dans l'alcool amylique chaud que dans le liquide froid, il sera bon de chauffer un peu le vase en le plongeant dans de Teau chaude.

*Dans le cas où par ce procédé on n'aurait pas encore la stryclmiDe tout à fait pure, Fr. Janssens {ZeiUchr. f. analyt, Chem.f IV, 48) recommaoc^e de redissoudre dans l'acide lartrique étendu, et de traiter cette dissolution, renfermant encore des substances étrangères, par du bicarbonate de soude en poudre que l'on ajoute en agitant jusqu'à ce que le liquide ne soit plus acide que par Tacide carbonique libre. S'il se forme un précipite, on l'enlève rapidement en filtrant à travers un filtre bien poreux. La strychnine reste en dissolution a la faveur de l'acide carbonique libre et se dépose quand on fait bouillir et partiellement évaporer le liquide filtré. Après l'avoir séparéi*. par fillration et bien lavée, on la dissout dans une petite quantité d*acide sulfurique étendu (1 : 200), on ajoute du carbonate de potasse en excès, on agité à plusieurs reprises avec dix fois le volume d'étber et on laisse évaporer l'extrait éthéré.

* L. Uslar et J. Erdmann [Ann. d. Chem u. Pharm,, CXX et CXXII, 360) i-en»placent tout à fait par Talcool amylique l'élher que Stas emploie pour l'extraction des alcaloïdes. Ce qu'il y a de mieux, c'est de faire usage successivement des deux dissolvants, comme il est dit dans le procédé que nous indiquons.

Après avoir séparé la couche alcoolique au moyen d*ua entoiinoir, on recommence le traitement du liquide ammoniacal par Talcool amyiique. On laisse évaporer les extraits alcooliques réunis et on y cherche la morphine. Si le résidu n'était pas assez pur, on le dissoudrait dans Teau additionnée d'acide sul-^ furique, on filtrerait, on agiterait le liquide acide avec de l'alcool amyiique chaud, on additionnerait la solution aqueuse avec de* Fammoniaque et on agiterait la liqueur alcaline avec de l'alcool amyiique. Le résidu de Tévaporation de l'extrait amyiique serait alors assez pur.

h. Il faut encore chercher la digitaline et la picrotoxine dans le& extraits éthérés préparés en agitant avec del'éther les dissolutions aqueuses acides obtenues en c. ouen c. et en f. Les extraits renferment aussi des matières colorantes, surtout ceux provenant du premier traitement. Il est donc bon, suivant le conseil d'O^^o, de séparer les dernières liqueurs de c-elles obtenues en premier lieu, et d'étudier leurs résidus d'évaporation séparément.

On les fait bouillir avec de l'eau et on en sépare parfîltration le résidu, qui le plus souvent est de nature résinoïde. Si les ■ liqueurs ont une réaction acide, ou les neutralise avec du carbonate de chaux préparé par précipitation, on évapore avec précaution jusqu'à siccité, on épuise le résidu avec l'éther, on laisse évaporer l'extrait élhéré, on traite de nouveau le résidu par l'eau, et c'est dans cet extrait aqueux que l'on cherche la digitaline et la picrotoxine, ainsi que des traces d'atropine suivant le § S4V, i . (S'il y avait de la colchicine, la solution aqueuse serait jaune.)

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