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Recherche de la strychnine^ basée sur V emploi du

chloroforme \

a. D'après Rodgers et Girdwood*.

On fait digérer la substance à essayer avec de l'acide chlorhydrique étendu (1 d'acide et 10 d'eau), on filtre, on évapore à siccité le liquide au bain-marie, on reprend le résidu par l'alcool, on évapore l'extrait,

* Ces méthodes pourraient s'employer pour extraire d'autres alcaloïdes, mais on n'a pas suffisamment étudié Taction du chloroforme. ^Pharm. Journ. Traits., XYI, A91. -^Jahreabericht, von Liebigvaià Kopp, 1857.

on le traile par Tean, on ûltre, on sursature le liquide filtré avec de l'ammoniaque, on verse quinze grammes de chloroforme, on agite : au moyen d'une pipetle on retire le chloroforme pour le mettre dans une capsule, on évapore au bain-marie, on humecte le résidu avec de Tacide sMlfurique concentré pour carboniser les matières organiques étrangères : au bout de quelques heures on traite par Teau et Ton filtre. Le liquide filtré est de nouveau sursaturé d'ammoniaque, et agité avec environ 4 grammes de chloroforme. On répète cette opération tant que le résidu de Tévaporation du chloroforme noircit par l'acide sulfurique. Avec un tube capillaire, on fait tomber goutte à goutte la solution du résidu pur dans le chloroforme sur le même point du fond d'une capsule de porcelaine cliaufl'ée, on laisse évaporer et enfin on essaie le résidu avec l'acide sulfurique et le chromate de potasse. — On peut ainsi découvrir ^ de milligramme de strychnine.

b. D'après E. Prollius^.

On fait bouillir deux fois avec de l'alcool, après avoir ajouté un peu d'acide tartrique, on évapore à une douce chaleur, on filtre la dissolution acide qui reste à travers un filtre mouillé, on ajoute de l'ammoniaque en léger excès, puis environ 1 1[2 gramme de chloroforme, on agite, on décante le chloroforme, on le débarrasse de toute trace de lessive en le secouant avec de Teau, on le mélange avec 3 parties d'alcool et on laisse évaporer. S'il y a une quantité assez appréciable de strychnine, ou l'obtient en cristaux.

c. Suivant it. P. Thomas^,

On acidulé avec de Tacide acétique pur' (densité 1,041), faiblement, mais cependant nettement, et on laisse digérer quelques heures à une douce chaleur. On filtre le liquide obtenu en le passant à travers un linge et en pressant la substance ; on ajoute de la lessive de potasse jusqu'à ce qu'elle domine fortement et Ton agite avec du chloroforme. S'il y a de la strychnine, elle se dissout dans le chloroforme et reste par l'évuporation de celui-ci séparée de la partie aqueuse, tandis que le peu de morphine qu'il pourrait y avoir reste dans la dissolution alcaline et peut en être peu à peu précipité par le sel ammoniac.

^Chern, centralbl., 1857, 231.

*Ztit8chr, /*. atialyt. Chem,, I, 517. —-La méthode suppose aussi la présence de la morphine.

^Thomas donne la préFérence à Tacide acétique, parce qu*il dissout aussi les combinaisons de la strychnine et de la morphine avec Tacide tannique.

3. Méthode employée par Graham et A. W. Hofmann pour découvrir

la strychnine dans la bière ^.

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Cette méthode, qui s*appuie sur ce fait déjà connu qu'une dissolution de strychnine agitée avec du charbon animal abandonne sa strychnine au charbon, pourrait sans doute s'étendre à la recherche d'autres alcaloïdes ; on l'applique de la manière suivante.

On agite avec du charbon animal (Graham et Hoffmann en prennent 50 grammes par litre de liquide) le liquide aqueux neutre ou acide dans le(|uel on doit chercher la strychnine, on abandonne pendant 12 à 14 heures en secouant de temps en temps, on filtre, on lave le charbon deux fois avec de l'eau et on le fait.bouillir avec de Talcool à 80 ou 90 pour 100, dans la proportion d'environ 4 fois plus qu'on n'a pris de charbon; on maintient l'ébuUition pendant une demi-heure, en ayant soin d'empêcher Tévaporation de l'alcool au moyen d'une disposition convenable de l'appareil. Oa dislille l'alcool séparé à chaud du charbon par fillration : au résidu aqueux on ajoute un peu de lessive de potasse, on agite avec de l'élher que l'on décante ensuite. Par évaporation spontanée l'élher abandonne la strychnine dans un état de pureté suffisant pour qu'on puisse facilement faire toutes les réactions (§ tas).

St. Macadam^ Si employé cette méthode pour rechercher la strychnine dans les cadavres des animaux, il traitait à froid les matières coupées en très-petits morceaux par une dissolution aqueuse étendue d'acide oxalique, il filtrait à travers une mousseline, lavait avec de Teau, chauffait à l'ébuUition, séparait la matière albumineuse coagulée en filtrant à chaud, agitait avec le charbon et continuait comme plus haut. En général, dans ces recherches, le résidu provenant de l'évaporation de la dissolution alcoolique pouvait immédiatement servir à faire les essais sur la strychnine. Quand cela n'arrivait pas, on traitait de nouveau par la dissolution d'acide oxalique et on recommençait l'expérience avec le charbon animal.

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