‹ Traité d'analyse chimique qualitativeChapitre 271 sur 294 · Séparation par la dy alise · texte numérisé non relu

Séparation par la dy alise

Le procédé dyalitique, introduit dans la science par Graham et décrit g 8, peut être appliqué avec avantage pour séparer les alcaloïdes des

* Ann. der Chem, und Pharm., 83, 39.

* Pharm. Journ. Trans,^ XYI, liO, 160. — Liehig et Kopp, Jahresb.er., 185",

FRBSETflUS, AN. QUAL. — 6* ÉDIT 31

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aliments, des matières des intestins, etc. On acidulé avec de l'acide . ehlorhydriqne et on verse dans le dyalisenr. Les alcaloïdes, en quaHté de substances cristalloïdes, traversent la membrane et se trouvent, aa bout de 24 heures, presque complètement dans le liquide extérieur; suivant les conditions, on peut concentrer ce dernier par évaporatio» et précipiter directement les alcaloïdes, ou les traiter par une des méthodes indiquées plus haut.

IKMCATIOR «ÉlIÉRALB DE LA MANIÈRE DONT ON DOIT ÉTUDIER LE»

SUBSTANCES POUR APPRENDRE l'aNALYSE QUALITATIVE ET DE

L*ORDRB DANS LEQUEL ON DOn* LES FAIRE SUIVRE.

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Quand on est bien familiarisé avec l'action des réactifs sur les différents corps, lorsque Ton sait et lorsque Ton a essayé pratiquement comment, à l'aide de ces mêmes réactifs, on peut partager les bases et les acides en différents groupes et reconnaître les membres de chaque groupe, on peut procéder à des recherches réelles d'analyse qualitative, ïl n'est pas indifférent de prendre des substances au hasard pour s'exercer et de faire toutes les expériences sans avoir un point de vuparrêté. On peut employer bien des moyens sans doute, mais il en est toujours un plus court et plus sûr. Pour ne pas laisser les élèves sans^ guide, même sur la manière de diriger leurs études, je leur donnerai dans ce qui suit quelques conseils, et l'expérience m'a appris que, s'ils les suivent, ils arriveront promptement et certainement au but.

Avant tout, tant qu'on fait des analyses pour s'exercer, il faut opérer avec la plus grande rigueur et s'assurer que les résultats obtenus sont bien certains, bien positifs ; ce n'est qu^ainsi qu'on pourra ajouter fol à la certitude de la marche suivie et qu'on pourra acquérir surtout une certaine assurance, une certaine confiance en soi, qui est indispensal)le : ainsi s'accroît de plus en plus la conviction que l'on ne peut arriver au but que par une méthode régulière, mûrement approfondie. On fait donc faire le mélange des substances que l'on veut chercher par une autre personne, qui devra en connaître parfaitement tous les éléments. Si on ne le pouvait pas, plutôt que de s'exercer sur des substances tout à fait inconnues, il vaudrait mieux faire le mélange soimême et en chercher les éléments absolument comme si on les ignorait. Si l'on donne à un commençant à analyser un mélange dont on ne connaît pas les parties constituantes, il y trouvera ceci et cela, et jusque-là n'aura aucun doute : mais ensuite comment pourra-t-il avoir confiance

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dans la méthode et dans ses propres forces, si à ses qaestions> au lieu de répondre nettement oui ou non, tous ne pouvez lui dire que ces mots ambigus : c'est très-possible, cela pourrait bien être.

Il est certain que, suivant l'intelligence des élèves et leurs connaissances antérieures, les uns acquerront la pratique de l'analyse après avoir fait un petit nombre d'expériences, tandis que pour d'autres il faudra des exercices plus nombreux. Je partage les travaux à leur donner en 100 numéros, parce que j'ai reomnu que ce nombre est suffisant, quand les exercices sont bien choisis et bien gradués.

A. De 1 à 20.

Solutions aqueuses de sels simples, par exemple, sulfate de soude, sulfate de chaux, chlorure de cuivre, etc.

Elles apprennent la m«*che à suivre pour analyser les substances à une seule base, solubles dans l'eau. Il ne faudra chercher ici que la nature de la base en dissolution , sans démontrer qu'il n'y en a pas d'autres et sans trouver l'acide.

B. De 21 à 50.

Sels solides (réduits en poudre) renfermant .un acide et une base, par exemple, carbonate de baryte, borate de soude, phosphate de chaux, acide arsénieux, chlorure de sodium, crème de tartre, sous-acétate de cuivre, sulfate de bai7te, chlorure de plomb, etc.

C'est pour s'exercer aux essais préliminaires d'une substance solide en la chauffant dans un petit tube et en la, traitant par le chalumeau, pour s'habituer à lui donner une forme convenable (la dissoudre ou la désagréger) pour faire les essais, pour savoir trouver un oxyde métallique quand le corps n'est pas soluble dans Teau et démontrer la présence d'un acide. — Il faut ici trouver l'acide et la base, mais sans démontrer qu'il n'y a pas d'autres éléments dans le mélange.

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